Petit manifeste d’une slasheuse heureuse

Il y a des moments où l’on se dit : « C’est bien de parler des projets des autres, mais c’est peut-être mon tour maintenant ». Je poursuis ma transition professionnelle ; je sais mieux qui je suis et ce que je veux faire, alors autant l’écrire ! Je dédicace ce billet à tous ceux qui me demandent : « Mais au fait, tu fais quoi dans la vie ? ».

Un couteau suisse 3.0

Slasheuse heureuse — j’ai plusieurs métiers -, je suis une amoureuse des communautés innovantes. Mon bouillon de culture: des initiatives d’innovation démocratique, sociale ou écologique ; des nouveaux médias optimistes et tournés vers l’avenir ; des entrepreneurs inspirants… Mon enjeu : articuler mes centres d’intérêt variés et mes compétences professionnelles ; ne pas rentrer dans une case, mais inventer mes propres cases, qui répondent aux besoins multiples de mes futurs clients.

Journaliste, j’ai travaillé un an à la programmation de l’émission de France 5 C dans l’air et j’ai été responsable éditoriale de Place To B, hub incontournable des acteurs engagés pour l’aboutissement de la COP 21 à Paris, pendant l’année 2015. Mais je ne m’arrête pas là ! Je suis community manager, avec un gros appétit pour la couverture digitale d’événements. Un grand merci au passage à Gayané Adourian et à son agence Ondine, avec laquelle je collabore régulièrement depuis plus de 3 ans.

Depuis quelques mois, je me forme à la conception et à l’animation de campagnes de crowdfunding avec Ulule, qui va bientôt ouvrir sa première boutique à Paris et vient de faire une jolie levée de fonds pour poursuivre son développement. Je donne des coups de main aux projets des copains, comme à Catherine Testa et son Optimisme, un site qui vous donne chaque jour le meilleur de l’information positive et des molécules de bonheur en barre.

J’ai aussi rejoint le collectif Génération 2 Conseil en tant que consultante en communication digitale. Notre premier client commun : Convergences, une association qui organise chaque année un Forum mondial autour des questions humanitaires et de développement. Début septembre, notre équipe de choc a donc coordonné les relations presse et la communication digitale de cette 9e édition « Réussir la transition vers des villes et des territoires durables ». Vaste programme et grand bain : beaucoup de plaisir et l’envie de recommencer !

Mes valeurs ajoutées, donc — quand on secoue tout ça, sinon la pulpe, elle reste en bas — : un talent d’écriture pour transformer les comptes rendus insipides en storytelling de choc ; une capacité à décloisonner et à connecter les gens et les initiatives, que beaucoup de mes proches disent « hors-normes » ; et un goût immodéré et parfaitement contagieux pour les événements dédiés à l’innovation, sociale et environnementale.

« Bon, et ton offre, dans tout ça ? » La question est si récurrente ces derniers temps que ça valait bien une petite clarification. Mon offre, c’est justement de mettre ma plume et mes pouces au service des associations, start-ups, entrepreneurs sociaux pour produire du contenu de qualité — la forme, c’est bien ; le fond, c’est encore mieux — et pour booster leur communication digitale. Je les aide à produire du sens et à valoriser leurs actions, pour démultiplier leur impact. Et donc, même si j’ai bien sûr une grille tarifaire, je fais du sur-mesure !

Slashe ta vie aussi !

Comme le disait Jeanne, ma nouvelle collègue — et boss, mais elle n’aime pas non plus rentrer dans cette case — à mon propos, « en bonne représentante de la Génération Y, Flora entretient savamment le flou entre ses engagements personnels et professionnels. » Et oui, je slashe aussi dans ma vie perso. Je suis une jeune/femme/citoyenne/engagée/barbare/zèbre. Vous trouvez que ça fait beaucoup ? Attendez que je vous explique !

Jeune et femme ? Ça fait deux super-pouvoirs, en tout cas deux revendications. Je suis convaincue — comme tant d’autres — que le monde de demain, et ses prémisses d’aujourd’hui, ne peuvent se construire qu’avec l’énergie, les idées et les envies de la jeunesse. Je suis aussi certaine que sans donner plus de pouvoir aux femmes, on ne sera pas à la hauteur des défis qui nous attendent. Et comme m’a dit un homme politique de moins de 40 ans, « le pouvoir, ça ne se demande pas, ça se prend ». Dont acte. Vive les atouts du pouvoir féminin !

Citoyenne et engagée ? « Les gens, et surtout les jeunes, ne votent plus. Ils n’aiment plus la politique. Ils se désintéressent de la chose publique. » What ? Bla-bla ! Dans mon environnement, on voit les choses d’un autre œil, et ça me plait. Dans la mouvance de Convergences, c’est Youth We Can qui distille la bonne humeur des acteurs du changement. Dans celle d’Officience, c’est Voxe.org et Curious qui pimpent la participation des citoyens et notamment des jeunes, à la vie politique. Et je ne parle même pas de toutes les initiatives de civictech qui me donnent envie de m’impliquer un peu plus chaque jour, du collectif #MaVoix à la chaîne Youtube du talentueux Jean Massiet, Accropolis.

Barbare ? Il y a un peu plus d’un an, je découvrais les 100 Barbares, une communauté en ligne et dans la vraie vie qui réunit désormais plus de 5 000 personnes. Notre point commun : vouloir changer les choses, chacun dans notre secteur (tech, éducation, agriculture, médecine…), le « disrupter », comme ils disent. Avec les Barbares, j’ouvre tous les jours une nouvelle porte, sans jamais avoir besoin de fermer la précédente. Et j’ai trouvé une tribu de gens passionnés, par ricochet passionnants, avec qui je parle un langage commun sans effort.

Zèbre ? En parlant de tribu, parmi les nombreux qualificatifs que je m’applique, il y a un dernier dont j’aimerais parler par-là. Je suis zébrée. Ça veut dire quoi ? En très gros, que j’ai un fonctionnement intellectuel et émotionnel un peu particulier. Mais rien de grave, il paraît au contraire que c’est plutôt bien : l’autre nom du zèbre, c’est « surdoué ». Depuis quelques temps, je m’intéresse de très près à la conception du bonheur des autres zèbres, de tous âges et tous horizons. Mon objectif : faire un kaléidoscope de portraits, pour donner à voir toutes les facettes de cette manière d’être au monde qui dépote sans être toujours évidente.

Je slashe au boulot, je slashe dans ma vie, et depuis que je l’assume, c’est tellement meilleur ! Je rencontre plein de gens passionnants, je déploie mes ailes sans y laisser des plumes, mais j’ai encore besoin de trouver un équilibre financier. Donc, si vous voulez en savoir plus, me rencontrer, me proposer une mission ou une pige, me faire rencontrer quelqu’un ou vous faire tirer le portrait zébré, contactez-moi vite ! Même si je ne le sais pas encore, je vous attends !