INSECTE

Fil D’eau — Fil D’air débute avec de glaçants archets, quelques secondes durant, et de s’effacer devant le paisible chant et la pop à travers perçent quelques rayons d’INSECTE. Quelques rayons de soleil à travers la grisaille pour ces quatres néo-bruxellois, car parisiens d’origine, Oscar, Yerko, Louis et Noé, qui se sont réunis il y a un peu moins de deux ans pour former ce jeune groupe indie, à l’esthétique tantôt noir et blanc, tantôt faussement proprette — à l’image de l’illustration de l’EP Un, premier et seul essai studio à ce jour.

Tout cela date de septembre dernier, quatre titres d’indie pop rock d’une grinçante légéreté. La batterie est absente, les claviers en vogue et les guitares en stries sont bien présentes, la voix-halo, floue, en français le plus souvent, en anglais dans Holy Crack !.

Peut-être pas un hasard ce discret usage de l’anglais par un groupe qui semble attiré par la marée britannique et sa britpop, qui se perd parfois dans quelques élans psychés, quelques pas de danse au détour de quelques accords, résonnant comme une hallucination provenant du fond du hangar, pour venir se poser en tranquilité dans nos anses.

Voilà voilou, pour vous annoncer tout de même qu’INSECTE viendra égayer la grisaille bruxelloise, ou attrister son bon soleil s’il est de sortie -comme il l’est fort souvent, en été-, le 24 juin dernier au Parc du Cinquentenaire. C’est tout.

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