l’îlot Voyageur…


Un nouveau chapitre s’ouvre dans la saga de l’îlot Voyageur au Centre-Ville de Montréal


le gouvernement met indéfiniment son projet de tours sur les tablettes

‘’Merci M. Couillard d’avoir mis ce projet insensé sur les tablettes; cela nous donnera l’opportunité d’éviter une erreur urbaine qui marquerait à jamais l’identité de Montréal’’ -Eric

Un employé de Desjardins veut transformer la Gare abandonnée Voyageur en un Marché Public Vert muni d’un toit Maraîcher et d’une Place Publique de calibre international. Avec ce projet, l’îlot Voyageur Sud deviendrait la prochaine grande Place Publique de Montréal. Cette place aurait pour mission de servir les habitants du centre-ville et les travailleurs du quartier, promouvoir de saines habitudes de vie, créer des emplois, promouvoir les produits fermiers et le savoir faire technologique du Québec ainsi que le savoir faire culinaire québécois aux touristes, à l’image du Marché San Miguel Espacio culinario au centre-ville de Madrid. …et, verdire le quartier.

PIERRE OBENDRAUF / MONTREAL GAZETTE

Un Modèle Économique

Il s’agirait d’une toute nouvelle vocation économique, touristique et urbaine pour cet îlot squatté et sans fonction. Conseiller aux Entreprises chez Desjardins, pigiste en contenu web et photojournalisme, et directeur d’un petit startup Montréalais, Eric Soucy mène le Projet Citoyen Marché Voyageur.Cité Maraîchère depuis Septembre 2014. Présenté à Je Vois Montréal, un événement mis sur pied par la ville et la banque de Montréal en Novembre de la même année, le projet, qui était avant tout l’idée d’un citoyen résident du Quartier Latin, est devenu au fil des mois un projet communautaire. Les médias s’y sont intéressé, à la grande surprise du principal intéressé. Grâce à une notoriété naissante, plusieurs citoyens et institutions ayant entendu parler des détails de la proposition ont joint le projet depuis. Qui plus est, des intervenants universitaires en urbanisme, en architecture, et en technologies du développement durable se sont joints à l’équipe de travail qui œuvre à faire avancer le projet. L’initiative d’une seule personne est donc devenu une organisation citoyenne de bénévoles qui, comme le porteur de ballon, croient que cette idée est fédératrice et visionnaire pour Montréal; surtout en rapport avec ce que le gouvernement prévoit pour cette partie de l’îlot et sa Gare d’Autocars Abandonnée— en écrivant ces lignes nous avons appris que le gouvernement met en veille indéfiniment son projet de tours à bureaux sur le site, une excellente nouvelle pour le projet marché Voyageur— Il existe un dénominateur commun dans le quartier, et maintenant dans le tout Montréal, une volonté de promouvoir le développement durable, le verdissement et le design urbain intelligent sur cet îlot stratégique très important pour la ville. Plus encore, les citoyens ont été sensibles au message concernant un programme d’insertion sociale inclu au projet Marché Voyageur. C’est à dire que ce marché public offrirait des stages en emploi des métiers des technologies vertes aux jeunes les plus vulnérables; un besoin criant dans le quartier. Aussi, il met de l’avant tout un design de verdissement et de re-naturalisation des voies Est-Ouest à travers un sous-projet qui désenclaverait tout l’îlot: Le Passage Voyageur.

Le Passage Voyageur, un sous projet pour désenclaver l’îlot Voyageur et redonner les lieux aux Montréalais — Concept,design esquisse: Eric Soucy

Un résident qui constate

“Ce qui m’a fasciné d’abord et avant tout, c’est de voir que ce lieu stratégique, avec sa Gare abandonnée traversée chaque jour par des milliers de personnes, était laissé sans fonction, sans activités. Ce qui m’a poussé à présenter une idée c’est l’abandon du centre de la ville combiné à la découverte de ce que l’administration Marois avait annoncé comme projet pour re-qualifier cette partie de l’îlot Voyageur. Pour moi, leur proposition ne faisait aucun sens dans ce que je connais de mon quartier et de Montréal. Ce n’est pas tellement l’édifice qu’ils veulent détruire qui me dérange, bien qu’il soit solide et récupérable — une raison de plus de le rénover — mais c’est surtout la fonction administrative qu’ils veulent donner à l’îlot qui me dérange; c’est un modèle économique insensé, Montréal n’est pas Québec ou Ottawa; le centre de la ville doit être culturel, événementiel et publique, c’est ça Montréal, pas une ville de fonctionnaires qui quittent pour la banlieue à cinq heure” — Eric
La cour intérieure du Projet Marché Voyageur avec une section du Sentier Urbain du Quartier Latin — Concept: Eric Soucy, rendu graphique Fannie Blaney & Eric Soucy

