La vie est simple

J’ai toujours pensé que se compliquer la vie était un art maitrisé par ceux qui n’ont rien d’autre à faire.
Se compliquer la vie, c’est choisir la facilité.
Parce que rendre les choses simples, c’est beaucoup plus difficile qu’il n’y paraît.
Rendre les choses simples, c’est coordonner les éléments pour leur donner un sens logique.
Mais a-t-on vraiment envie de ça ?
Je dois te dire quelque chose que je ne t’ai encore jamais dit : je suis un grand indécis.
Peut-être que tu as l’impression que je sais où je vais et pourquoi je le fais. Peut-être que mes vidéos paraissent claires et cohérentes. Peut-être que j’ai l’air de maîtriser les choses.
Mais c’est loin d’être le cas.
Le problème n’est pas de faire en sorte d’obtenir les choses. C’est de savoir ce que je veux vraiment.
C’est simple de devenir indépendant, créer du contenu sur internet, communiquer et rassembler une audience, vivre de sa passion.
C’est simple, mais c’est difficile.
C’est difficile au début, de travailler dur pour peu de résultats.
C’est difficile ensuite, de maitriser son discours, sa relation avec son audience, et de garder le cap.
C’est difficile aussi lorsque ça marche, d’être confronté aux critiques externes, et à ses propres doutes.
Souvent, plus quelque chose parait simple, plus cette chose a été difficile à concevoir.
L’iPhone n’est pas qu’un amas de technologies. C’est un produit qui a été designé pour être simple, et les technologies ont été associées d’une telle manière qu’elles ont un sens.
C’est extrêmement difficile à faire, et il est probable que seul un génie comme Steve Jobs en était capable.
La création, c’est peut-être ça. Donner un sens à des choses qui, individuellement, n’en ont pas.
Et si on était le créateur de notre propre vie ?
Peut-être que l’on créerait quelque chose d’harmonieux et d’agréable, à l’image d’un produit Apple.
Rendre sa vie plus simple, c’est une démarche souvent douloureuse.
Il faut chercher à comprendre ce que l’on n’a pas envie de comprendre. Ses désirs les plus forts, ses peurs les plus profondes, ses forces cachées et ses faiblesses non assumées.
Il faut apprendre à se connaitre, mieux que quiconque.
Il faut désapprendre ce que notre environnement et notre culture ont ancré au plus profond de notre cerveau.
Il faut parfois faire le vide, et repartir d’une page blanche. Accepter les sacrifices que cela induit.
Sur ma chaîne, c’est de ça que je parle.
La première étape est de se poser des questions sur ce que l’on croit savoir.
“Il est impossible de vivre de sa chaîne YouTube avec une petite audience.”
“Voyager, c’est cher et compliqué.”
“Vendre, c’est mal.”
“Je ne suis pas responsable de ce qu’il m’arrive.”
“La différence est une faiblesse.”
“J’ai fini d’apprendre lorsque j’ai fini mes études.”
“Je n’ai pas le temps.”
“C’est à cause des autres.”
Ces phrases, je les entends souvent. Et je les ai moi-même prononcées parfois, parce que c’était plus facile pour moi de me dire ça plutôt que de me poser les bonnes questions.
Et puis je me suis dit : “Et si…”
“Et s’il était possible de vivre de ma chaîne YouTube avec une petite audience ?”
“Et si voyager, c’était à ma portée ?”
“Et si vendre, c’était naturel ?”
“Et si c’était moi le responsable ?”
“Et si mes différences étaient en fait une force ?”
“Et si j’apprenais toute ma vie ?”
“Et si j’avais plus de temps que je ne le pense ?”
Sur ma chaîne, je ne te dis pas comment tu dois penser, et ce que tu dois faire. Je t’invite à te dire toi aussi, “et si…”
À dimanche prochain,
Antoine BM
