Millennials, libérons-nous !

Comment notre génération a le pouvoir de changer le monde

« Millennials ». « Milléniaux ». « Génération Y ». « Génération Me »….

Nombreux sont les petits noms donnés à notre génération — grosso modo les jeunes gens nés entre 1980 et 2000.

C’est rassurant de donner des noms. On peut ainsi nous mettre dans une jolie petite boîte, avec des étiquettes fluo nous définissant comme « jeunes, hyper-connectés, narcissiques, arrogants, impatients, paresseux, distraits, rebelles ».

Comment expliquer…

Entre nous, on sait bien que ces dénominations ne veulent pas dire grand-chose.

Nous sommes tous uniques et différents, aujourd’hui plus que jamais. En France par exemple, notre génération est probablement la plus diverse et multiculturelle que le pays n’ait jamais connue.

Alors oui, contrairement à nos aînés, nous sommes nés dans un monde avec internet et le numérique, la conscience de la pollution et de l’écologie, le SIDA et les préservatifs, Messi et Ronaldo…

Non, nous n’avons pas connu le service militaire, la guerre froide, la TV en noir et blanc, l’écriture à la plume et les machines à écrire, l’huile de foie de morue et le martinet,…

Martinet 3.0

Mais au fond nous nous posons les mêmes questions existentielles que se sont posées les jeunes des précédentes générations. Qui suis-je ? Quel est mon rôle ? Que vais-je faire de ma vie ? Comment être heureux ?…

Ce qui change vraiment, c’est surtout les choix que nous avons. Les chemins que nous voulons/pouvons emprunter pour répondre à ces questions.

Nous n’aspirons pas forcément à suivre le chemin de nos parents.

Car le monde a changé. Et évolue de plus en plus rapidement.

Dans 50 ans, aurons-nous toujours des retraites, du pétrole, les Maldives ?

Les « valeurs sûres » sont de moins en moins sûres. Le diplôme ne garantit plus un job. Le mariage ne garantit plus une relation « à vie ». Pour le meilleur et pour le pire.

Mais surtout, la démocratisation de l’accès à la technologie, à l’information, au voyage, nous a montré un monde immense, aux possibilités infinies. Ce qui nous donne envie de PLUS.

Nous voulons choisir notre propre chemin. Exercer un travail qui ait du sens. Accomplir nos rêves. Vivre nos passions. Améliorer, créer, innover. Et idéalement, rendre le monde meilleur.

Mais comment faire ?

Est-ce que ça en vaut vraiment la peine ?

Est-ce vraiment possible ? 🤔

1/ Reprendre confiance

Notre génération est difficile à comprendre car pleine de paradoxes.

A la fois confiante et angoissée. Optimiste et déçue. Rêveuse et sceptique.

Elle semble arrogante, mais (car ?) les études montrent qu’elle a une estime de soi plus basse que la précédente.

Mais nous ne sommes que le fruit de notre époque.

Eduqués dans une période relativement stable et prospère, nous devenons adultes dans un monde que les médias nous dépeignent comme secoué par une crise financière/économique/sociale/politique/sécuritaire.

Nous avons grandi en voyant le monde comme sans limites, plein d’opportunités. Mais aussi dur, violent, injuste.

On nous a répété que nous étions « spéciaux », que tout nous était possible, que quand on veut on peut, qu’il faut croire en nos rêves…
 Mais une fois adultes, on se rend compte que tout n’est pas si facile et qu’aussi « spécial » qu’on pensait être, il ne suffit pas de vouloir quelque chose pour l’avoir 😅

La pub, les médias, les réseaux sociaux, nous bombardent de modèles et de success stories, auxquels on se compare.

Si ce couple d’amis semble si heureux sur leurs photos Facebook, si cette personne s’est sculptée un « corps de rêve » en quelques semaines, si Mark Zuckerberg ou J.K Rowling sont devenus milliardaires alors qu’ils étaient étudiant ou chômeur,… pourquoi pas nous ?

Ces discours et ces exemples peuvent être inspirants et motivants.

