Impressions, Post-saison : MIA @ TOR — G2

“Dragon out !” *mic drop*

Toronto a donc arraché ce G2 quelque peu vital dans une série qui sent très fort la galère pour eux. On voudrait à tout prix éviter les analyses psychologisantes que ce serait pas évident, tant les Raptors semblent fébriles et capables de trouver des moyens de se ridiculiser même en ayant toutes les cartes en main.

On retiendra par exemple de leur QT1 non pas une avance de 10 points et une agressivité défensive provoquant un four de TO du Heat, mais, plus prosaïquement, leur incapacité frôlant le comique à défendre les pick-and-roll Dragic-Whiteside : un mètre trop haut sur le meneur, et Valanciunas offre une ligne de passe vers Whiteside ; un pas trop bas, et c’est le Goran Dragic de Team Slovenia qui sort de sa boîte et empile les paniers. Or, si les Raptors veulent aussi défendre sur Wade et Joe Johnson, impossible d’envoyer CoJo dans le 5 pour s’atteler aux basses besognes.

Oubliant un peu vite que son adversaire a tout appris chez Steve Nash, Jonas Valanciunas reste très bas pour contenir Whiteside et laisse Dragic scorer.

Ce sentiment que les Raptors font tout pour se saborder se confirme avec l’étude de quelques cas individuels : on passe sur le duo Lowry-DeRozan, tout particulièrement mauvais alors que leurs shoots habituels sont globalement là ; mais surtout, on s’interroge sur l’absence de travail poste bas de Valanciunas ; et plus encore sur l’apport de DeMarre Carroll, correct en attaque mais dépassé en 1vs1 par un Iso Joe toujours aussi pénible … au point de Dwane Casey se risquera à sortir James Johnson du placard !

Carroll pèse aussi sur la fin de match avec ce non-changement proprement ahurissant qui offre à Dragic un triplé dans un fauteuil pour l’égalisation. Juste avant ça, Lowry était passé pour le héros grâce à deux shoots ouverts qu’il conviendrait d’attribuer à Valanciunas : l’énorme contribution du lituanien au rebond offensif sur le QT4 (3 de ses 6 Orebs de la soirée sur ce QT) oblige Whiteside à rester bien trop bas sur le jeu d’écran. Pourquoi ne pas faire la même chose sur le dernière possession du temps réglementaire (écran, shoot déclenché à 2 ou 3 secondes de la fin pour jouer le rebond) ? Mystère. Pas de quoi se mordre trop les doigts cependant : dans une prolongation étouffante et qui semble se jouer sur des coups du sort, l’énorme défense de Cory Joseph (notamment sur Wade et Johnson) va complètement arrêter l’attaque du Heat, trop portée sur l’exploit individuel. Malgré les louables efforts de DeRozan pour prolonger le match en ratant méthodiquement ses lancers, Toronto survit.

Whiteside reste très clairement bas, et se concentre sur un Valanciunas dominant au rebond offensif. Surtout, Lowry a pu déclencher son shoot avant que Dragic n’arrive.

What’s next ?

Je ne cache pas que cette série me semble avoir tout pour s’aventurer dans l’irrationnel le plus absurde. Pour la faire courte, je trouve finalement à ma grande surprise que les Raptors sont un peu mieux armés dans l’absolu : profils un peu plus variés apportant quelques solutions de jeu intéressantes (bon passage de Terrence Ross sur ce G2, alors que Norman Powell a été fantomatique, avec un -19 au +/- et un NetRating de -92.9 !), et peut-être surtout un Valanciunas dominant … Mais quid de la mise en application de tout ça ? Car au bout d’un match foireux (notamment marqué par un nombre de TO indécent et un jeu d’attaque plutôt laid), le Heat passe ici très près du hold-up, et donne l’impression de bien mieux maximiser un nombre pourtant restreint d’options. Du coup, je ne pronostique pas un truc pareil.