À l’heure où le freelancing, l’indépendance, les “à son compte” fleurissent et gagnent le monde du travail, je deviens… salariée. Comme la sensation d’être à contre-courant ? Non. Car être salariée chez YOSS, c’est partager une vision commune. Celle qui prône un futur du travail… indépendant ! Libre ! Épanouissant ! Je n’ai jamais réussi à rentrer réellement dans le moule de l’entreprise classique. D’ailleurs elle non plus ne voulait pas de moi. Mon profil n’était pas assez lissé. De parents entrepreneurs, j’ai grandi dans l’idée qu’on est entrepreneur de sa vie. Du coup je cumule les casquettes, chapeaux, bérets et autres couvre-chefs. Et ce que j’ai appris grâce à YOSS : je ne suis pas seule !

Le rapport sacrificiel au travail est enfin révolu.

Bonne nouvelle, n’est-ce pas ?

Oh oui, car en questionnant notre ami Wikipedia sur l’étymologie du mot travail, on trouve… “tripalium” (…) un Instrument d’immobilisation et de torture . Rien que ça.

Il est temps d’en changer. L’ordre du jour : l’épanouissement personnel, trouver du sens au travail, le bonheur, un travail qui corresponde à nos valeurs — et inversement. On travaille 1473 heures par an, autant que ce soit un kiffe, non? On veut le pays des merveilles dans le monde réel, l’adrénaline du Space Mountain, la douceur du Nutella et la fortune de Bill Gates.

Quand je dis que le monde du travail change… Prenez Brigitte par exemple : 3 entreprises dans une vie et la dernière en date c’est la même depuis 32 ans. Maintenant regardons la génération Y, avec Stéphanie, si elle reste plus de 2 ans dans la même boite et elle est reléguée dans la case sédentaire en perdition. Le CDI perd peu à peu sa luminance aussi bien pour l’employé que pour l’employeur. A temps plein, il représente déjà une contrainte pour les PME, en deviendra une pour les grands groupes. 44% des jeunes signent un

“Workin’ 9 to 5, what a way to make a living (…) There’s a better life, and you dream about it, don’t you? » Escapade musicale avec Dolly Parton

CDI, que font les autres ? On a longtemps parlé de productivité à la tâche, puis de compétences et de titre, maintenant on parle de potentiel, de capacité à évoluer et s’adapter. Les métiers évoluent eux aussi, un data scientist et un UX designer il y a dix ans, ça n’existait pas. Et une nouvelle qui me donne des frissons (les bons): 85% des jobs de la prochaine décennie n’existent pas encore!


APPRENDRE À APPRENDRE

Les jeunes qui entrent aujourd’hui sur le marché du travail connaîtront environ 13 emplois différents. Et vos enfants? Combien de métiers auront-ils? Dans combien d’entreprises travailleront-ils? 20? 50? 500? Pourquoi préparer un bac +1000 et se former à des métiers qui n’existent pas encore?

“ Si la génération Y est entrepreneur de sa vie professionnelle, la génération Z sera entrepreneur de sa formation”, nous partage Emmanuelle Duez, jeune femme bourrée de talents et pleine de pep’s, co-fondactrice présidente de women’up et initiatrice du Boson Project. Elle analyse les symptômes d’un monde qui change et nous parle de l’évolution du monde du travail au travers des générations X, Y et Z.

Les Y, c’est 50% de la population. Une génération libre, qui a grandi et évolué avec le numérique, à la recherche de flexibilité, d’agilité et d’épanouissement personnel. Elle ne croit plus aux promesses faites par les entreprises. Travailler gentiment et attendre patiemment l’heure de la retraite, passer un quart de sa vie à faire un boulot qu’on n’affectionne qu’à moitié, rester 10 ans dans la même boite & en épouser les murs… Nope.

“Alors au lieu d’aller très haut, très vite, très loin, bah je vais à côté, là où l’herbe est plus verte. Je m’invente une autre destiné, à laquelle je donne un sens qui est le mien.”

On peut le dire, beaucoup de Français aujourd’hui ne sont pas passionnés par leur travail, certains le détestent même. Du coup, on perd sa vie à la gagner? Pour vous donner une idée, plus de la moitié des jeunes de moins de 20 ans veulent être entrepreneur. Et comme je les comprends : si les métiers de la prochaine décennie n’existent pas encore alors à quoi sert l’école? A quoi servent les diplômes?

