Les 4 accords Toltèques

Pour vous l’introduire simplement, ce livre affirme que le monde dans lequel on vit est enfer. Un monde où nous sommes domestiqués par la peur d’être puni. Un monde où nous sommes conditionnés par notre liste de croyance que nous avons créée. Cette liste est la base de tout jugement envers une situation, quelqu’un ou encore nous-même. C’est la que le Juge nait. Pour vous montrez un exemple de jugement, si j’ai dans ma liste de croyance que je dois réussir ma levée de fond du premier coup, il se peut très bien que j’échoue ce qui m’apprendra et me fera évoluer. Cependant, ayant cette croyance qu’il faut réussir du premier coup absolument et ayant échoué, le Juge va faire son apparition et vous pouvez vous dire « je suis mauvais », « ce n’est pas fait pour moi l’entrepreneuriat »,… C’est ainsi que nait un deuxième personnage nommé la Victime. Le Juge nourrit la Victime.
Le livre a pour objectif se défaire les accords de la liste de croyance pour évoluer dans un monde d’amour et de paix, de gratitude et de compassion. Se débarrasser du Juge et de la Victime et adopter les 4 accords toltèques pour passer de l’enfer au paradis.

Avoir la parole impeccable

Le premier accord toltèque est le suivant: « Avoir la parole impeccable ». J’ai découvert la puissance destructrice de la parole grâce a « Etes-vous votre pire ennemi ? » de Ana Sandrea, notamment dans la partie traitant des blessures de l’enfance. Certaines pouvant être engendrées par une seule phrase. Depuis, j’ai médité sur l’inverse et je me suis rendu compte que la parole pouvait être aussi créatrice que destructrice. Dites « je t’aime » à une personne que vous aimez et voyez vous même le résultat. Ce premier accord toltèque m’a donc apporté plus de matière et de profondeur pour continuer mon apprentissage autour de la parole. On se rend rarement compte à quel point la parole peut-être puissante. C’est une compétence que seule l’Homme possède sur Terre, l’Homme est aussi l’être vivant le plus créateur sur Terre. Je ne pense pas que ce soit un hasard.
 
Le pouvoir destructeur de la parole
 
On connait tous un personnage historique qui par sa seule parole à manipulé toute une nation et l’a convaincue de commettre des actes de violences qui ont couté des centaines, des milliers parfois des millions de vies humaines. Je pense que c’est un exemple des plus extrême concernant le pouvoir destructeur de la parole. L’auteur décrit l’esprit humain comme une terre fertile, on peut facilement y planter des opinions, des idées, des concepts… Cette terre est d’autant plus fertile aux graines de peur. Je me souviens de moi, jeune, m’amuser sadiquement à dire « t’as vomis, t’as l’air vraiment blanc ? » à une personne en forme et la revoir 20 minutes après, toute blanche. Les connexions se font maintenant, outre le caractère sadique de cet acte regretté, j’aimerai attirer votre attention sur la puissance d’une simple question. Vous êtes tous magicien en quelques sorte, Nous pouvons soit jeter une sort a quelqu’un soit l’en libérer.
 
Le pouvoir créateur de la parole

Quoi de plus explicite que l’exemple donné avec le fait de dire « je t’aime » ? Peut-être l’inspirante histoire d’une petite qui adorait chanter et pensait être mauvaise et du fait qu’un jour après une épuisante journée de travail, sa mère lui dit qu’elle chantait comme une casserole pour avoir un peu de calme. Les années passèrent, et tout comme sa mère lui avait jeté un mauvais sort par la parole, son professeur de musique du collège la libéra en lui disant qu’elle avait une belle voix et qu’elle chantait juste. La petite fille reprit le chant et finit par devenir chanteuse. 
 
Etre impeccable c’est étymologiquement être sans pêchés. Le pêché est quelque chose que vous commettez contre vous même. Si je vous aperçois dans la rue et je vous traite d’imbécile, il semble que je me serve de la parole contre vous. Mais en réalité je m’en sers contre moi, car vous allez me haïr et votre haine ne me fera aucun bien. Donc si je me mets en colère et utilise mon poison émotionnel par la parole, je l’utilise contre moi-même.

