L’incertitude comme réponse à l’ancien monde 🌍

Cela fait maintenant plusieurs mois que je mûris cet article et la réflexion dont il est issu. Il est le fruit de mes convictions profondes, de ma vision du monde et des observations que font un grand nombre de personnes. Loin de moi l’idée de vouloir exprimer quelques vérités absolues, cet article est pour moi un moyen de mettre des mots sur ce que je ressens, de donner une forme concrète à mes pensées. Pensées que, je pense et l’espère, d’autres personnes partageront avec moi.

La fin de leur monde

Sans essayer de tomber dans une vision clichée apocalyptique, on peut raisonnablement penser que le monde tel que nous le connaissons ne tourne pas rond. On peut raisonnablement estimer que le modèle actuel dans lequel nous vivons n’est ni viable, ni souhaitable et encore moins durable.

Risque de destruction irrémédiable des ressources naturelles et de l’écosystème du vivant de notre planète, risque de conflit armé mondial majeur, creusement inquiétant des inégalités au niveau mondial (intra- et inter-pays), manque de justice sociale, prédominance d’une finance folle incontrôlable, technophobie … Le tableau s’avère être particulièrement sombre.

Ajoutons à cela une classe politique dirigeante totalement désœuvrée, impuissante, incapable de porter le moindre projet susceptible de nous faire croire, nous la jeune génération, en l’avenir. Une classe politique qui persiste à vouloir appliquer des vieilles recettes d’il y a un demi-siècle pour tenter de résoudre les problèmes d’aujourd’hui. Une classe dirigeante qui continue à penser que le digital n’est qu’un nouveau phénomène de mode folklorique. Et puis finalement, à part quelques jeunes geeks, qui y comprend réellement quelque chose à ce truc de “révolution numérique” ? Le fossé générationnel est creusé.

Mélangez tout cela et vous obtiendrez désenchantement du monde, perte de sens et de valeurs auxquelles s’identifier.

Réinventer le monde

Que l’on le veuille ou non, nous les jeunes, sommes la nouvelle génération, les nouveaux leaders et chefs d’entreprises de demain. Nous sommes au pied du mur, avec d’incroyables défis à relever, à la fois terrifiant et passionnant. C’est désormais à nous et uniquement à nous qu’il revient de décider d’arrêter d’appliquer les vieilles recettes court-termistes d’avant et de décider de réinventer les nôtres. C’est à nous qu’il revient de créer un monde dans lequel on réfléchira aux conséquences des conséquences de nos actions.

Je n’ai pas la moindre idée de ce à quoi ressemblera et de quoi sera fait ce monde. Mais le fait de voir un jeune conquérant agile et moderne comme Uber venir terrasser l’empire des taxis, symbole d’un ancien régime bâti sur des monopoles injustifiés qui ne profitent plus qu’à une poignée de privilégié, me remplit de joie. Quand je vois qu’avec des rêves et des convictions il est possible de rebattre les cartes et que des entrepreneurs comme Elon Musk parviennent à changer le monde, cela me remplit d’espoir. L’uberisation de l’économie est-elle forcément une bonne chose ? Je n’en ai aucune idée. Par contre, je sais que l’ancien modèle ne fonctionne plus, qu’il n’est plus adapté à notre monde d’aujourd’hui et que plus que jamais, c’est à nous de le réinventer.

Plantons-nous

La création d’un nouveau modèle passe forcément par des phases de tâtonnements, de recherches et de doutes. Ces phases peuvent être chaotiques, mais elles sont indispensables. N’ayant plus peur, osons prendre des risques, tombons, relevons nous et recommençons encore et encore jusqu’à trouver la ou les bonnes formules. N’arrêtons jamais d’être ambitieux et de vouloir le meilleur pour l’humanité. Personne ne connait la vérité, y a t-il donc meilleur moyen de s’en approcher que d’essayer et de se tromper ?

Acceptons l’incertitude et le doute, remettons en cause ce que l’on pensait comme acquis et allons voir si il n’y a pas moyen de faire les choses autrement, en mieux. Apprenons de nos erreurs, sans cesse, pour devenir meilleurs, pour mieux comprendre le monde et les mécanismes qui le régissent.

Comme Socrate, “je sais seulement que je ne sais rien”, acceptons de ne rien connaitre du monde et de ne rien savoir. Essayons de prendre un regard neuf pour résoudre les problèmes qui se posent à nous. Partons en exploration vers la connaissance.

En quête de sens

Ce monde a besoin de plus d’empathie et de plus de bienveillance. Nous essayons tous de faire de notre mieux chaque jour, pour nous et nos proches. Nous avons besoin de plus de modèles inspirant, de personnalités exemplaires. On a besoin de plus de solidaire, de collaboratif, de partage, d’humain … En bref, on a tous besoin de plus d’amour. On a tous besoin de ce putain d’idéal en quoi on pourrait croire les yeux fermés, tout en étant convaincu que l’on prend la bonne route.

Nous ne voulons plus d’une école formateuse de main d’oeuvre pour des vieilles industries qui tombent en ruine, nous ne voulons plus d’une spécialisation à outrance dans laquelle nous serons piégé toute notre vie. Nous ne voulons plus être former à des métiers qui disparaîtrons dans 5 ans.
Nous ne voulons plus nous enfermer dans des cases préétablies, dans des normes que l’on nous impose. Nous voulons simplement vivre nos rêves, nous lancer dans des projets ayant du sens qui nous passionnent, sans jamais s’arrêter et regarder en arrière

Nous refusons d’arriver à 50 ans, de regarder notre vie en arrière et de regretter la vie que l’on aurait tant voulu avoir. Alors oui ce discours peut paraître naïf, mais je suis personnellement convaincu que tout cela est possible.

Et puis si c’est pas nous …

… qui le fera à notre place ?
Tout cela est très facile à dire, je le sais parfaitement. But sky is the limit, rien n’est impossible et rien n’a jamais été fait jusqu’à ce que quelqu’un le fasse pour la première fois. Le digital bouscule les règles et déplace les lignes, plus que jamais nous avons le pouvoir entre nos mains.

Et si nous étions proche du nihilisme de Nietzsche ? Et nous avions les moyens d’en terminer avec les anciens valeurs de l’ancien monde ? Ce serait à nous d’en créer des nouvelles, à notre image. Ce serait à nous de créer ce surhomme que Nietzsche appelait de ses voeux.