William Percillier — Demi-de-mêlée et étudiant au sein du Global BBA : Prise de décision au cœur du jeu

emlyon business school
Mar 16 · 5 min read
L’exigence de Sportif de Haut Niveau, appliquée au niveau académique, et la vision globale liée à son poste de jeu, font de William un étudiant investi, et rigoureux.

À la question « Qu’est-ce qui fait un bon demi-de-mêlée ? », William Percillier répond volontiers « La communication ! »

Dans ce domaine, le jeune franco-canadien a l’expérience du terrain grâce à son poste de demi de mêlée (n°9) dans l’équipe de Rugby à XV du stade Français Paris. Avec le demi d’ouverture (n°10), il est l’un des deux joueurs composant la « charnière » de l’effectif qui relie les avants aux trois-quarts. Par son positionnement central et sa vision globale, il est au départ de nombreuses phases de jeu et oriente la stratégie de ses coéquipiers.

Ses premiers ballons, de l’Asie au Canada

Bien qu’il soit né à Talence près de Bordeaux, William est anglophone et a grandi dans plusieurs pays différents. A l’âge de 3 ans, il quitte l’Hexagone avec sa famille pour emménager à Singapour pendant 10 ans, puis à Hong-Kong pour 5 ans, et enfin au Canada. Il se définit comme empreint de la culture canadienne et nord-américaine en priorité, puis d’une culture « d’expat » et française.

C’est en Asie qu’il touche ses premiers ballons, et se souvient traîner un peu des pieds la première année pour s’entraîner. Après être passé par des postes de talonneur (n°2) et d’ailier (n°11/14), il trouve sa place au poste de n°9, qu’il ne quittera plus. C’est en tant que demi de mêlée qu’il joue au lycée dans une équipe renommée de l’île de Vancouver. En parallèle, il pratique plusieurs sports dont le tennis à bon niveau, un sport qu’il connait par l’intermédiaire de sa mère, elle-même entraîneur. Une fois arrivé à l’université, sa pratique du rugby et son engagement dans le monde de l’ovalie s’accentuent. Étudiant en Psychology & Economics à la prestigieuse UBC — University of British Columbia — à Vancouver, il suit ses cours en présentiel et intègre l’équipe rugby de l’Université, où il joue ses premiers matchs en Senior au niveau national. William commence alors à entrevoir les perspectives d’une carrière sportive professionnelle.

Le tournant, de Vancouver au Stade Français

Comment s’est alors opérée la transition de Vancouver à Paris, alors qu’il n’était pas, sur le papier, prédestiné à devenir rugbyman professionnel ? Sa trajectoire prend un tournant inattendu quand Pascal Papé et Julien Dupuis, respectivement coach de l’équipe Espoir et de l’équipe professionnelle de l’époque du Stade Français, et tous deux ex-joueurs, visionnent une vidéo compilant ses meilleures séquences de jeu. Le talent du jeune franco-canadien est sans appel. William se retrouve ainsi invité à faire un premier séjour dans le club francilien, puis signe une période d’essai qui laisse rapidement place à un contrat de 3 ans avec le club de la capitale.

William s’entraîne majoritairement avec l’équipe professionnelle qui évolue en Top14, le championnat d’élite Français très convoité à l’international. Lors de ses premières minutes de jeu en Top 14 en novembre dernier, il marque son premier essai sur son premier ballon touché. On peut difficilement faire mieux comme baptême du feu ! William se souvient de cette première : « C’était un rêve devenu réalité que de jouer avec l’équipe professionnelle après seulement un an d’entraînement. »

Après avoir joué pendant l’European Rugby Challenge Cup face au club italien de Trévise, William continue de s’entraîner essentiellement avec les pros : « Le temps passé en match, n’est qu’une fraction du temps que nous passons ensemble. La situation actuelle n’a pas d’effets négatifs sur la cohésion du groupe », témoigne-t-il en référence à la situation sanitaire actuelle. Toutefois, le jeune rugbyman concède qu’il y a peut-être un peu moins d’adrénaline pendant le match et qu’il espère retrouver très prochainement les supporters du stade Jean Bouin.

Un manager sur le terrain… et à l’école

Après un match le week-end, William commence généralement sa semaine par un jour de repos, suivi d’un travail d’analyses vidéo. Le programme s’intensifie en milieu de semaine avec des séances spécifiques pour chaque poste. À J-2 avant le prochain match, place à la récupération, puis à une séance « marchée » la veille de la rencontre, où les coéquipiers reproduisent des schémas tactiques, mouvement par mouvement, en vue du match à venir.

Son poste de demi de mêlée comporte de nombreuses responsabilités : « C’est crucial de savoir faire jouer l’équipe, d’animer les attaques, d’organiser les défenses, tout en exploitant les temps forts et en gérant les temps faibles du match. En somme, savoir choisir la meilleure stratégie en fonction de chaque situation. » Finalement être n°9, c’est être au cœur de la communication et de la prise de décision, à l’instar d’un manager !

C’est grâce à emlyon business school que William découvre le monde du management, au sein du programme Global BBA track SHN : « Le programme est parfaitement adapté aux emplois du temps exigeants des Sportifs de Haut Niveau (SHN), où le besoin de flexibilité est capital ! Cela est appréciable pour nous sportifs de pouvoir faire autre chose que du sport et préparer notre après».

Mickael Romezy, Directeur des Programmes Sport, confirme l’épanouissement de William dans le programme : « William nous a rejoint directement en deuxième année, après la validation de sa première année d’université à l’étranger. Son intégration dans le programme a été très réussie grâce à la maturité dont il fait preuve au quotidien. Son exigence de Sportif de Haut Niveau, appliquée au niveau académique, et la vision globale liée à son poste de jeu, font de William un étudiant investi, et rigoureux. Il saura exploiter tout son potentiel stratégique au profit de l’entreprise qui le recrutera en après-carrière ».

Quant à sa reconversion après sa carrière sportive, William n’a pour l’instant pas d’idée précise. Fort de ses diverses expériences de vie et d’une approche pluridisciplinaire au sein de son programme de formation, il se laisse le temps. Si le rugby reste sa passion première, il reconnaît porter de l’intérêt à une multitude de domaines, et se voit bien étendre son champ de vision. Une qualité essentielle pour être un grand n°9 !

Pour cette saison avec les rose et bleu du Stade Français, l’objectif de l’équipe est de finir dans le top 6 de la saison régulière pour rejoindre les phases finales de fin de saison. Les prochains matchs s’annoncent déterminants. À titre personnel, William souhaite gagner progressivement en temps de jeu en Top 14, mais aussi jouer à nouveau pour l’équipe nationale du Canada où il a déjà eu l’opportunité d’honorer quatre sélections. A la clé, le rêve de briller avec l’équipe Canadienne dans son pays d’adoption, grâce à une sélection pour la prochaine Coupe du monde de rugby, qui aura lieu en France en 2023 !

Si le rugby reste sa passion première, William reconnaît porter de l’intérêt à une multitude de domaines, et se voit bien étendre son champ de vision.
Si le rugby reste sa passion première, William reconnaît porter de l’intérêt à une multitude de domaines, et se voit bien étendre son champ de vision.

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