Le Récap’ du 6 novembre : #InternetArchive + #BitcoinLand + #PôleEmploiNumérique …
#WikipediaArchive
Beaucoup d’internauts font confiance à Wikipédia parce que toutes les affirmations faites dans les articles sont censées avoir des sources vérifiées. Mais de nombreux articles de Wikipédia se basent sur des livres pour ces citations. Les livres et les revues universitaires fournissent aux éditeurs de Wikipédia des informations parmi les meilleures et les plus fiables, mais ces sources ne sont souvent pas disponibles en ligne ou se trouvent derrière des “barrières de paiement”. Et même le contenu disponible gratuitement, les sites webs ou articles, par exemple, peuvent disparaître. Une nouvelle initiative de l’ONG Internet Archive permet d’élargir l’accès aux livres de manière “équilibrée et respectueuse”. Maintenant, lorsque vous cliquez sur le nom du livre, vous pouvez voir un aperçu de deux pages de l’œuvre citée et vous pouvez même emprunter une copie numérique du livre. De plus, l’outil InternetArchiveBot analyse des pages Wikipedia à la recherche de liens brisés et ajoute automatiquement des liens vers des versions archivées. Internet Archive travaille avec les communautés Wikipédia qui gèrent des versions de l’encyclopédie dans différentes langues. L’ONG scanne plus de 1 000 livres par jour. Mais il reste encore beaucoup de travail à faire. Lire l’article.
#BitcoinLand
À moins de 3 km de l’aéroport de Reykjavik en Islande se trouve l’installation d’exploitation minière de bitcoin appelée Enigma, établie par Genesis Mining en 2014. Selon la journaliste britannique Lisa Barnard, c’est l’endroit le plus bruyant qu’elle ait jamais documenté. “La chose la plus importante dont je me souvienne, c’est le bruit, les lumières clignotantes et le câblage, dit Barnard. C’était comme si on était dans un ordinateur.” L’eau abondante et la chaleur souterraine de l’environnement islandais sont exploitées par des barrages hydroélectriques et des centrales géothermiques pour produire de l’électricité écologique et pas chère. Cette énergie facilite le processus intensif en énergie de vérification des transactions en cryptomonnaie : l’exploitation minière ou “mining”. Le fait que les températures dépassent rarement les 13 degrés Celsius facilite également ce processus. Peu après la création du Bitcoin en janvier 2009, les sociétés de cryptomonnaies ont commencé à s’installer en Islande. En 2016, les grands centres de données représentaient près de 1 % de son PIB, les opérations d’extraction de cryptomonnaies représentant 90 % de celui-ci. Ils consomment désormais plus d’électricité que l’ensemble des foyers islandais réunis. Lire l’article.
#PôleEmploiNumérique
Au fur et à mesure de la dématérialisation des services de Pôle emploi, le processus de remboursement se complique pour les personnes qui enchaînent et cumulent les contrats ou qui travaillent à temps partiel ou contrat à durée déterminée. C’est particulièrement difficile pour les personnes qui travaillent chez des particuliers employeurs et qui accumulent des contrats, des fiches de paie et des certificats d’employeur, par exemple, les personnes en charge du ménage. L’inscription se fait sur Internet. Tous les documents doivent être scannés et téléchargés un par un, en fonction des périodes d’emploi déclarées. Parfois les documents téléchargés sont rejetés des jours plus tard, pour des raisons inattendues : “illisible” ou bien “ne correspond pas au document demandé”, etc. Pôle emploi sous-traite à Tessi, une entreprise privée qui reçoit et télécharge les données des documents. “Le sous-traitant est rémunéré à l’acte, il ne regardera donc pas si le scan est mal fait, si les pièces sont dans la mauvaise direction… “, observe Yoan Piktoroff, conseiller et représentant CGT Pôle emploi en Île-de-France. Aujourd’hui, “plus de la moitié des dossiers d’allocation sont automatiquement décidés par l’algorithme de Pôle emploi”, explique Alexandra Nougarede, déléguée syndicale SNU FSU. Entre les erreurs liées à la sous-traitance et les automatismes de l’algorithme, les agents de compensation se retrouvent avec “une charge de travail en explosion” explique Yoan Piktoroff. Lire l’article.
#InternetRusse
Le premier novembre, une loi controversée est entrée en vigueur qui permet à la Russie d’essayer de déconnecter son internet du reste du monde. Le Kremlin affirme que cette loi pour un “Internet souverain”, signée par le président Vladimir Poutine en mai, est une mesure de sécurité pour protéger la Russie en cas d’urgence ou de menace étrangère comme une cyberattaque. La loi permettra à Moscou de renforcer le contrôle sur l’internet du pays en acheminant le trafic web à travers l’infrastructure contrôlée par l’État. En théorie, la mesure permettrait à la Russie d’exploiter ses propres réseaux internes qui pourraient fonctionner indépendamment du reste du World Wide Web. Ses critiques craignent que cette mesure favorise la censure en ligne. Selon l’ONG Human Rights Watch, “le gouvernement peut maintenant directement censurer du contenu ou même transformer l’internet russe en système clos sans informer le public sur ce qu’il fait ou pourquoi”. Le Kremlin rejette la comparaison avec la “Grande Muraille informatique” chinoise, affirmant qu’il s’agit plutôt d’une volonté de défendre l’internet russe. En effet, contrairement au pare-feu internet de la Chine, qui a été construit sur une forte concentration d’opérateurs de réseaux publics, la Russie a permis à son internet de se développer librement au cours des dernières décennies, et il sera difficile de se dissocier du réseau mondial. Lire l’article.
#TrollSousCouverture
La journaliste Katarzyna Pruszkiewicz a passé six mois cette année sous couverture, au sein de l’entreprise Cat@Net, à Wrocław, en Pologne. Cat@Net se décrit comme une “agence de RP électronique composée de spécialistes qui construisent une image positive des entreprises, des particuliers et des institutions publiques — principalement dans les médias sociaux”. Chez Cat@Net, Pruszkiewicz s’est d’abord attachée à mettre en place un avatar pour le partage de “contenus sociaux et politiques”. L’une de ses missions était de gérer des comptes anonymes afin de promouvoir le contenu produit par la TVP, le radiodiffuseur d’État polonais. Des documents internes suggèrent que l’entreprise a reçu la plupart sinon la totalité de ses commissions d’une société de relations publiques externe. Il n’est pas clair si les organisations et les individus au nom desquels les faux comptes faisaient du lobbying étaient au courant des pratiques de Cat@Net. Dans une déclaration affichée sur son site Web, Cat@Net a fermement nié qu’il s’agissait d’une “ferme à trolls” : “Le domaine d’activité de l’entreprise est l’externalisation des opérations marketing vers les réseaux sociaux. Nous communiquons des informations précises, parlons au nom de nos clients et faisons la promotion de leurs produits et services comme toute autre agence du genre.” Lire l’article.

