The Weekly “All Things Basketball” Report — 30/11/2015–6/12/2015

NBA :
Les niouzes :
- Dans la série « ma ligue craque tactiquement », les Wizards auraient (j’ai pas vérifié) sorti des séquences à base de Jared Dudley poste 5, et j’ai été témoin de séquences associant PJ Tucker (dans un rôle de 5) et Teletovic à Phoenix. La « DraymondGreenisation » des esprits est galopante.
- On les annonçait malades, en galère, disparus (ils le sont en partie, certes …), or les Rockets ont déjà recollé, malgré un bilan négatif, au 8ème spot à l’Ouest, et avec 2 petites victoires de retard sur OKC, 3ème avec un 11–8 pas si affriolant (c’est à peine mieux que Detroit, seulement 10èmes à l’Est avec un bilan de 11–9). Seuls les Spurs suivent un tant soit peu le rythme des Warriors, pas passés loin d’une première défaite hier à Toronto.
- Cleveland affiche un pas très sexy 5–5 sur ses last 10, alors que Miami se la joue en tête à l’Est, mais dans les mêmes temps de passage que Cavs, Bulls et Pacers.
- D’ailleurs, j’aurais été bien inspiré de choisir pour match de la semaine le Pacers @ Jazz de cette nuit. Hélas …
Game of the week :
Perdu en milieu de semaine, rempli ras la gueule d’options de jeu improbables, relativement rythmé, et généreux en scoring : j’ai choisi presque au hasard le Phoenix @ Detroit de mercredi soir. Avant toute chose, évitez comme la peste le feed de la téloche de Detroit : les commentaires sont affreux, à mon humble avis. Le début de match est franchement pour les gars de Motown, mais pas tant sur le pick and roll central RJax-Dré, que sur un bon Ilyasova (15 points), et des paniers faciles à chaque contre-attaque. Les Suns pourront toujours trouver le SeGaBaBa ou l’absence de Markieff Morris et Tyson Chandler comme excuse, mais je crois pas que ça empêche de courir pour assurer le repli défensif. Après s’être accroché autour de -8 en cherchant une formule (passages avec une raquette Teletovic-Tucker contre Drummond, rien que ça …), c’est le banc qui ramène les Suns, et notamment un très bon Devin Booker (superbe à regarder slasher). Le match se stabilise autour de l’égalité, avec Detroit qui installe de nouveau son basket habituel, mais qui a quelques difficultés à tenir la traction arrière des Suns, qui retrouve ses jambes et des espaces. Hornacek envoie du hack-a-Dédé, SVG réagit en envoyant Baynes pour finir la mi-temps dans la laideur. On pousse la philosophie au bout côté Suns en seconde, avec deux grands (Leuer-Teletovic) qui s’écartent, et drive & kick à foison, ce qui marche plutôt bien avec de l’adresse à 3, tandis qu’en face, ça peine à trouver de l’alternance en attaque face à une défense plus compacte. Pour une raison qui échappe à l’entendement, SVG tente une zone (en plein orage à 3) et se fait sanctionner en début de 4è QT, ça pue fort pour les Pistons (qui laissent drive sur drive facile quand ils repassent en indiv’). Puis sans explication, l’attaque des Suns buggue, Jackson et Drummond ressortent du placard, et y’a gros run (21–2), donc match. La fin de matchvire un peu au n’importe quoi, avec un 1/3 d’Ilyasova sur la ligne, un ballon bêtement perdu par les Suns à +2 et 20 secondes à tuer, une faute presque-involontaire (mais assez ridicule) de Tucker sur Dédé Drummond qui met les deux lancers à -2. Reggie Jackson passe ensuite toute la prolo à dévaler des lignes de drives et à scorer pour mettre le couvercle. On n’accablera pas les Suns, arrivés affaiblis par le calendrier et les blessures et finalement résistants, par nature pétaradants, et n’hésitant pas à chercher des solutions un peu hors des sentiers battus. Je suis partagé sur les Pistons, dont je pense encore et toujours que malgré le talent indéniable de l’axe 1–5 (qui peut permettre de faire entre 6 et 8 à l’Est), c’est monomaniaque et pas assez bien construit par ailleurs (ou disons que ça repose sur des joueurs pas assez fiables). Les recettes pour limiter ce pick and roll central vont arriver (les Wizards ont tenté de le défendre à 3 en début de semaine), et si quelque chose vient pourrir la dynamique, ils vont être bien embêtés …
Play of the week :


Pour la preuve et le contrepoint, reprise de l’exemple du curl pour Wiggins de la semaine dernière, en essayant avec l’aide des Raptors de constater ce que donne un schéma similaire (pour Derozan, un joueur relativement similaire aussi) … avec du spacing ! On commence donc en Horns (un Horns en formation, mais quand même, deux intérieurs aux elbows ou presque, deux swingmen dans les corners ou presque), et Lowry file la gonfle à Scola en pleine remontée, l’argentin établissant sa position au niveau de la ligne de 3, face au jeu et avec un angle de passe relativement ouvert.

Contrairement à la semaine dernière où Rubio se planquait côté droit sans servir à rien, Lowry vient aider Biyombo à poser un –de facto- double écran pour Derozan. Ce dernier a déjà laissé derrière lui Randy Foye, pas spécialement pressé de démarrer. On remarque que Carroll est bien au bout du corner opposé, un de ses spots de shoot préférentiels qui plus est (il tourne à 43% l’an dernier depuis là-bas).

