MM RADIO : LECTURE AVEC DO RAZE — “FUCKING BUSINESS”

“C’est difficile de se remettre en question. On oublie.”

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Début de la 4ème saison de l’émission mensuelle LECTURE qui introduit la nouvelle saison de MM Radio.

Pour cette rentrée, Angela Peauty discute avec Do Raze, en charge des sujets de communication et e-réputation employeur dans un grand groupe français et auteure de “Fucking Business” (HC Editions).

Dans ce second ouvrage et premier “roman long”, Do Raze décrit un univers où l’industrie du meurtre corporate existe et qui ne manque pas de subir l’obsolescence de sa structure économique, comme de nombreuses entreprises. “J’ai des lecteurs que j’ai croisé qui me disaient qu’ils adoreraient, dans leur entreprise, le principe — enfin, eux, entre collègues — de pouvoir tuer quelqu’un sociologiquement parlant ou psychologiquement parlant. Ça leur plaisait beaucoup ce concept qui existe déjà, finalement, parce qu’un sociopathe, vous le croisez, c’est exactement ce qu’il va faire. Et/ou certaines techniques d’agents secret ou de renseignement, c’est ce qu’ils vont mettre en œuvre. Donc, je n’ai pas eu l’impression d’inventer quelque chose de dingue là-dessus, c’est juste que quelque part, je pense que j’ai appliqué ce qui était, peut-être, des méthodes, voilà, réservées aux services secrets ou au commun des mortels. En fait, c’est ça qui m’intéressait. C’est plutôt de dire, finalement, vous pouvez être n’importe qui — ça peut être tout le monde — vous êtes juste bon dans votre travail et vous ne savez pas que vous êtes un des petits rouages qui contribue à la performance de votre entreprise, qui va être, du coup, dans la ligne de mire d’un concurrent et vous retrouver, d’un seul coup, exposé comme si vous étiez une cible d’importance.”

“Souvent, ce qui vous fait bouger, c’est le changement obligatoire parce que vous êtes face à un risque, face à un danger et on ne bouge souvent que sous cette impulsion-là.”

Elle utilise ce thriller — “potentiellement sélectionné pour un prix” de festival — pour traiter de la remise en question professionnelle. “Je n’aime pas les choses tout noir ou tout blanc, je trouve que tout est vêtu de nuances de gris. Mais, je pense, quand même, qu’il y a des caractéristiques, effectivement, de génération. C’est-à-dire que des gens qui font, qui ne se posent pas des questions, qui sont en permanence tournés vers l’avant et qui vont, finalement, ne jamais aller voir ce qui s’est fait dans le passé et qui vont repartir à zéro à chaque fois, avec, pour le coup, cette difficulté pour “les anciens” d’avoir l’impression qu’ils n’ont rien à léguer. Et c’est quelque chose qui m’interpelle beaucoup parce que ça, pour le coup, on le rencontre en entreprise. C’est-à-dire, cette impulsivité, cette créativité. Parce que c’est ça, en fait. C’est une super énergie mais avec l’impression, finalement, qu’il leur faut systématiquement repartir de zéro et que rien de ce qui s’est fait avant n’est valable.”

“Il y a de la rédemption. L’âme humaine a une capacité, en tout cas, de rédemption et c’est ces personnages-là que j’aime.”

Do Raze en profite également pour illustrer la quête de l’innovation de la nouvelle génération face à l’ancienne génération qu’ils considèrent obsolète dans sa façon d’entreprendre. “J’avais assisté à une conférence sur les neurosciences. Il paraît que le cerveau est un fan de tout ce qui est nouveau, de la nouveauté. En fait, notre cerveau est accro à ça. Quand j’étais jeune, si je voulais aller découvrir quelque chose, il fallait que j’ouvre les pages d’un bouquin, il fallait que j’aille dans une librairie, il y avait des démarches assez longues. Avec Internet, finalement, on accède à quelque chose de neuf en continue, à la vitesse de l’éclair. Donc, je pense que cette boulimie aussi de choses, de contenus, de choses nouvelles qui caractérisent notre époque, on est dans la guerre du contenu.”

“Je ne cherche pas à rendre Bleu aimable ou mal aimable. Je cherche juste à ce qu’il soit lui et que ce soit sa subjectivité à lui, finalement, qui soit le fil rouge de l’histoire.”

Comme à chaque émission Lecture, Angela Peauty discute avec les auteurs de leur style d’écriture ainsi que de leurs lectures.

Do Raze révèle son rythme d’écriture qui transpire tout au long du récit de “Fucking Business”. “Je ne fais pas de plan, donc je vis l’histoire au fur et à mesure que la vit mon personnage. Je progresse dedans, donc forcément, il y a des pleins, des vides au même rythme que finalement, lui, peut d’un seul coup les vivre. Et puis, pour moi, quand j’écris, il y a une musique et donc, il y a des moments, je pense, où ma bande-son n’est pas la même et que ma playlist est peut-être plus calme ou plus speed. Je pense qu’il y a assez de ça. […] C’est une musique intérieure. C’est vraiment une musique des mots. C’est une rythmique d’écriture mais qui, pour moi, a une sonorité.”

Elle parle du challenge du second ouvrage. “Déjà, c’était un challenge de réussir à écrire le deuxième. C’est-à-dire qu’on a la pression quand on a écrit le premier et de réussir à en écrire un deuxième. En tout cas, moi, c’était un challenge. Donc, déjà, de l’aboutir, d’avoir un retour assez positif.”

Également, d’utiliser la lecture comme un moyen d’éviter le burn-out. “Moi, de toute façon, si je ne peux pas lire, c’est que j’ai atteint un niveau de surmenage ou de quelque chose qui ne va pas dans ma vie, qui fait que c’est un signal d’alerte. En fait, lire, pour moi, c’est primordial. Par contre, quand j’écris, j’évite de lire — comme j’écris des polars. J’adore lire du polar mais je ne lis pas que ça. Donc, quand j’écris, j’évite de lire du polar.”

Do Raze dévoile des indices concernant son troisième livre. “Polar mais différent. Très, très différent des deux premiers. Lui, dans la réalité complète pas avec ce côté un peu irréel. Un fictionnel intensif qu’il y avait dans “La Mort des Rêves” parce que dans “La Mort des Rêves”, c’était encore plus poussé et dans “Fucking Business”, c’est plus de l’anticipation comme dit mon éditrice Isabelle. Mais non, là, c’est plus réel.”

Découvrez un extrait audio imagé de la conversation Lecture.

Bonne écoute et bonne Lecture !


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©MasterMINDER Entertainment


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