Loulou, loulou?

Véritable bouffée d’enfance et d’adolescence que de ressentir ce parfum aujourd’hui. En le sentant ce midi, je me suis demandée comment j’avais pu l’oublier alors qu’il est si caractéristique et reconnaissable entre tous.

Humer les senteurs de ce parfum à mi-chemin entre celui de jeune fille et celui de femme fatale m’a rappelée mes douze ans, lorsque ma cousine le portait assidûment. Autant je n’ai jamais été fan d’Anaïs Anaïs, de Cacharel, trop innocent, trop “jeunes filles en fleurs”, même s’il était original, autant Loulou me séduit.

A la fois doux et ténébreux, ce parfum manie les fleurs et les senteurs orientales avec magie. Se voulant à la croisée de la tendresse et de la séduction, ce parfum reflète à merveille ce côté femme-enfant, sensuel mais câlin, imprévisible mais tenace.

Des notes à la fois fleuries et fruitées au départ s’estompent pour laisser place à la fleur de Tiaré, au centre du parfum, entourée de ylang ylang, jasmin, tubéreuse et d’iris. Charmantes, ces notes de coeur s’épanouissent enfin autour de la vanille, de la fève tonka, du benjoin et du musc.

Un parfum presque oublié aujourd’hui mais qui fût un grand succès au début des années 90, presque trop porté, c’est peut-être pour cela que je n’y étais pas vraiment attachée. Mais on le redécouvre avec un grand plaisir aujourd’hui. On en vient presque à regretter que toutes les jeunes filles se tournent inévitablement vers les Amor Amor et autres gourmands revus et revisités mille fois, quand ce parfum, très femme et charnel, mais également destiné à la jeunesse, est aussi identifiable et, aujourd’hui, original.

Originally published at mybluehour.blogspot.fr on November 30, 2014.

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