Umuganda, au Rwanda, et chez nous!

Un peu comme nous faisons dans l’Intergen, à Pully…

https://m.lecourrier.ch/142937/le_service_communautaire_obligatoire_passe_au_digital un article partiellement recopié en fin de ce post.

Tous les mois les habitants du Rwanda se rassemblent le dernier Samedi du mois pour des travaux collectifs d’intérêts communs, avec les jeunes souvent dans des collectifs de production ou créations numériques. Mais c’est une obligation, bien que son origine soit issue d’une habitude culturelle existante, d’entraide dans le village ou la famille. (cf. ci-après).

Les jeunes de la ville de Kigali, vont plutôt collaborer au K-LAB :

A Pully, et à Yverdon

Tous les mois, la journée d’entraide intergénérationnelle http://pully.intergen.digital, et désormais aussi http://yverdon.intergen.digital, est généralement très efficace grâce aux informaticiens bénévoles souvent présents eux aussi, avec nos remerciements (CloudReady.ch, ICT-a.ch, Swissneutral.net, Beenet.ch…). Les juniors, ne peuvent généralement aider que sur des situations simples, souvent problématiques pour les seniors. Cela fonctionne bien.

http://pully.intergen.digital

La Coopérative d’habitation des Liaudes, dont nous utilisons la salle polyvalente gracieusement, en leur renouvelant tous nos remerciements, réalise aussi 2 travaux collectifs par an: Une matinée de Samedi au Printemps et en Automne, pour assurer ensemble son propre ‘Umuganda’, la demi-journée de travaux commun.

Les enfants aussi participent en famille au travaux collectifs, récompensé par un repas commun !
L’occasion de se rencontrer, de discuter, et de partager un moment qui nous rassemble, un peu !

En Afrique, le Rwanda va plus loin avec son Umuganda national, mais surtout il intègre en plus de la production numérique d’utilité publique, tous les mois. De notre côté, il faut bien reconnaître que nos enfants préfèrent jouer, que produire du travail digital, ou des contenus numériques. Consommateurs avant tout ! Pourtant, ils sont disponibles et de bonne volonté, et lors de notre Mapathon, ils n’ont pas rechigné à faire de la saisie cartographique, ce qui est pourtant relativement barbant. C’était magique de voir ces seniors, aidés par quelques juniors, pour mettre à jour des plans vectorisés sur OpenStreetMap, afin d’aider les ONG comme Terre des Hommes, la Croix Rouge, ou Médecins sans Frontière.


https://m.lecourrier.ch/142937/le_service_communautaire_obligatoire_passe_au_digital (extrait ci-dessous)

Le Rwanda a rendez-vous avec l’avenir

La révolution numérique est en marche depuis une ou deux décennies, et elle s’accélère. Elle contribue de plus en plus à façonner le développement, en Suisse comme en Afrique. Le Rwanda, en particulier, vit une profonde transformation de son économie et de ses structures sociales. Pays rural et encore meurtri par le génocide, le Rwanda souhaite faire des nouvelles technologies le fer de lance de sa mutation. Le Courrier a enquêté cet été, en partenariat avec le quotidien rwandais New Times et l’association En quête d’ailleurs pour en témoigner.

En Quête d’Ailleurs: www.eqda.ch, Le Courrier, Actualité Mohamed Musadak

Optimiser les compétences

Bien loin du génocide et des considérations éthiques du travail gratuit, les jeunes du K-lab semblent prendre beaucoup de plaisir à se réunir. Et pour cause, le travail n’est pas uniquement désintéressé ici.

«Comme nos activités sont novatrices, nous disposons ici de plus de liberté pour choisir nos tâches communautaires. Aujourd’hui, par exemple, nous organisons un hackathon (réunion de programmation collaborative), où les jeunes développeurs s’entraident pour résoudre les problèmes qu’ils rencontrent avec leurs applications. Le gouvernement estime que développer l’économie digitale est un travail communautaire. Mieux vaut profiter des compétences de jeunes ingénieurs dans leur domaine de prédilection plutôt que de leur faire faire du travail manuel», affirme Aphrodice Mutangana.

Certains jeunes doivent tout de même s’occuper de la maintenance des sites, non sensibles, du gouvernement, qui a digitalisé 80% de ses services. D’autres travaillent sur des applications de service public, comme Sakwe-Sakwe (histoire-histoire en kinyarwanda). Développé avec le Ministère de l’éducation, le logiciel est un jeu de culture générale en kinyarwanda. Il permet aux élèves d’améliorer leurs connaissances écrites de la langue, rapidement abandonnée au primaire au profit de l’anglais, et de renouer avec les traditions et mythes oraux du pays.