Extraits de La Nuit de Feu, d’Eric Emmanuel Schmitt

Ma conception du voyage avait changé: la destination importe moins que l’abandon.

Partir, ce n’est pas chercher, c’est tout quitter, proches, voisins, habitudes, désirs, opinions, soi-même.

Partir n’a d’autre but que de se livrer à l’inconnu, à l’imprévu, à l’infinité des possibles, voire même à l’impossible.

Partir consiste à perdre ses repères, la maîtrise, l’illusion de savoir et à creuser en soi une disposition hospitalière qui permet à l’exceptionnel de surgir.

Le véritable voyageur reste sans bagage et sans but.

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