La corruption, le fléau du Pérou

La dernière réunion, tenue au Pérou entre tous les pouvoirs (exécutif, législatif, judiciaire), visant à vaincre la corruption dans le pays, a créé des discordes. En effet alors que le Pérou essaie de faire face à cette corruption grandissante, la présidente du Congrès péruvien, Luz Salgado, n’a pas souhaité faire le déplacement pour y assister.

Le président péruvien Kuczynski, a découvert récemment qu’un conseiller présidentiel est venu en aide à Carlos Moreno (ancien conseiller présidentiel de la santé) afin qu’il bénéficie illégalement d’une assurance maladie subventionnée. Cette nouvelle a poussé le président à réunir le conseil d’Etat d’urgence afin d’agir contre la corruption.

D’autant plus que cette découverte s’est accompagnée d’autres découvertes, menant jusqu’à remettre en cause le recrutement des conseillers politiques présidentiels. Le gouvernement a annoncé cette semaine des mesures renforcées pour ceux qui souhaiteraient exercer une fonction publique, tels que : un examen plus approfondie des curriculum vitae des conseillers présidentiels et ministériels, ainsi que la formation d’une entité visant à contrôler les fraudes.

La réunion visait à mettre en place une politique anti-corruption efficace, mais sans la présence de la présidente du Congrès, le processus décisionnaire ne peux avancer. Pour sa défense, Salgado a déclaré : “L’Assemblée législative continuera à contribuer au débat des lois contre la corruption et l’éxécutif continuera à les mettre en place. Le congrès est en effet, en majorité absolue, du parti de Salgado (Force populaire qui a pour chef de file Keiko Fujimori, fille de l’ancien chef d’Etat) , et ses décisions sont donc approuvées. Pour le président du conseil, le problème vient de exécutif. Cependant, cette volonté de ne pas coopérer laisse suggérer une volonté de sa part de ne pas combattre la corruption.

Malgré ce différend, lors de cette réunion, Ticona (président de la Cour suprême péruvienne) a proposé une solution : créer six tribunaux anti-corruption à l’échelle nationale. Ce qui pourrait être une avancée pour le pays. Le président Kuczynski, veut combattre la corruption et malgré les critiques qui lui sont attribuées après la découverte des différents scandales, son objectif premier reste inchangé.

Sources : http://www.americaeconomica.com/peru/23863/gobierno-peru-ausencia-gobierno-anticorrupcio.html

https://es.wikipedia.org/wiki/V%C3%ADctor_Ticona_Postigo

One clap, two clap, three clap, forty?

By clapping more or less, you can signal to us which stories really stand out.