Tout comme nos pensées et nos actions, notre parole créée notre environnement, notre réalité. Avoir une parole impeccable c’est se détacher du poison émotionnel qu’on injecte dans notre vie et qui finira forcément par nous toucher.

Ne pas en faire une affaire personnelle

Voici donc le second accord. J’ai eu l’occasion de l’appliquer rapidement après lecture suite à une parole blessante, donc une parole avec une puissance destructrice d’un ami. Et depuis je l’ai définitivement adopté. Cette accord a pour but de mettre son ego de coté en rapportant tout à soi. C’est un processus simple afin de ne pas subir le poison de notre environnement et s’en détacher. Il se présente sous deux formes en fonction du contexte et de la place où l’on se trouve dans un rapport avec autrui.

A chacun sa réalité

Le premier contexte dans lequel vous pouvez utiliser cette accord concerne votre place et votre acceptation au niveau des autres. Chaque personne à sa manière de voir le monde, la preuve en est avec nos différents principes, valeurs ou encore vocations. Chercher à se faire accepter est une erreur qui nous pourri l’intérieur. Quand votre ego est présent, vous rapportez tout à vous-même. Vous vous sentez offensé et votre réaction consiste à défendre vos croyances et montrer que vous avez raison. Chacun se connait mieux que quiconque, c’est pourquoi il faut se détacher du jugement d’autrui.
 Se détacher des jugements et du regard des autres signifie se détacher du poison émotionnel des gens qui l’envoie.

A chacun sa responsabilité

Vous êtes responsable de vous seul en tant qu’être. Ne rapportez pas à vous le poison émotionnel qu’un individu extérieur veut vous injecter. Que ce soit par la parole ou par l’action, le poison d’autrui qui vous est envoyé, est en fait le miroir d’une souffrance interne. Vous n’êtes qu’un prétexte pour extérioriser cela. Tout comme quelqu’un qui se met en colère contre vous. Détachez vous.
Cela marche aussi dans le sens inverse. Si vous avez une parole impeccable et votre action suit vos valeurs personnelles alors ne vous tenez pas responsable de la souffrance ou des émotions négatives ressenties par autrui. C’est juste des plaies intérieures liées à son ego qui réagissent au contact de votre parole ou de votre action.

Ne pas faire de suppositions

Une grande partie de la tristesse et des drames humains sont liés à la médisance sur une base de suppositions. Nous faisons des suppositions sur ce que les autres pensent, font, ont pensé, ont fait, penseront, feront. Nous faisons donc de tout cela une affaire personnelle. Nous ne savons pas tout de cette vie et ce n’est pas prêt de changer. Du coup nous faisons des suppositions pour combler ce manque ou compléter un savoir. Pour éviter de créer du poison pour autrui et pour soi et ainsi éviter la souffrance, il est important de ne pas chercher réponse à tout. C’est là, où le réflexe des suppositions se déclenche. Il y a deux déséquilibres présents qui laissent la place aux suppositions que voici.

Suppositions pour combler le manque de savoir

Il s’avère qu’afin de nous rassurer, nous avons tendance à croire de fausses suppositions. Tout cela pour avoir matière. Nous faisons des suppositions pour combler les nouvelles questions engendrées par les premières suppositions et ainsi de suite. Vous l’aurez compris c’est un joli cercle vicieux. En fait, nous faisons des suppositions destinées à combler notre besoin de savoir et à remplacer celui de communiquer. Nous cessons de penser parce que nous n’avons pas le courage de poser des questions. La première étape est de poser des questions tant que nous n’avons pas compris, cela évitera les suppositions sur une chose ou un être extérieur à nous. C’est comme cela que nous pouvons nous accorder avec nous même.

