Conseils, remarques et réalisations tardives

Allen Cheng, l’un de mes #mindcrush, commence ses articles dont les sujets peuvent porter à controverse en explicitant au maximum les termes qu’il va employer, afin que ses lecteurs ne se trompent pas, ou que leurs sentiments ne soient pas heurtés s’ils arrivaient qu’ils se reconnaissent péjorativement dans certains de ses termes. C’est de l’humilité. Je vais vous le dire tout de suite : arrêtez là votre lecture si vous vous préoccupez plus des sentiments que du message contenu dans les articles. Je ne vais pas vous materner, je n’en ai ni le temps ni l’envie. Épargnez-vous une lecture éprouvante. Allons-y.

“Il ira loin, surtout qu’il a la chance de t’avoir dans son équipe” — l’un de mes mentors

J’en ai plusieurs, oui. Lorsqu’elle a dit cette phrase, j’ai tiqué. Suivant ma conception des choses, en bon représentant du 21 e siècle, les gens sont des compétences interchangeables. Moi comme tous les autres ne sommes que des roues d’une mécanique géante, destinée à faire fonctionner différentes structures. Comme je l’ai dit à l’un de mes clients, “utilisez-moi comme fusible, s’il arrive quoi que ce soit, faites-moi sauter et continuez. Préservez-vous.” Mon client a fait une erreur en recevant ce conseil, j’ai été taxé d’idiot pour le lui avoir donné. Sourire.

Il faut que vous compreniez une chose, les conseils que l’on donne correspondent à une certaine expérience à un moment donné. En y regardant de plus près, je ne peux traiter mon bras droit et mon bras gauche de façon aussi désinvolte, ils s’articulent trop bien avec la façon dont je fonctionne pour que je ne puisse qu’envisager de m’en séparer. Pour en revenir à mon client, je lui ai en fait conseillé de n’avoir aucun collaborateur fidèle et — pire — de considérer ses collaborateurs comme des objets interchangeables. Ce que je ne faisais pas moi-même remarquez.

Bien que ce conseil ne parte pas d’une mauvaise intention, et ait été dicté par un contexte particulier, mon client ne l’a pas prit ainsi.

“Il a la chance de t’avoir dans son équipe”

Je n’ai pas eu l’intelligence de le comprendre, mais je viens de le faire. Un collaborateur compétent, et déterminé qui évolue constamment est aussi important pour l’entreprise que son chiffre d’affaires. Il fait partie des valeurs non monnayables de la structure. Pour en revenir à la raison de son emploi du mot “chance”, je pense que cela tient à ceci, entre autres :

J’ai une learning curve exponentielle. Mes connaissances présentes ne seront pas les mêmes que dans deux heures. Ma curiosité et ma soif de connaissances me poussent sans cesse à m’engager dans l’acquisition de nouveaux savoirs et savoir-faire. Je suis ce que j’appelle avec amusement un couteau suisse évolutif.

“I know what I can and can’t do, and where that can’t is a boundary that can be pushed.” — Jon Westernberg

Je suis franc. Cela signifie que j’énonce aussi bien des choses que mes clients ne veulent pas entendre que mes propres doutes ou limites. Je fais souvent du conseil alors que je ne suis pas payé pour cela. C’est une erreur que je ne fais plus, ce que je trouve un peu dommage. Dans les faits, j’ai réalisé que j’étais payé par l’un de mes clients pour lui en donner alors que j’en dispensais à d’autres gratuitement. Cela ne va pas. Je suis pour l’égalité.

J’ai de l’ambition et des projets personnels. C’est l’un de mes “critères absolus” lorsque je recrute. Je ne prendrais jamais une personne qui n’a pas fait montre au préalable d’ambition et de proactivité dans la poursuite d’une ambition personnelle. Je veux des gens qui ont autre chose à faire que bosser pour ma boîte, des gens susceptibles de m’envoyer paître à tout moment parce qu’ils ont plus important à faire que me suivre. Parce que cela signifie qu’ils restent pour une raison qui me dépasse, qui n’a rien à voir avec ma personne et tout à voir avec la vision que je porte.

J’ai un large carnet d’adresses. M’employer ce n’est pas avoir accès à mes compétences, c’est avoir accès aux compétences et au savoir de mon réseau.

Je suis proactif. Il suffit de me communiquer une vision à laquelle j’adhère pour que je me mette à bâtir une stratégie que je communique à mes clients et collaborateurs. Je crée de la valeur sans qu’on me le demande, et cela ne me dérange pas de faire du boulot supplémentaire, tant que la démarche est cohérente et que je travaille dans un climat de confiance et de respect mutuel.

Hum… Je crois que je comprends mieux à présent. J’ai trois mentors, et plusieurs coachs. Mes mentors sont des gens que je respecte profondément, ils ont tous plus de trente ans, et au moins dix ans d’expérience professionnelle derrière eux. Ils me surprennent tout le temps, et il me faut souvent un bon moment pour comprendre ce qu’ils disent lorsqu’ils sortent un peu du cadre professionnel. Ce sont des “grands frères”, sourire. Je vous parlerais peut-être d’eux dans un article, un jour. Si cela vous a servi, tant mieux. Cela m’a servi, sourire. Je ne vais pas vous laisser comme ça, rassurez-vous.

Faites le bilan de votre valeur inquantifiable, en dehors de vos compétences. Cela vous aidera à avoir une vision globale de votre apport dans une structure de façon plus complète. Vous saurez ainsi où vous allez et quoi faire dans un certain nombre de situations. Cela vous aidera à ne pas donner de mauvais conseils également, rires.


Je suis Ace, un Africain dont le curieux métier est d’#EnjoylifeToTheFullest. Je suis également le Disrupteur, pour le meilleur et le pire du meilleur, blogueur et GEEK en com’ stratégique, conspirateur dévoué à la cause de la production de contenu Africain contextualisé et scientifique dans l’os. Retrouvez-moi sur mon blog, www.leblogdudisrupteur.com

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