Petit tour d’horizon des nouveautés parfum

Comme chaque année, la fin des vacances nous offre son lot de nouveautés parfumées, histoire de se consoler des beaux jours qui s’achèvent . De nombreuses marques mainstream font donc leur rentrée, et c’est l’occasion d’une petite revue olfactive.

Maddly, de Kenzo, sur papier, avait tout pour me plaire: fleur d’oranger, héliotropine, vanille, cèdre… la lecture de la pyramide olfactive m’avait mis l’eau à la bouche. Malheureusement, sur peau, c’est une autre histoire. Certes il y a bien cette texture poudrée, un peu cosmétique (dûe à la présence de rose, d’héliotropine, et de vanille), qui rend le parfum assez séduisant, avec des notes de tête hespéridées et fraîches, qui apportent un peu d’équilibre à la composition, mais…. très rapidement le parfum s’essouffle, à tel point que j’ai du mal à distinguer les différentes notes, tant il se mue en quelque chose de terne et de sourd. J’ai d’abord pensé que c’était ma peau qui l’étouffait, mais il semble que sur touche ce soit pareil. Très peu diffusif, et mis à part sa texture poudrée, ses notes florales, et un fond plus vanillé boisé-musqué, Madly de Kenzo reste discret au point qu’il est difficile de lui trouver un quelconque caractère. C’est dommage, les premières effluves de la composition ainsi que les notes annoncées laissaient rêveur….

Candy de Prada: Le registre sucré et gourmand chez Prada avait de quoi en surprendre plus d’un…. L’élégance classique et discrète de la marque cède ici la place à des notes gustatives, dans la mouvance actuelle, ce qui pouvait laisser craindre le pire. Heureusement, la gourmandise est traitée avec une relative finesse, dans l’esprit de la marque. Nous ne sommes pas dans le caramel lourd et praliné auquel on aurait ajouté, comme dans de nombreux parfums gourmands qui ont suivi Angel, du patchouli et des notes fruitées. Non ici il s’agirait plutôt d’une odeur de caramel brûlé, sans autres notes sucrées pour l’alourdir sinon la sensualité des baumes. Résultat, même si le caramel et les bonbons ne sont pas ma tasse de thé, ces effluves caramélisées brûlées, un peu poudrées (présence d’héliotropine et d’iris), vanillées et baumées, restent plaisantes, dans le genre. L’éthyl maltol, qui domine la composition d’un bout à l’autre, gagne à être associé au benjoin, qui vient lui apporter un peu d’élégance, mais aussi de la sensualité, là où de nombreuses notes fruitées réussissent d’habitude à le rendre écoeurant. Ethylmaltol, benjoin, mais aussi héliotropine, vanille, vaniline, baume du tolu et muscs, autant de notes qui font de cette gourmandise une réussite dans ce registre, preuve que chez Prada, la sucrerie peut avoir son charme, (même si ce n’est pas mon univers préféré), sans tomber dans l’ultracalorifique à vous rendre malade.

L’homme libre, d’YSL: avec son dyhydromercenol (DHmol) omniprésent, il fait partie des cancres de la rentrée. Pas d’évolution particulièrement intéressante, rien de nouveau sous le soleil, juste l’envie de passer son chemin.

Le Dahlia Noir: joli nom pour cette nouveauté qui change des titres à rallonge et des déclinaisons à n’en plus finir du style “Very very irresistible summer fuit fresh” que l’on retrouvait dernièrement chez Givenchy. Comme Méchant Loup, je suis partagée concernant ce parfum; je lui ai trouvé un effet un peu rétro, un peu chypré loin des néo chypres que l’on retrouve partout. D’un autre côté, l’accord rose patchouli , omniprésent dernièrement en parfumerie, est ici, une fois de plus, repris. Et surtout, on sent en fond cet effet bois ambré très montant, qui donne cette tournure un peu chimique à la composition, assez décevante. Ensuite, il faut lui reconnaître que cet aspect poudré que l’on sent poindre dès les notes de tête, a son charme, et que le parfum se distingue un peu de ces fragrances aux notes rose-patchouli-pêche que l’on sent partout, mais son fond très ambroxan agresse un peu et donne une sensation chimique peu agréable. A très bientôt pour vous donner les consignes d’inscription concernant la soirée du 14 septembre!

Originally published at mybluehour.blogspot.fr on December 13, 2014.

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