Le Zap d’Albert #5

Cimer Albert
Jan 26, 2018 · 4 min read

Cette semaine, on a décidé de revenir sur quelques études et initiatives scientifiques qui ont marqué le mois de janvier !

Three Identical Strangers

Le 18 janvier, le Comité Consultatif National d’Ethique (CCNE) lançait les premiers “États généraux de bioéthique” partout en France, afin de recueillir l’opinion de la société sur des sujets au cœur des préoccupations actuelles.

Si aujourd’hui nombre de questions éthiques animent le débat publique (tests génétiques, recherche sur l’embryon, procréation médicalement assistée, fin de vie…), certains scientifiques n’ont pas toujours fait preuve d’autant de prudence pour éprouver leurs théories.

L’une des ces “dérives” a particulièrement retenu notre attention cette semaine : dans les années 1960, le psychanalyste Peter Neubauer a conduit des recherches sur l’inné et l’acquis, séparant “pour l’occasion” une fratrie de triplés, afin d’observer l’évolution des trois enfants dans des environnements familiaux différents.

Capture du documentaire « Three Identical Strangers »

“Inconcevable”, “scandaleux”, “monstrueux”,… si un tel projet de recherche ne pourrait plus (on l’espère) voir le jour en 2018, l’affaire refait surface aujourd’hui,mais sur les écrans cette fois-ci, avec la présentation au dernier festival américain de Sundance d’un documentaire retraçant cette histoire extraordinaire.

Un travail de recherche passé au statut de fait divers, mais qui nous pose tout de même question : Jusqu’où sommes nous prêts à aller au nom de la connaissance ? Devons-nous nous fixer des limites dans notre quête du progrès ? Le débat est ouvert !

Être résistante “comme une fille”

Breaking news mesdames: la Femme n’est pas l’égal de l’Homme, elle est supérieure !

C’est en tout cas ce que clame haut et fort… (rester impartial ?… pfff)… ce que “tendrait à démontrer” une récente étude américaine. De manière générale, les femmes seraient plus résistantes aux maladies et aux famines.

“S’il existe un sexe faible, ce n’est pas celui qu’on croit.” (Ouest France).

L’étude, menée par des chercheurs de l’Université Duke en Caroline du Nord, revient sur l’espérance de vie des populations lors des famines en Irlande, Suède ou Ukraine entre le 18ème et le 20ème siècle, des épidémies de rougeole en Islande entre 1846 et 1882 …

Le constat des chercheurs est le suivant : “Même lorsque la mortalité était très élevée, les femmes vivaient en moyenne plus longtemps que les hommes. Les différences entre les sexes en matière de mortalité infantile sont celles qui ont le plus contribué à l’écart d’espérance de vie entre les 2 sexes. Les nouveaux-nés filles ont mieux survécu aux conditions difficiles que les nouveaux-nés garçons”.

Selon les auteurs de l’étude, des facteurs biologiques et sociologiques pourraient expliquer cette meilleure résistance. Les femmes sécrètent ainsi moins de testostérone, une hormone qui augmenterait le risque de développer certaines pathologies mortelles, et de favoriser certains comportement à risques “plus typiques des hommes” (Virginia Zarulli, The Guardian). Ça vous rappelle vaguement quelqu’un ? ;)

Virginia Zarulli cite “la présence de 2 chromosomes X ainsi que les œstrogènes présents chez les femmes” comme des explications plausibles à cette “résistance”.

“Pour faire simple, il est facile de comprendre que si par hasard une mauvaise mutation se produit sur le chromosome X, les femmes ont un autre X qui peut le compenser partiellement ou totalement, alors que les hommes n’ont pas cette possibilité”.

Allez, on en rajoute une petite couche (si si, juste pour le plaisir) : il semblerait que le chromosome Y puisse aussi expliquer la faiblesse de ces messieurs. Quatre-vingt fois plus petit que le chromosome X, et sans chromosome partenaire, le chromosome Y n’a pas la possibilité de se “réparer” et dégénère au fil des années (Dr. Jean-François Lemoine, Pourquoi Docteur).

Et même si certains chercheurs prédisent sa disparition d’ici moins de 200 000 ans, messieurs gardez le sourire ! D’ici là, les chercheuses auront trouvé une solution pour que vous puissiez continuer à vous rendre utiles !

On est ado jusqu’à 24 ans !

Bonne nouvelle, nous resterions adolescents jusqu’à nos 24 ans !

Mauvaise nouvelle pour les parents, cette période commencerait plus tôt (aux alentours de 10 ans).

C’est ce que nous révèle les enseignements d’une étude menée par des scientifiques britanniques et publiée dans la revue Lancet Child & Adolescent Health.

Parmi les raisons invoquées par les chercheurs : l’amélioration du niveau de vie et la nutrition dans les pays industrialisés tout d’abord, qui provoqueraient une puberté plus précoce. Les chercheurs rappellent à ce titre qu’il y a un siècle et demi, les femmes avaient leurs menstruations quatre ans plus tard en moyenne qu’aujourd’hui !

Autre facteur, les évolutions du cerveau qui interviendraient bien après 20 ans, prouvant ainsi que les individus ne peuvent pas encore être considérés comme des adultes.

Aussi, si l’on considère que l’âge moyen pour prendre son indépendance est de 25 ans, notamment à causes d’études plus longues et du recul de l’âge du mariage ou de la parentalité, cette évolution de l’adolescence justifierait pour ces chercheurs d’adapter sa définition pour faire évoluer les lois, les politiques sociales et le service public.

Cimer Albert

Agence de communication. Notre mission : redonner sens et valeur au #progrès & aux #innovations scientifiques et techniques #OnNarrêtePasLeProgrès

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