Les systèmes de retraites remis en cause au CHILI

Ce vendredi, les travailleurs chiliens ont fais grève pour protester contre le système de retraites privés dominant dans le pays: les AFP. (NDLR , Administadoras des Fondos de pensiones).

Avec Une dette de 16.5% du PIB, l’état chilien dépense peu. Cela se traduit par le recours à un système par capitalisation, en opposition au système par répartition de la France. Cela se traduit également par une éducation très largement privée partout dans le pays. Le recul de l’intervention de l’Etat est contesté par la population et le gouvernement en paye aujourd’hui les conséquences.

C’est par des protestations massives, faites par des étudiants, des professeurs, des travailleurs du privés comme du public que le peuple manifeste sa colère. Selon les syndicats, le système instauré en 1981 sous Pinochet est inefficace. Pour preuve, un chilien touche en moyenne une retraite de 300 dollars par mois alors que le salaire minimum est de 385 dollars.

De plus, les revendications portent sur la signature de l’Acuerdo Estratégico Transpacífico de Asociación Económica (TPP) qui permettrait aux AFP d’être gérés par des groupes économiques étrangers. Cela conduirais par une recherche du profit toujours plus grande face à des travailleurs chiliens désabusés.

La nouvelle manifestation de vendredi intervient quelques mois après l’annonce par le gouvernement des 865 enfants morts entre 2005 et 2016 placés sous la protection de la justice chilienne. Le recul du privé face à la montée du privé amène à des externalités non prises en charge par le gouvernement dit “socialiste” de Michelle Bachelet ,ce qui se répercute notamment dans les résultats aux éléctions municipales de décembre.

Source: TELESUR, le 03/11/16

http://www.telesurtv.net/news/Este-viernes-paro-nacional-en-Chile-contra-las-AFP-20161103-0060.html