Liseron

J’aime à regarder comment les gens vivent.
Souvent, je cherche à savoir comment ils font avec leurs solitudes, leurs amours, leurs libertés…
Il y a ceux qui ont renoncé, ceux qui se sont endormis dans le rêve éveillé.
Ceux-là m’ennuient.
Celui qui cherche encore m’attire.
Celui qui n’a pas peur d’écouter la soif au fond de lui, résonne à mon désir.
Celui dont le regard transperce le monde en quête d’invisible.
L’incrédule. Le danseur fou. L’ébahi.
Quand je marche dans la rue, inconsciemment je l’appelle, incessamment je le cherche…
Et quand je ne le trouve pas, c’est à dire presque à chaque fois, je me console avec l’écorce de l’arbre, le reflet du ciel sur la vitre sale, le sourire de l’enfant rêveur ou le clin d’œil du liseron.