Des tours pour les fonctionnaires de Revenu Québec

Au coût de 246 000 000$ de fonds publiques, l’administration Marois avait présenté en Novembre 2013, un projet de tours à bureaux pour reloger Revenu Québec, avec une plaza de boutiques au rez-de-chaussée. Sans plans ni entrepreneurs et sans modèle économique ou design urbain étudié. L’annonce fût fait en grande pompe avec le Maire en conférence de presse. Depuis, les Libéraux ont pris le pouvoir au Printemps 2014 et ils ont apparemment mis sur la glace ce projet pour des raisons non dévoilées… Mais lorsqu’une journaliste de la Gazette, Tracey Lindman, posa la question au Porte-Parole de la Société des Infrastructures du Québec à savoir si ce projet de tours était toujours dans les cartons, le fonctionnaire n’a pas voulu répondre clairement… Qui plus est, il avait souligné que pour présenter un Projet, toute organisation ou citoyen, devait demander une permission… au dernières nouvelles, cet édifice et son terrain sont publics et la SQI est tenue de considérer l’initiative de tout citoyen ou entrepreneur voulant ré-developper cet îlot urbain abandonné, propriété publique, à des fins communautaires sans buts lucratifs, ou tout entrepreneur privé faisant une offre d’achat sur la propriété publique. — l’administration Couillard a annoncé Jeudi dernier une mise en veille indéfinie du projet tel que mentionnée ci-haut. Mais le combat n’est pas terminé pour éviter une erreur urbaine puisque Pierre Karl Péladeau et le parti québécois défend le projet Marois que la mairie de Montréal avait appuyé à l’époque. Ces deux instances mettront de la pression sur les Libéraux pour obtenir cet investissement et aller de l’avant avec ce projet insensé.

‘’Ce développement n’est que le dernier d’une longue suite de revirements dans ce qui constitue l’une des plus grandes sagas immobilière de l’histoire du Québec moderne’’ -Philippe Orfali, le Devoir
Ensemble de panneaux et une serre photovoltaïques proposés par l’équipe d’ingénieurs en énergie verte de l’Université Concordia dirigé par Andreas K. Athienitis PhD — Centre for Zero Energy Building Studies (Concordia)

La Seule Proposition organisée et sérieuse pour la révocation de ce lieu notoire

Ainsi, le Projet Marché Voyageur devient la seule proposition organisée et sérieuse pour la re-qualification de ce lieu notoire. Mais surtout, c’est un projet qui tient compte des réalités du quartier et de l’importance de ce lieu stratégique pour le futur de Montréal. Le design urbain durable et économiquement viable déterminera l’avenir du secteur. Un Marché Public Vert avec un laboratoire universitaire sur les technologies du développement durable au Centre-Ville de Montréal muni d’une place publique événementielle intéressent les Montréalais de loin devant la proposition du gouvernement de transformer le square en centre administratif ou toute proposition de développement de condominiums, sondages à l’appui. De toute manière, Aquilini Realties qui a acheté les droits de Québec sur la partie Nord de l’îlot et l’édifice inachevé de l’UQAM au dessus de la nouvelle Gare pour 45 000 000$ est à terminer la tour pour en faire des logements. Dans cet optique il fait encore plus de sens de construire un Marché au Sud, car le projet d’Aquilini augmentera la population du quartier. On pense aussi beaucoup à la rue Saint-Hubert, une rue magnifique qui présente un potentiel majeur de développement; le projet est conçu pour rayonner sur tout le quartier, le marché n’est que le prétexte, le produit, l’offre principale, le coeur économique de l’idée. Voyez l’entrevue accordée à l’émission Montréalité sur les ondes de MaTv en juin dernier par notre chef de projet et notre responsable du développement de partenariats.