Mais ils mettent aussi une forte pression sur nos épaules.

Suis-je un raté insignifiant si je ne crée pas le nouveau Google dans mon garage ? Suis-je repoussant si je n’ai pas le corps de ces modèles qu’on voit sur Instagram ? Suis-je un incapable si je ne fais pas des millions de vues avec mes vidéos youtube ?

Moi sur Instagram VS dans la vie réelle

On a également tendance à nous culpabiliser. Suis-je un enfant gâté si ce job en CDI tant convoité ne me fait pas rêver ? Suis-je inconscient si je ne pense pas à mon épargne, ma retraite, ma maison de vacances ?

Attendez…

Et si nous arrêtions de nous comparer ?
 Et si nous nous posions les bonnes questions ?
 Et si nous nous recentrions sur ce que nous voulons vraiment ? Sur nos rêves à nous ?
 Et si nous prenions un moment pour redéfinir des objectifs clairs, avec un plan d’actions concret qui nous rapprocheront de ces rêves ?
 Et si nous nous mettions vraiment au travail pour atteindre ces objectifs, un par un ?

2/ Chercher la satisfaction durable

Agir c’est d’abord se poser les bonnes questions. Et c’est souvent là qu’on se perd !

Influencés par notre éducation, notre environnement, la pression sociale, la société de consommation, on se pose souvent des questions superficielles du type : « Comment trouver un job avec plus de responsabilité ? Qui me permette de gagner plus ? Qui fasse « mieux » sur le CV ? Me permette de partir en vacances ? Comment faire pour m’acheter un iPhone, des Louboutin, une voiture, un appart ? Comment améliorer mon apparence physique ? Trouver une jolie fille/un joli garçon pour ce soir ?…»

Mais si certaines réponses à ces questions peuvent nous satisfaire temporairement, elles ont toujours un arrière-gout amer qui laisse rapidement place à la frustration. Car elles ne répondent pas vraiment à nos rêves et nos désirs profonds. On en veut toujours plus, on veut une promotion, on veut changer de job, on achète encore plus, faisons plus de régimes… tout en restant frustrés.

Pour éviter ça, posons-nous les questions qui nous permettront de nous satisfaire durablement.
  • Quelle activité me fera sentir bien chaque jour ? Quelle action me rendra fier aujourd’hui ?
  • Qu’est-ce qui est vraiment important ? De quoi ai-je vraiment besoin dans ma vie pour être heureux ?
  • Que dois-je faire pour me sentir utile et en accord avec mes valeurs ? Comment devenir pleinement moi-même ?
  • Comment réussir ma vie afin de mourir heureux et serein ?

Remettre ces questions essentielles au cœur de notre réflexion et dédier toute notre énergie à y trouver des réponses.

Voir plus loin que la satisfaction immédiate et superficielle…

Prenons l’exemple du moment où on décroche notre diplôme. La fierté et le soulagement d’avoir terminé avec succès nos études laisse souvent la place à des questions du type :
 
« Ok ça y est j’ai fait mes études, maintenant qu’est-ce que je peux obtenir grâce à mon diplôme ?
 Qu’est-ce que le monde peut m’apporter à présent ? Qu’est-ce qu’il a à m’offrir ? »

Comme si le fait d’avoir eu un diplôme nous donnait « droit » à quelque chose. Comme si le monde nous « devait » quelque chose.

Mais le monde ne doit rien à personne, et on risque de se retrouver très déçu/frustré lorsqu’on pense ainsi.

En revanche, si on renverse son état d’esprit, et qu’on devient actif, acteur de sa vie et de ce monde, pour agir au lieu d’attendre, alors on peut se poser les questions dans l’autre sens.
 « Ok j’ai fini mes études, maintenant qu’est-ce que je peux apporter au monde ? Comment puis-je mettre mon diplôme à profit pour servir une cause ? »

Plutôt que de se dire : Qu’est-ce que je peux obtenir rapidement et facilement avec le peu que je sais déjà ? / Comment je peux obtenir le plus, en faisant le moins d’efforts possible ?