Suppositions dans les relations

Une erreur commise très souvent est de se dire que si quelqu’un nous aime, il doit savoir ce que nous voulons et comment nous nous sentons. Faux. Faire des suppositions à propos de nos relations est le moyen le plus sûr de s’attirer des problèmes. Par exemple, nous pensons que notre partenaire sait ce que nous voulons; nous croyons donc ne pas avoir besoin de lui dire. Nous pensons qu’il va le faire et s’il ne le fait pas nous allons nous sentir blessé et lui reprochons: « Tu aurais dû le savoir ». En réalité, « TU aurais dû le dire »! Une fois de plus chacun a sa réalité et communiquer ne coûte rien. Un besoin doit être exprimé dans n’importe quel environnement (travail, famille, ami, …). C’est ainsi seulement que nous pouvons nous accorder avec autrui.

A chacun sa réalité 2

Je ne vais pas me répéter sur la différence de réalité dans laquelle chacun de nous vie. J’aimerai simplement attirer votre attention sur la plus importante des suppositions faites par l’humain. Nous supposions que les autres pensent comme nous pensons, ressentent ce que nous ressentons et surtout qu’ils jugent comme nous jugeons. C’est la raison pour laquelle nous craignons d’être nous même avec les autres, parce que nous pensons qu’ils vous nous juger comme nous le faisons nous-même.

Faites toujours de votre mieux

Il ne reste plus qu’un accord, celui-ci va progressivement transformer les trois autres en habitude solidement ancrée en vous. Faire de son mieux ne veut pas dire faire à fond en dépensant toute l’énergie de sa vie sur une tâche ou un objectif. Il faut faire de son mieux, ni plus ni moins. Mais surtout il faut faire. Ce quatrième accord met le doigt sur l’action.
 
Ni moins, ni plus

Un jour, un homme voulant transcender sa souffrance se rendit dans un temple bouddhiste rencontrer un maître et lui demanda: « Si je médite 4h par jour combien de temps me faudra-t-il pour atteindre la transcendance ? ». Le maître lui pondait en 10 ans. Puis il reposa la même question avec une méditation de 8h par jour et le maître lui répondit dans 20 ans. 
 Il ne faut pas sacrifier sa vie et sa joie. Votre énergie vitale n’est pas illimitée, si vous dépensez trop d’énergie en plus de vous épuiser, vous vous trouverez face à l’insuffisance du temps.
 
L’humain ayant tendance à s’auto-juger, il ne faut pas laisser place au regret en ne fournissant pas assez d’efforts non plus. Cela vous évitera ainsi la culpabilité, la honte et l’auto-punition (inconsciente). Malgré les efforts fournis si vous faites face à un échec, élevé votre niveau de conscience pour l’accepter, prendre du recul et apprendre de vos erreurs. Ainsi plutôt que de vous rabaisser, vous vous élèverez.
 
Action

L’auteur du livre nous partage un point de vue sur l’action à laquelle je m’étais identifié bien avant que je connaisse ce livre. L’action comme la parole est un moyen d’exprimer sa personne et je dirais même plus de créer votre réalité comme vous le voulez. Avec la parole et la pensée, l’action est un des pouvoirs créateurs de l’humain. Le plus important est d’agir, tout le monde à de belles idées. Ne vous demandez pas « comment », concentrez-vous sur le « quoi » et je peux vous assurez que l’univers vous guidera sur le « comment ».

L’important est d’agir par envie et non par récompense. Quand on agit par récompense cela consomme plus d’énergie vitale. Il est important de dire oui pour oui et non pour non. Cela effacera l’ennui et la frustration au profit de la jouissance.

Conclusion:

Ce livre très simple à lire et sans aucun doute un de mes coups de coeurs. Il a repris la suite de certains ouvrages que j’ai lu avant pour répondre aux ouvertures. Ce qui m’a le plus intéressé est sans doute le pouvoir créateur de la parole et l’action. Cela m’a permis de modéliser certains apprentissages tacites du processus de création et même d’en créer un outil. Dans la partie concernant le quatrième accord, un passage expose l’importance de faire de son mieux pour se détacher du passé et vivre le moment présent. Me voilà encore avec une ouverture à laquelle j’ai déjà trouvé matière à étudier et dont je vous ferez part une prochaine fois.

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