Une fois l’écran posé, Lowry s’écarte un peu à 45°, et Biyombo suit l’action vers la ligne de fond en offrant la solution de passe. Contrairement à ce qu’on voyait la semaine dernière, l’aide est compliquée à apporter : Gallinari ne doit surtout pas laisser Carroll seul dans son corner, Lauvergne va aider mais laisser Biyombo seul, et en réalité, seul Mudiay aurait pu faire quelque chose en changeant sur l’écran avec Foye (qui serait resté sur Lowry). Sauf que …

… ça n’a pas changé sur l’écran, en conséquence de quoi Foye est trop en retard pour intervenir. Lauvergne va interdire l’accès au cercle mais laisse Biyombo absolument seul, sans rotation défensive possible. Derozan trouve la passe (assez facile pour un joueur de ce niveau), Biyombo peut conclure en sérénité. Et sur une action assez largement semblable à celle étudiée la semaine dernière, on s’aperçoit qu’avec beaucoup plus d’espace pour opérer, et des défenseurs qui peuvent moins se permettre de flotter en raison de la menace à 3, le slasher (Derozan), en sortie de son curl, a nettement plus de chances de créer un panier facile que Wiggins la semaine dernière. D’où l’importance indéniable du spacing …
Observatoire des coupes d’Europe :
- J’ai connecté jeudi à la seconde mi-temps d’un Real Madrid accroché à la dernière branche de la vie qui dépasse de la falaise avec le vide en dessous, face au Fener. Des madrilènes qui après avoir envoyé du Doncic en première mi-temps, s’appuient sur du plus classique, et sortent un gros 3ème pour reprendre 9 unités de retard et mener d’un avant le quatrième. La défense de pick and roll a encore ses absences, mais on sent que l’urgence les pousse à s’arracher (pas forcément bon signe dans l’optique de la gestion de la saison). Sur la foi d’un Llull en mode Moïse, le Real entame pas mal le 4è, mais le Fener ne panique pas et revient. La suite appartient, chose hautement improbable, à Jeffery Taylor qui justifie presque son salaire sur la base d’un contre sur une aide venue d’ailleurs, et d’un triplé sans trembler pour distancer les Turcs.
- C’est vraiment et définitivement terminé pour le CSP, qui a sombré (dans le ridicule) contre Vitoria. C’est pas loin d’être fini pour la SIG, qui n’a pas vraiment existé contre un adversaire très direct, le Bayern. Il faut s’en remettre à des exploits, désormais (contre le Khimki et à Madrid).
- Déjà qualifiés : Fener (A), Olympiakos, Vitoria, Efes (B), Barcelona, Loko Kuban, Zalgiris (C), CSKA, Malaga, Bamberg (D). Le ballotage est — théoriquement — favorable dans le A au trio Khimki, Bayern et Etoile Rouge ; dans le B, au Cedevita Zagreb ; dans le C, au Pana ; dans le D, au Darussafaka …
- Nando De Colo mesdames et messieurs :
- Truc pas rassurant non plus : à l’heure où j’écris, avec également deux journées à jouer, parmi les français, seule le JSF est en position qualifiable en Eurocup …
L’observatoire des compétitions domestiques :
- Valencia reste le dernier invaincu en ACB, ils viennent (en début d’après-midi) de battre Sevilla. Antoine Diot a joué 16 minutes, pour 7 Pts, 2 Rebs et 2 Ast. Des chiffres pas déshonorants mais modestes, en particulier eu égard de l’absence de Sam Van Rossom.
- Je conseille pas outre-mesure le Barcelona-Manresa proposé par kiplé21 ce soir à 19h, même si ça coûte rien au cas où vous seriez dans un ennui profond ; par contre, la même chaîne diffuse les matchs d’Eurocup de Nanterre, et celui de mardi soir (contre Oldembourg, à 20h30) est relativement important pour continuer le chemin périlleux de la C2.
Le marché ne dort jamais :
- Dans les chanceux de l’après NBA, on trouve Maurice Ndour, pas loin du compte pour le roster des Mavs il y a un mois et demi, et qui vient d’arriver au Real Madrid pour prendre un rôle de sur-physique dans la raquette madrilène, le profil de Marcus Slaughter qui manque tant cette année. Pourquoi pas … Jack Cooley, passé par le Jazz, arrive à Malaga qui a libéré German Gabriel. Une assez probable plus-value pour les andalous, dont la raquette n’est pas forcément le point fort.
- Et alors dans le genre exotique, Arnett Moultrie, idole de pas mal de monde ici, a signé à Beyrouth au Liban, ce qui laisse songeur pour un type qui aurait presque failli s’imposer dans la raquette des Sixers il y deux ans.
La minute de Monsieur Scoutopède :
- Un peu la flemme, mais Timothée Luwawu est annoncé 15ème par draftexpress, alignant un 42% aux triplés (en ligue adriatique, et sur de beaux volumes avec 2.8 réussites par match) qui laisse supposer qu’il a gommé une des plus grosses interrogations sur son jeu … Ne surtout pas le perdre de vue …