Découvrez son punch en vidéo ici.

FREEDOM & WORK-LIFE BALANCE : combo de choc.

Pour YOSS c’est clair : le #futureofwork est indépendant. Et pour Forbes aussi d’ailleurs…

On l’a bien compris, la liberté est dans l’air du temps. On switch de métier au fil de l’eau, on réinvente les métiers existants et on en invente des nouveaux. La to do liste de notre vie?

S’accomplir : trouver et booster ses talents
S’épanouir : rayonner en toutes circonstances
Se former : être meilleur aujourd’hui qu’hier

Je vais parler de #freelance, d’#indépendants, et d’#entrepreneurs en jonglant avec ces termes sans trop de difficulté. Un freelance est entrepreneur de sa vie. Un indépendant est un être libre, autonome, émancipé, parfois désobéissant et franc, ou réservé et consciencieux, ou tout à la fois et bien plus encore, il est freelance. Un freelance est forcément entrepreneur. À l’inverse l’entrepreneur peut être intrapreneur, startuper, créateur, libérateur, étudiant, chercheur, indépendant, freelance, à son compte… BREF. Vous suivez toujours?

QUELQUES CHIFFRES QU’ON POSE LÀ.

POUR VOTRE PROCHAIN TWEET OU SENTIR L’AMPLEUR DU MOUVEMENT

50% des 12–25 ans veulent créer leur entreprise — Xavier Niel lors de l’événement BPI 2017
Les salariés français sont 53% à envisager de devenir travailleurs indépendants — étude ADP publiée le mercredi 5 avril 2017
De l’autre côté de l’Atlantique (US), un actif sur deux (+50%) sera freelance en 2025 — Mckinsey institute
33% des millenials actifs en France sont indépendants aujourd’hui — INSEE

MAIS … P-O-U-R-Q-U-O-I ?

Pour donner un sens à sa vie en travaillant sur des sujets qui nous passionnent. Pour voyager. Pour quitter le sédentarisme au profit du nomadisme. Pour cumuler les missions. Pour étendre sa culture par la diversité. Pour gagner plus. Pour comprendre son impact, sa valeur ajoutée. Pour faire une expo le lundi. Pour apprendre en étant payé. Pour explorer des usages et des méthodologies. Pour travailler en nocturne. Pour rencontrer des gens passionnants…

Enfin, vous avez compris autant de raisons que de personnes à leur compte.

L’indépendance est une réponse à des envies de liberté et de travailler autrement. On choisit ses missions, ses clients, on se forme, on se déforme, on navigue d’une expertise à une autre, on teste, on explore, on sort des sentiers battus, on choisit le bon work-life balance qui nous corresponde et on opte pour… la Liberté!


LES ENJEUX ACTUELS

Ce shift massif, chez YOSS, nous avons décidé de l’accompagner, de le nourrir, de le choyer. Nous adressons trois enjeux majeurs que vous avons identifiés lors d’une grande étude, effectuée en 2016, sur le travail indépendant. C’était les prémices de YOSS, anciennement Shakhr, anciennement My Free Jobs.

#1 — Accompagner l’être libre.

Quand j’ai décidé de me lancer, j’ai pris mon courage à deux mains. Et là c’est la douche froide: mutuelle maigrelette et chère, passage du statut auto-entrepreneur à l’EURL chaotique, accompagnement zéro, paiement en retard voire pas de paiement du tout, et j’en passe. Je rêvais de la « question à un ami », d’une assistance intelligente ou d’un mentor.

On parle trop de l’indépendant d’aujourd’hui comme d’un mal loti, précaire. Malgré les efforts du gouvernement pour pallier à ses difficultés, certains sujets persistent: retraite, chômage, santé… Chez YOSS on a un peu fait la mappemonde des besoins du freelance avec notre étude*. Le care du freelance est devenu notre priorité. Zéro tracas zéro blabla, l’objectif ultime étant que chaque freelance se concentre uniquement sur son core business. L’objectif pour aujourd’hui : lui mettre à disposition les mêmes avantages que les salariés (banque, services sur-mesure, gestion de la comptabilité, formation, coaching). Et demain ? bien plus. Parce qu’être à son compte, c’est tellement plus sympa.