La demande

Nous avons eu plusieurs critiques depuis le début du projet, plus spécifiquement sur l’absence de partenaires financiers, sur l’absence de la reconnaissance des élus municipaux à notre proposition et sur nos métiers respectifs qui n’ont rien à voir avec l’urbanisme et l’architecture — nous avons maintenant un architecte qui travail avec son équipe à la révision de la vieille gare et ils nous préparent de nouveaux rendus architecturaux pour la rénovation de la Gare Voyageur— Avons nous besoin d’être des urbanistes pour connaître la ville ? Nous connaissons notre ville et ses enjeux. Nous avons fait nos devoir et nous avons consulté plusieurs professionnels du milieu, qui donnent tous raison à notre modèle économique et urbain. Nous avons aussi beaucoup consulté la communauté, à l’aide de sondages en ligne gracieuseté de allourideas.com et les résultats sont probants; ils donnent raison à notre vision pour l’îlot Voyageur.

Les Sondages ont jusqu’à maintenant produit 2500 réponses — allourideas.com

Sondages

allourideas.com nous a fourni la plateforme web pour le sondage. Étonnement, la communauté Anglophone de Montréal s’est prononcée en très grand nombre par rapport à la communauté Francophone; 2000 répondants contre 500. Et pourtant, le quartier latin c’est le coeur francophone de Montréal. Il n’est pas trop tard pour ajoutez votre voix au débat en répondant aux sondages et c’est important de le faire car des décisions navrantes pourraient être prises cet automne dans le dossier. Le futur du secteur Émilie-Gamelin, l’image de la métropole québécoise et l’économie locale sont en jeux. Répondez ici:

Français 1 — Français 2

Le Centre-Ville culturel et touristique de Montréal

“Ne perdons pas de vue que l’îlot Voyageur c’est aussi le centre-ville et que les infrastructures urbaines, en plus des institutions majeures qui l’entoure, désignent cet îlot urbain ainsi. Ce fut la volonté des urbanistes dans les années soixante et ceci est inéluctable. La principale entrée de Montréal par l’autoroute, par le métro, par l’autobus et par l’aéroport c’est l’îlot Voyageur et sa station Berri-UQAM. Les nombreuses institutions culturelles, d’enseignement et de services publiques qui l’entoure génèrent à eux seul 50 000 déplacements par jour sur ce coin de rue; la Station Berri quant à elle en génère 100 000 quotidiennement. Les Montréalais des quatre coins de la ville passent par là dans leur vie de tous les jours. Les touristes de partout au monde transitent par là aussi. Quelle occasion d’affaires incroyable pour Montréal. Et pourtant, l’image que nous leurs offrons c’est ce no man’s land. L’opportunité qu’il y’a à cet endroit est remarquable, de plus, les infrastructures sont révocables et la station Voyageur a un accès direct et fonctionnel au métro. Ce serait le seul marché public avec son entrée sur le métro, sur trois lignes de surcroît. L’an prochain il y’aura aussi le nouveau CHUM, qui génèrera un 15 000 passants supplémentaires dans le quartier. Quant j’y passe je n’arrête pas de penser aux multiples avantages pour mon quartier et ma ville. Les besoins sont criants; l’offre alimentaire est pauvre et unidimensionnelle dans le quartier latin; on a besoin d’emplois pour les jeunes; on a besoins de rafraîchir cet épouvantable îlot de chaleur; on a besoin de circuler est-ouest; on a besoin d’un centre-ville vivant, pas d’un mini Ottawa avec des fonctionnaires qui quittent à 17h. Chaque grande capitale européenne à son marché public central où elle montre au monde entier son savoir faire et son savoir vivre, pas nous, mais il est là, vide, en train de pourrir. La ferme du Québec sur le métro Berri c’est pour moi d’une évidence frappante en terme de mise en marché du québec et de sa métropole. C’est un concept unique au Canada, et on peut le réaliser à l’îlot Voyageur avec des infrastructures existantes” -Eric
Aspect de la façade Berri du Marché Public et de son toit maraîcher — concept: Eric Soucy, rendu graphique: Eric Soucy, Fannie Blaney

texte, photos et concept FI3200/2015

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