L’actu des Barbares #2 — Je rêvais d’un autre monde

Bon, dissipons tout de suite un malentendu. Non, vous n’avez pas raté un épisode. On a juste décidé d’espacer un peu plus que prévu les news Barbares. Ça confronte davantage à l’embarras du choix, mais ça permet de se rendre compte du foisonnement à l’œuvre et de tout ce qui avance ! Et de voir ce qu’il nous semble vraiment important de garder.

Le sujet du moment : l’Intelligence artificielle

IA. Pas un jour sans qu’on voie fleurir ce sigle, avec son versant english, AI. L’intelligence artificielle, c’est LE sujet du moment auquel vous ne pouvez pas couper. Les échanges entre Barack Obama et Joi Ito du MIT, publiés cet été dans Wired, ont prouvé que c’était une préoccupation au plus haut niveau politique. En France, le récent livre d’Eric Sadin, la Silicolonisation du monde, invite à plus de craintes. Retrouvez d’ailleurs son analyse de « l’irrésistible expansion du libéralisme numérique » dans l’émission de Nicolas Demorand Un jour dans le monde.

Côté GAFA, Google part à l’assaut du grand public en mettant à sa disposition plusieurs de ses technologies d’IA, à travers sa plateforme AI Experiments. Le jeu Quick, draw ! propose ainsi aux internautes de dessiner des mots pour que l’IA de Google puisse apprendre à les reconnaître. Le géant californien a aussi fait parler de lui en annonçant que deux ordinateurs de son programme de recherche sur le deep learning (apprentissage en profondeur) avaient réussi à communiquer entre eux en créant leur propre langage, indéchiffrable par l’homme.

Chez les Barbares, il y a beaucoup de passionnés d’IA. Mais l’un d’entre eux a une capacité de vulgarisation de ces problèmes complexes assez hors normes (puisqu’il arrive même à les faire comprendre à des noobs dans mon genre !) : j’ai nommé Ay. Poulain Maubant. Il s’est fendu le mois dernier de deux papiers sur la transition cognitive et sur les prochains paradigmes d’exploration scientifique.

On le retrouvera en MC de choc au NUMA, le 13 décembre, pour une conférence « Apprendre à vivre avec les IA », organisée autour de la publication de son cahier de veille pour la Fondation TELECOM. Il sera en belle compagnie, puisque sont déjà annoncés au programme Sébastien Soriano (Arcep), Diana Filippova (Microsoft), Flora Fischer (Cigref), Yann Lechell (Snips) et Yan Georget (Botfuel). Ce même soir, on parlera aussi IA de l’autre côté de la rue du Caire, pour un nouvel Apéroffy. Et comme on aime converger, chez les Barbares, tout ce petit monde se retrouvera ensuite pour festoyer. Stay tuned !

Le point Julien Letailleur : rendez-vous IRL !

Puisqu’on parle de converger, vous aurez aussi très vite à nouveau rendez-vous avec le collectif de Julien Letailleur pour son deuxième meetup, qui explore cette fois-ci le futur du travail.

Début novembre, la première rencontre au NUMA, autour de l’état agile, a été un beau succès. En faisant appel à notre « moi citoyen », elle a permis d’élargir le cercle des Juliens, de leur donner un nouveau visage, d’écouter le poétique Vincent Avanzi et d’aller hurler les premiers cris devant des passants un peu ahuris, mais toujours amusés.

Julien a plein de projets en cours (avec Causette, Médiation nomade et bien d’autres encore). Il sera notamment très présent au prochain Sommet mondial de l’Open Government Partnership (OGP), qui se tiendra à Paris du 7 au 9 décembre (voir à ce propos l’excellente infographie du Drenche !). Pour suivre son actualité, rendez-vous sur son profil Facebook et sur son site Internet.

