Vivre dans un monde de merde

Taillons des costards (entièrement) en métal


Politicien Français moyen

Après avoir causé un peu sur le grand sujet de société de ces 2 prochaines années ici, on pourrait se demander s’il existe des voies de sortie (ou de contournement, soyons pas trop regardants) du merdier qui nous entoure.

Vinvin, dans un papier passé depuis à la postérité (d’ailleurs, si elle pouvait le rendre ce serait sympa) a balancé ce qui est à la fois le plus gros troll et la plus précise définition des courants qui agitent l’économie dans la vieille France et ailleurs :

On a donc des précaires qui se font enfler par un monopole du XXe siècle (les taxis) qui tapent sur des précaires qui se font enfler par une innovation du XXIe siècle (les Uber), sous les yeux d’un État régi par des compétences du XIXe siècle, qui se fait enfler par tout le monde puisqu’à la fois les monopoles et les précaires lui pissent à la raie.

Plus récemment, nos amis Belges se sont demandés si l’économie n’allait pas pulvériser les États (rien que ça !). Preuve s’il en est qu’on est bien dans un monde merdique (il va falloir que je file la métaphore du titre combien de fois avant que vous compreniez la référence ? ;) )


Si on résume grossièrement et trop rapidement notre situation actuelle, on peut trouver :

  • Un endettement délirant côté États comme côté ménages MAIS des populations qui continuent de voter pour celui ou celle qui promettra le meilleur coup de pouce à leur revenu ou à leurs impôts …
  • Une croissance (lol) dans les choux MAIS des catégories entières de population qui n’hésitent pas à recourir à la violence pour conserver leurs privilèges …
  • Une défense Pavlovienne du “modèle social” à la Française MAIS de plus en plus de gens qui s’en écartent (le million d’auto entrepreneurs qui n’ont pas droit au chômage ou à la retraite doivent apprécier de payer pour les autres)
  • Une classe politique qui promet que tout ira mieux MAIS qui est enchainée aux 4 volontés des groupes de pressions qui font tout pour que rien ne bouge

Et si on jouait à chercher un coupable ? C’est bien à ça que les politiques s’amusent la plupart du temps non ? Jouons à leur jeu …


Le petit jeu des bouc émissaires

  • C’est la faute aux patrons (vieille gauche) : celle là, on l’a tellement entendue que je ne suis même pas certain qu’elle arrive encore à convaincre ceux qui l’énoncent …
  • C’est la faute à la finance (gauche moderne re-lol) : elle est bien celle là, parce que “la finance” c’est tellement vague qu’on peut mettre tout ce qu’on veut dans ce sac là. Et tant pis s’il faut expliquer à Mamie que son livret A empêche le petit dernier d’avoir un boulot. De toutes façons, c’est un branleur.
  • C’est la faute à l’assistanat (droite conservatrice) : eux je les aime bien, ils cognent toujours sur les même et pourtant, ils ne changent jamais rien à ce sur quoi ils cognent. Parce que fondamentalement le changement c’est mal.
  • C’est la faute aux étrangers (droite nationaliste) : les plus incohérents et les plus vociférants de tous. Ils arrivent à trouver logique que les étrangers viennent à la fois profiter des allocs ET voler le travail des bons Français. Qu’ils sont forts ces étrangers à avoir le don d’ubiquité pour être au travail ET au chômage en même temps !
Arguments de campagne électorale pour les nuls

Faut dire, si on était à leur place, pourquoi on irait mettre des gnons sur la piñata qui assure des postes et des revenus tous les 5 ou 10 ans ?

Soyons logiques, ils sont aussi humains que nous, scier la branche sur laquelle on est assis déjà ça demande des efforts, et ensuite c’est particulièrement con.

Même pour eux.


(Voix off) Mais là, t’es quand même en train de prendre les politiques comme bouc émissaire un peu non ?

C’est pas faux, et ça nous amène au dernier bouc émissaire, tellement unanimement conspué et détesté qu’on aurait pu se dire qu’à force, il serait mort de honte (pas de ridicule, qui est un pacifiste, rappelons le)

LE SYSTÈME

Le grand méchant système. Concept un peu Orwellien quand on y pense. Le système est un gloubiboulga (que la génération Z aille s’acheter une culture en cherchant la référence) de règles, de lois, et d’habitudes tellement informe qu’il s’est fait jeter au casting pour Ghostbusters, il aurait risqué de faire de l’ombre à Bill Murray.

Ceci n’est pas un argumentaire de campagne politique (ou alors au FN)

Le système c’est l’anti argument ultime, une façon d’invoquer une deus ex machina moderne qui expliquerait qu’on ne peut rien faire parce que.

C’est bien beau tout ça, mais si on admet qu’on ne peut rien faire mais qu’il faudrait faire quand même, on se retrouve avec un mouvement perpétuel entre les mous de gauche et les mous de droite qui refont et défont sans vision ni but. Enfin sans autre but que celui d’être réélus, faut pas déconner ils ont un prêt immobilier à payer eux aussi !

Oh wait … Est-ce que je ne viendrais pas de décrire la politique en France depuis ma naissance là ?

Ah ben si.

Puisqu’on est déjà dans un monde merdique, et que se tirer une balle dans la bouche c’est salissant et assez définitif, que faire ? Comment faire avec eux ?

Ou plutôt, vu qu’ils ont admis depuis des décennies qu’ils ne nous emmenaient plus nulle part … Comment faire SANS eux ?

La suite au prochain numéro !