Pourquoi ils s’engagent dans l’aventure les mots ?

Plus de trente écrivains reconnus dans leur domaine ont rejoint l’école Les Mots et enseigneront dès février 2017.

Entre voyage initiatique et quête spirituelle, entre littérature érotique et “Street litterature”, entre histoire d’une vie et histoire de sa vie, de nombreux écrivains vous aideront à accomplir votre rêve d’écrire : Yannick Haenel, Eugène Green, Karim Miské, Marin de Viry, Isabelle Sorente, Alice Zeniter, Tobie Nathan, Jean Birnbaum, Jérôme Ferrari, Pierre Grillet, et plein d’autres à découvrir sur notre page “Écrivains”.

Mais pourquoi se sont-ils engagés à nos côtés ?

Pour Isabelle Sorente, romancière et dramaturge, “tous les écrivains ont envie et besoin de transmettre une formule secrète, une magie relative à leur expérience intime du processus de création.”

Nous le faisons, la plupart du temps, de façon naturelle quand un auteur plus jeune nous demande de relire un manuscrit ou quand un groupe d’auteurs et de lecteurs se forme tout d’un coup dans un salon du livre, et que chacun se met à parler des œuvres qui l’ont le plus marqué.

Alors quand on m’a fait part de ce projet, de donner un lieu à ce type de transmission et d’échanges, j’ai tout de suite pensé que l’aventure était nécessaire et qu’elle pourrait attirer et réunir ces élans qui font de la culture un laboratoire et un lieu de vie.

Il y a l’idée, profonde, de donner un espace à ces modes de transmission, informels, déjà existants chez de nombreux écrivains qui sont toujours heureux d’aider les aspirants écrivains, se souvenant de leurs propres difficultés. C’est là un réflexe humain et naturel. Rendre ce que l’on reçu, ou ce que l’on aurait aimé recevoir, ce qui nous aurait aidé. Et si on peut (toujours) y arriver seul, pourquoi se priver de l’aide d’autrui ?

Ainsi Charles Pépin, philosophe, romancier, auteur de Quand la Beauté nous sauve (Robert Laffont, 2013) et de La Joie (Allary Editions, 2015) “rêve d’un lieu où triompherait le plaisir de penser — plus précisément le plaisir de vivre sa pensée dans les mots, de l’inventer au cœur même des mots, de l’écriture ou de la parole (…) d’un lieu au fronton duquel on trouverait cette phrase. Un lieu pour vivre une aventure de la pensée au cœur des mots.»

C’est ce lieu que nous souhaitons imaginer, dès janvier 2017, avec vous.

Yannick Haenel, romancier, auteur de Jan Karski (Gallimard, prix Interallié 2009), a, lui, un mot qui nous semble très fort : “La littérature est un acte”.

C’est une conviction que nous partageons dans l’école : écrire, ce n’est pas simplement de l’air, du vent. C’est déjà agir, se positionner dans le monde. Car la langue est partout, l’écriture est partout, ainsi l’est la littérature, qui n’est pas enfermée dans les livres, mais autour de nous, quand on y est attentif.

La littérature, c’est une poésie de la vie et des autres, une poésie que l’on accepte de voir (que l’on APPREND à voir, en exerçant son oeil, à la façon des artistes-peintres).

Yannick Haenel explicite : « Enseigner l’histoire de la littérature, comme cela se fait dans toutes les universités en France, ne suffit pas. La littérature est un acte : cela suppose bien sûr un savoir des pratiques anciennes (aussi bien classiques que d’avant-garde), mais aussi une mise en jeu de ces pratiques — donc un enseignement de ces pratiques dans la perspective d’écriture. Il s’agit d’appliquer notre amour de la littérature à l’élaboration de formes écrites qui l’élargissent. Lire, aimer, écrire : trois gestes qui n’en font qu’un, et qu’on se propose de mettre en acte. »

Let’s do it !


Originally published at lesmots.co.

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