Nos amis de la Télé libre s’intéressent de près aux initiatives citoyennes et ont consacré un reportage à ce candidat pas banal. Ils viennent aussi tout juste de sortir le deuxième opus, autour des 5 candidats de LaPrimaire.org. Big up au passage à Christophe Tisseyre ! Côté primaires des partis traditionnels, ça bouge aussi pas mal, hein, mais c’est une autre histoire…

Zoom sur… Place To Democracy

Un partenariat nous fait plaisir, en ces temps de convergence des initiatives citoyennes. Le collectif Démocratie ouverte, qui réunit les acteurs des civictech et plus largement les innovateurs démocratiques, s’associe à Place To B pour donner naissance à Place To Democracy.

Inspiré de l’expérience qu’a menée Place To B pendant la Conférence de Paris sur le climat (COP21), reproduite au Forum Social de Montréal et pendant la COP22, Place To Democracy est « une plateforme média inédite, protéiforme, collaborative et multimédia afin de raconter et transmettre au plus grand nombre l’extraordinaire foisonnement d’expérimentations démocratiques positives à travers le monde. »

Place To Do proposera donc un QG des médias citoyens lors du sommet de l’OGP pour partager les solutions du changement démocratique et mobiliser l’opinion sur les enjeux de la participation. L’équipe assurera la production de contenus audio-visuels quotidiens au sein de son QG média éphémère au cœur du sommet afin de documenter, interroger et raconter la transition démocratique à travers le regard d’acteurs, d’experts, d’activistes ou de responsables politiques.

Mais Place To Democracy, c’est aussi une campagne média, destinée à donner la parole aux acteurs de la société civile, qui durera jusqu’aux élections présidentielle et législatives de 2017. Contribuez, vous aussi, avec le #PlaceToDO.

Coup de cœur : Il était une fois… dans la vraie vie

Valoriser la démocratie par les citoyens, c’est bien. Les éduquer dès le plus jeune âge, ça me parait aussi fondamental. Gros coup de cœur pour le projet Il était une fois… dans la vraie vie ! L’équipe de Momen-to Be veut créer la première collection de contes inspirés de la vie des entrepreneurs sociaux, pour donner aux enfants des références réelles et proches.

La plupart des entrepreneurs qui se sont prêtés au jeu de l’interview ont raconté qu’il y a eu un momento dans leur vie, à partir duquel ils ont commencé à écouter leur cœur. Ils se sont sentis portés vers une direction particulière. Et si la magie existait et n’était pas toujours amenée par des fées ou des personnages mythiques ? C’est l’un des paris de Momen-to.

Le premier conte, c’est l’histoire de Diana Sierra, une entrepreneuse d’origine colombienne qui dédie sa vie à rescolariser des petites filles en Ouganda. Il commence dans la région du café dans les montagnes colombiennes, avant de passer dans deux grandes villes — New York et Bogotá, avant de nous emmener dans les vertes plaines d’Afrique.

Vous pouvez contribuer pendant encore quelques jours à leur campagne de crowdfunding sur KissKissBankBank et suivre l’évolution du projet sur la page Facebook de Momento. Congrats’ Maritza !

Viva Lisboa : on rêvait d’un autre monde… lisboète

Le dernier projet dont j’avais envie de vous parler est né grâce à un weekend barbare à Mâcon, en février. Une amitié qui grandit, avec une barbare optimiste. Et puis, Lisbonne. Notre coup de cœur à toutes les deux.

On a réalisé le potentiel de cette ville en plein développement et l’attractivité incroyable qu’elle exerce sur les entreprises et les entrepreneurs du monde entier, en particulier les Français. On a aussi pris conscience que les relations entre les communautés francophones et l’écosystème lisboète étaient finalement assez peu développées.

Alors, on a eu cette idée, pas si dingue : créer un média et un réseau pour connecter ces communautés aux acteurs qui font bouger Lisbonne. On a profité du Web Summit pour enrichir notre pitch. On est encore en pleine réflexion, mais notre intention, elle, est posée. Viva Lisboa, c’est l’histoire de deux BarbaNanas qui se rencontrent dans un milieu favorable, et décident de vivre leur rêve lisboète en créant ce que les Barbares créent le mieux : du lien. Avec ce mot d’ordre : Tudo é possível.

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