Changer nos façons de faire

c’est toujours difficile

Ah! les changements climatiques… c’est devenu presqu’une expression populaire, un oxymoron. C’est comme entendre parler de la vie sur les autres planètes mais de ne jamais en avoir la preuve. Il semble bien que dans l’expérience d’une majorité de québécois, le climat ne change pas. Et pourtant.

Nos hivers se suivent et se ressemblent vous dites ? Ce n’est pas faux pour ainsi dire, de notre point de vue, qui se limite à notre petite cour, notre petite avenue ou notre petite ville. Qui se souvient de la petite maison blanche du Saguenay ? Et pourtant, la science est là et elle est catégorique : les changements climatiques ça se passe sur une échelle globale et ça se vérifie globalement. Maintenant, que faut-il savoir sur ces changements et que faut-il faire pour s’y adapter ?

La terre se réchauffe plus rapidement qu’elle ne le devrait en réalité, surtout dans l’hémisphère nord, le nôtre. Et la calotte glaciaire du pôle nord fond très rapidement. Ainsi, les premiers impacts majeurs auront lieu sur les océans et sur les littoraux : montée du niveau des mers et inondations côtières. Mais, bien qu’il y ai des catastrophes annoncées, qu’est-ce que le commun des mortels peut faire ? Ce qui fait généralement la différence face à de grands enjeux de société comme celui qui prend forme maintenant ce sont les changements de mentalité mis en oeuvre à la base et par la masse. Les leaders peuvent montrer le chemin, même l’ouvrir, mais il ne peuvent pas changer le monde à eux seuls. Développer un sentiment de responsabilité envers les générations futures et changer ses habitudes ça peut être aussi simple que d’abandonner les sacs plastiques et marcher jusqu’au dépanneur plutôt que de prendre la voiture. Un tel comportement porté par la masse pourrait avoir un impact significatif sur la demande et sur les émissions GES. Mais surtout, il pourrait briser le cycle du citoyen irresponsable par l’éducation parentale. Montrer l’exemple c’est la responsabilité des grands. Bien entendu, les grands pollueurs corporatifs doivent se responsabiliser aussi. Ce sont des citoyens redevables comme nous. Exigez des gouvernements conséquents. La taxe sur le carbone peut aussi bien contribuer à cet enjeux. Or, pour responsabiliser les entreprises ou les gouvernements il n’y a rien de mieux que la masse de leurs électeurs et consommateurs qui bouge dans le même sens. Dans un Montréal en phase de profonds changements, c’est le moment ou peut-être jamais pour le citoyen qui veut faire reconnaître ses ambitions, ses droits et ceux de ses enfants.

Le consommateur aura le dernier mot

Le consommateur est puissant en groupe. S’informer et choisir des produits qui sont fabriqués et livrés dans le respect des ententes de Paris et du protocol de Montréal c’est facile dans l’ère de l’internet. L’information c’est le pouvoir. L’union c’est la force. Et nous en aurons bien de besoin car le retrait du Canada du pacte de Kyoto et l’élection d’un président américain pro-énergies fossiles seront des obstacles considérables. Alors, dites-vous bien une chose : changer nos façons de faire c’est difficile, mais être forcé de changer nos façons de faire l’est d’autant plus.

Changer Montréal un projet à la fois

Eric Soucy, chef de projet

Groupe d’Action Citoyenne Marché Voyageur

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