Langues étrangères et sécurité en France

Dans les affaires, les relations sont constituées par le fait que deux entités peuvent interagir et surtout, se comprendre. Dans les métiers de la sécurité, ce postulat est d’autant plus vrai car, c’est en théorie, un ensemble de professions qui laisse peu de place à l’imprévu et donc, à l’incompréhension.

Aujourd’hui, le marché international de la sécurité est qu’on le veuille ou non, anglophone. Si la France doit en faire partie, elle a besoin d’opérateurs en capacité de comprendre des évolutions techniques et technologiques, des personnes étrangères et des environnements internationaux.

Mais à l’heure actuelle en France, la sécurité sûreté humaine n’est sur ce volet, pas autant à jour que dans des domaines plus technologiques.

Il devient donc nécessaire de former ces opérateurs à comprendre et parler des langues spécifiques aux métiers de la sécurité (à commencer par l’anglais).

Une grande partie des termes techniques qu’ils peuvent être amenés à utiliser par exemple, en sécurité électronique, en premiers secours d’urgence ou simplement face à des visiteurs étrangers, ont certes été traduits dans une langue ou une autre, mais ont été imaginés ou créés en anglais (pour raisons de compréhension internationale) ou par des entreprises ou organisations anglophones…

On parle d’IT, d’OSINT, de low-profile, de business intelligence… Que les termes soient francisés ou gardés en langue originale, les concepts sont connus.

Néanmoins, l’environnement linguistique (qui ne comprend pas que le champ sémantique, mais toute la « culture » professionnelle) auxquels ils appartiennent, est la plupart du temps passé à la trappe. Et le concept avec.

Ne comprendre que le mot, c’est faire abstraction de tout cet environnement et de ses concepts, de l’état d’esprit et de la manière de penser de ceux qui les ont créés.

La perte des nuances obtenue au cours d’une traduction peut alors changer la compréhension d’un évènement. C’est pourquoi il est nécessaire de penser directement dans la langue pour comprendre le concept original. Et donc, de la parler.

L’apprentissage doit être priorisé sur certaines notions, par des formateurs ayant à la fois la connaissance de la langue en elle-même et cette culture professionnelle spécifique et étrangère.

Pour le cas de l’anglais, la langue a cet avantage d’avoir une structure modulaire, une langue « LEGO » en quelque sorte, très pragmatique et très imagée, adaptée à ces milieux professionnels.

Cette mise à jour linguistique est d’autant plus importante lorsqu’elle ne sert pas, pour l’opérateur, qu’à comprendre un concept et lui permettre de se mouvoir dans un environnement international (avec un client, un visiteur ou en pays étranger), mais a une utilité opérationnelle directe : protection rapprochée, protection maritime, protection de sites en zone hostile… où la langue commune, dans une équipe multi-culturelle, reste l’anglais.

Il existe actuellement plusieurs certifications permettant l’acquisition d’un savoir linguistique, mais auxquelles il est nécessaire d’ajouter ces connaissances techniques de sécurité, de la même manière que pour l’anglais business, l’anglais juridique ou l’anglais aéronautique.

Enfin, une certification pour un domaine comme celui des langues, certes importante car elle donne une valeur objective sur le niveau d’un élève à un instant T, ne reste valable qu’un temps… il faut en permanence se remettre à niveau au cours d’entraînements, garder les bases acquises, accroître et partager un vocabulaire qui évolue au gré des techniques et des technologies.

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