Demandons-nous : Qu’est-ce que je peux apprendre de plus, pour être encore plus utile ? Comment je peux avoir le maximum d’impact ?

Personne n’a dit que ce serait facile.

De Mohammed Ali à Steve Jobs en passant par Picasso, de nombreuses personnes considérées comme « sucessful » nous montrent que leur recette du succès est simple (simple ne voulant pas dire facile) :

Une vision claire + du travail acharné pour réaliser cette vision.

Alors on ne pourra pas éviter de se mettre au boulot, mais se poser les bonnes questions nous permettra de clarifier notre vision. Et puis nous avons tout de même un avantage réel pour accomplir de grandes choses : des outils plus puissants que jamais à notre disposition !

3/ (re)Prendre le contrôle sur la technologie

Notre génération ayant grandi avec internet, les smartphones, et les réseaux sociaux,.. a développé une nouvelle forme d’addiction.

Or, l’usage répété des réseaux sociaux peut générer du stress, de l’anxiété, la dépression, des troubles du sommeil, et même un affaiblissement du système immunitaire…

Ce qui nous rappelle que :

La technologie, comme l’argent, est un bon serviteur mais un mauvais maître.

Il est tellement facile — mais ô combien dangereux — d’en devenir esclave….

Voilà pourquoi il faut reprendre le contrôle sur la technologie. Se sevrer des activités qui nous font perdre du temps, nous stressent, nous fatiguent, nous poussent à nous comparer, nous font complexer…. et nous ralentissent dans la quête de la meilleure version de nous-mêmes.

Voir la technologie comme un cheval. Si nous laissons le cheval aller là ou il veut, nous n’arriverons jamais à destination. Mais si nous reprenons les rênes et le guidons fermement, il nous permettra d’aller exactement là ou on veut, de manière plus rapide et moins fatigante qu’à pied.

De même, bien utilisée, la technologie d’aujourd’hui peut nous permettre d’atteindre nos buts beaucoup plus rapidement.

En quelques clics, nous pouvons trouver à peu près tous les outils dont nous avons besoin pour réaliser nos rêver. La formation, l’information, la technologie, les personnes… Nous pouvons créer presque n’importe quoi, n’importe où, n’importe quand.

En panne d’idées ou d’inspiration ? Google, Quora, Ted
 Besoin d’acquérir de nouvelles compétences ? Coursera, Udemy, Udacity
 De contacts ? Linkedin, Facebook, Twitter
 De fonds ? Kickstarter, Kiss Kiss Bank Bank, Ulule, Wiseed,…
 D’une équipe, d’associés, de freelance ? AngelList, Teamizy, Fiverr,

Alors, non, ce ne sera pas aussi facile que les couvertures de magazines le laissent penser. Mais avec une vision claire, du travail acharné, et les bons outils, nous pouvons le faire…

Let’s do it !

Nous pouvons changer le monde, à condition qu’on se pose les bonnes questions, qu’on se mette au (bon) travail, et qu’on utilise intelligemment les outils à notre disposition.

Non seulement nous pouvons le faire, mais nous devons le faire.

Car le monde en a besoin.

Car nous en avons besoin.

Nous ne voulons pas passer à côté de notre vie, nourrir des regrets, et nous réveiller a 60 ans avec la question fatidique :

« Mais qu’est-ce que j’ai fait de ma vie ?! »

Nous ne voulons pas passer « à côté » de notre vie, mais au contraire la vivre pleinement et accomplir ce pour quoi nous sommes faits.

Pour cela, nous devons agir, et non attendre.

Suivons nos rêves. Nos vrais rêves à nous. Et engageons-nous dedans. A fond. Sans concessions, sans peurs, et sans excuses.

Libérons-nous de tout ce qui nous freine (peurs, croyances, ignorance, addictions, pulsions, matérialisme, regard de l’autre,…) et prenons le contrôle de notre vie, afin d’exploiter pleinement notre potentiel. Car si chacun devient meilleur, le monde aussi n’en deviendra que meilleur !

@Lifepreneurs

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