#2- Accompagner l’entreprise, notamment les grands groupes

Les entreprises font face à la fuite des talents, aux congés maternités et des jeunes parents, à la perte de savoir-faire, au turnover grandissant, à la digitalisation — et j’en passe. Autant de notions qui amènent à 2 chiffres qui font froid dans le dos: 40% des employeurs expliquent les jobs “ouverts et non pourvus” par ce manque de talents. Et de plus en plus de métiers pénuriques transformés et créés par le numérique…

Les meilleurs talents deviennent indépendants. Mais ils restent difficiles d’accès …

  • le processus de référencement aux achats,
  • les risques légaux & compliances en tous genres
  • le délais de paiement longuissime

et incompris par les grands groupes: tous n’ont pas fait de grandes écoles, ils n’ont pas un CV lisse comme une peau de requin. Mais le grand groupe prend conscience que l’indépendant a des compétences plus larges que les salariés… #wanted.

Cher Grand Groupe : que se passerait-il si vous payiez vos salariés avec 4,5 mois de retard ?

Pour ma part, ma seule expérience avec un grand groupe n’est pas la meilleure, loin de là : j’avais terminé ma mission alors que je n’avais pas encore reçu mon bon de commande, et le paiement de ma facture a pris 4,5 mois.


YOSS assure la signature du contrat avant le démarrage de la mission, dégorge le service achat, alerte sur les risques de requalification, et humanise le grand groupe car lui aussi est constitué d’humains, ne l’oublions pas !

Mais ce n’est pas tout, le rôle du manager évolue fortement : facilitateur, animateur, catalyseur, il ne fait plus appel à son autorité mais à sa capacité à rendre ses équipes autonomes et à faire coopérer chacun.

De plus, le freelance n’est pas dans l’organigramme de la société, avec un rapport hiérarchique bien défini. Non. Il est libre et flexible. Le leadership prime sur le management à l’ancienne. YOSS aide l’entreprise à devenir talent centric, centrée sur le créateur de valeur, interne ou externe ! Vers un manager-coach, vers une organisation apprenante, sans silos… Avec le freelance, la relation est d’égal à égal, il est partenaire.

Chez YOSS, nous souhaitons accompagner l’entreprise à inclure ces talents, les comprendre, redéfinir les règles, repenser les espaces, faire la part de ce qui est interne et ce qui est externe, et, qui sait, peut-être insérer une fonction à mi-chemin entre les achats et les RH…

#3- l’Unicité

Last but not least, et avec un grand U.

Dans un univers de plus en plus concurrentiel où l’école produit des clones en masse, où les compétences deviennent obsolètes de plus en plus rapidement , nous choisissons de mettre l’humain au centre de nos préoccupations.

Notre motto ? Vous êtes unique, faites-le savoir.

THE SWEET SPOT

Chez YOSS, un talent n’est pas seulement une ressource ou une compétence mais surtout un créateur de valeur qui rayonne lorsqu’il trouve et exprime son identité. Il grandit de ses accomplissements et ses idées.

Et pour un match parfait entre un grand groupe et un freelance, nous nous concentrons sur les deux personnes que nous connectons: l’Humain. Dégrossir la culture du groupe, puis celle de l’équipe, et enfin de la personne qui a un besoin en ressources flexibles et regard externe : c’est le contexte dans lequel l’indépendant va déployer son énergie, mettre à disposition son talent et gérer les attentes clients.

Pour ce dernier point, nous testons, nous évoluons avec vous, lecteurs, freelances, employeurs, partenaires, chercheurs, chefs de projet, curieux, directeurs, indépendants… bref. Nous sommes à votre écoute.


*Pour accompagner ce shift, nous avons réalisé une étude en partenariat avec le Hub Institute. Un baromètre géant du #FutureofWork. Il recense les besoins des freelances comme des entreprises, analyse les changements du monde du travail. Le précédent baromètre, réalisé en 2016, nous a aidé à lancer YOSS. Celui-ci totalise 1355 entrées freelances + la participation de 255 entreprises !

Pour obtenir les résultats du baromètre du Future of Work by YOSS X Hub Institute, c’est par ici.

Parce que ce travail passionné n’est pas seulement le mien. Merci aux précieuses contributions & inspirations de Clémentine, Maud, Antoni & Karen.


“Les espèces qui survivent ne sont pas les espèces les plus fortes, ni les plus intelligentes, mais celles qui s’adaptent le mieux aux changements.”
Charles Darwin

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