Un livre sur la poursuite de ses rêves : Le Cercle des Poètes disparus

Adaptation cinématographique avec Robin Williams
“On ne lit pas ni écrit de la poésie parce que c’est joli. On lit et écrit de la poésie car on fait partie de l’humanité. Et l’humanité est faite de passions. La médecine, le droit, le commerce sont nécessaires pour assurer la vie, mais la poésie, la beauté, la romance, l’amour, c’est pour ça qu’on vit.” John Keating

Ce livre, inspiré du film éponyme, je me souviens, je l’ai lu d’une traite. Une amie m’en avait parlé, et j’avais décidé de me le procurer, lorsque j’étais au lycée.

A cette époque, je préparais le baccalauréat. J’avais la tête pleine de questions sur mon avenir, mes rêves, mes ambitions. J’avais peur de ce qui m’attendait, et la pression d’avoir de bons résultats. J’avais eu une éducation assez stricte, pour essayer toujours d’être la meilleure. Mais ces notes académiques qu’on m’attribuait m’importaient peu, j’aimais laisser voguer mon imagination et me perdre dans des fantasmagories oniriques, j’aimais me laisser enchanter par la poésie de la vie et de la nature, et je voulais croquer l’instant présent.

C’est dans ce contexte que j‘ai découvert sur ce bouquin. Et que jamais l’expression “Carpe Diem” n’a laissé de marques plus brûlantes en moi.


“Je ne vis pas pour être un esclave mais le souverain de mon existence.”
Nous sommes dans les années 1960. Dans l’académie austère de Welton, les élèves pensionnaires vivent dans une société rigide et élitiste, avec des parents stricts qui n’ont à la bouche que les mots de réussites, d’ambitions, de voir grand et de gagner sa vie.
Mr. Keating est un professeur de littérature passionné de poésie et de liberté. Avec sa manière d’enseigner peu orthodoxe, en demandant à chacun de penser par soi-même, de savourer la beauté des mots, la beauté de l’environnement qui les entoure, la beauté de la vie qui sommeille en eux. Et quelque chose, dans ces élèves, se réveille. Des rêves, des passions, l’amour.
A l’encontre du modèle “tradition, honneur, discipline, excellence” défendu par l’académie, Mr. Keating essaye de prouver que “le prodigieux spectacle continue et tout le monde peut y apporter sa rime.
Dans un système trop autoritaire et conformiste, des jeunes garçons vont apprendre à donner un sens à leur vie.

Tout au long de l’histoire, Mr. Keating réveille les consciences chez ses élèves. Il remue des sentiments trop longtemps enfouis en eux, et que ceux-ci pensaient avoir oublié.

Il leur demande de penser au pouvoir des mots. Il leur fait découvrir les merveilles qu’offre la poésie. La liberté qu’offre la vie.

“Peu importe ce qu’on pourra vous dire, les mots et les idées peuvent changer le monde.”

Il leur fait découvrir le monde des idées.

Car c’est ce qu’il leur manque. Ces jeunes garçons ont jusque-là connu une éducation purement austère et élitiste, où on leur dit d’apprendre encore et encore, où seule la rigueur est de vigueur, et les rêves sont des bouts de papiers froissés jetés dans la corbeille.

Or les idées sont ce qui peuvent animer tout un chacun. Les idées sont ce qui font travailler l’esprit, l’imagination, les idées sont ce qui éveillent la curiosité, ce qui donne la soif d’apprendre, de découvrir ce qu’il y au-delà.

Et c’est précisément ce que Mr. Keating veut. Que ses élèves réfléchissent à ce qu’il y au-delà de ce qu’on leur dit, le sens des mots, la poésie de leur vie.

“La vérité, c’est comme une couverture trop petite. Tu peux tirer dessus de tous les côtés, tu auras toujours les pieds froids.”

Il y a tant de choses à découvrir dans une vie.

Rechercher le strict savoir ne sera jamais suffisant. La raison peut s’enrichir de données extérieures qu’on lui inculque dès la naissance, mais c’est ignorer alors la connaissance qui réside en chacun de nous, en nos coeurs. Cette connaissance qui devient instinct et nous pousse à rêver, à agir parfois follement, à croquer la vie à pleines dents car chaque bouchée recèle une saveur différente.

“Je partis dans les bois parce que je voulais vivre sans me hâter. Vivre intensément et sucer toute la moelle secrète de la vie.”

Cueillir les roses de la vie

Et c’est la raison pour laquelle il faut chaque jour profiter de l’instant présent, car la vie a mille surprises à nous faire découvrir, tant que l’on garde les yeux bien ouverts.

Ces élèves avaient été trop longtemps aveuglés par un même modèle de réussite qui leur avait été imposé, et John Keating leur montre précisément que ce n’est pas ça, le sens de la vie. Cette vie qu’on leur inflige n’a pas de sens.

Au contraire, la vie doit être faite de rêves et de passions. La vie doit faire battre nos coeurs, c’est cela même l’essence de notre existence.

Et peu importe ce que diront les autres. Il ne faut pas avoir peur d’assumer ses différences. Car ce n’est qu’ainsi que nous pourrons être honnêtes envers nous-mêmes et nous épanouir dans nos convictions.

“C’est instinctif, nous recherchons l’approbation. Mais il faut vous assurer que vos convictions sortent de ce qu’il y a de plus personnel en vous, même si les moutons bêlent et se choquent, même si on vous dit que vous faites fausse route, que c’est mal. C’est Frost qui a dit : « Dans la forêt, le chemin se sépare en deux, et là, je choisis toujours le moins fréquenté, et chaque fois je constate la différence.”

John Keating, l’homme qui va montrer un nouveau visage de la poésie à ses élèves, qui l’acclameront “Ô Capitaine, mon Capitaine”, prône donc une philosophie du bonheur, qui s’accomplit dans la poursuite des rêves de tout un chacun.

Alors n’hésitez plus. Ne vous enfermez plus dans ces schémas que la société, que le monde extérieur vous impose. Autorisez-vous à rêver à nouveau. Laissez naviguer votre imagination. Replongez-vous dans ce qui vous fait vibrer. Echappez-vous grâce à la poésie de la vie.

Et n’oubliez jamais :

“C’est dans ses rêves que l’homme trouve la liberté, cela fut, est, et restera la vérité.”

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