MM RADIO : LECTURE AVEC DR. HALIM YOUCEF-DUMEZ — “L’AMI INTERIEUR”

“C’est un véritable outil de révélation de soi.”

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Dans la dernière conversation de l’émission LECTURE de l’année sur MM Radio, Angela Peauty discute avec Halim Youcef-Dumez, docteur en médecine générale, ostéopathe, psychothérapeute et auteur du livre “L’Ami Intérieur — Libérer le Meilleur de Soi”. “Ce n’est pas un livre de recettes. C’est un livre, alors, j’allais dire, de travail. Ça fait un peu peur quand on dit travail mais c’est un livre de voyage intérieur. L’idée, ce n’est pas de donner 2/3 trucs en se disant que, si vous faites ça, tout ira pour le mieux. Il y a des choses qui font du bien, effectivement, mais là, en l’occurrence, c’est vraiment une invitation à un voyage à l’intérieur de soi, à l’explorer. Notamment les obstacles qui nous limitent dans notre réalisation.”

“C’est le désir et l’envie qui sont le vrai moteur. Alors, on obtient des choses par la volonté mais j’ai l’impression que cette quête-là était en amont de ma volonté.”

A travers sa quête spirituelle qui s’est imposée à lui, Halim Youcef-Dumez a naturellement accepté le voyage — même s’il fut long et difficile — afin de se découvrir. “Réaliser que ces épreuves ou ces blessures ou ces charges émotionnelles ou ces difficultés participent tellement à ce que je suis et à me construire. Et quand on les voit, tout d’un coup, de cette façon-là, ce n’est plus quelque chose qui est contre nous. Oui, d’accord, ça n’a peut-être pas été agréable mais aujourd’hui, ça m’a permis de me construire. Avec du recul, on le réalise et ça nous met dans une dimension de résiliant.”

“Beaucoup de gens mettent du sable par-dessus parce que, d’abord, ça peut être un peu plus facile, ce n’est pas forcément plus confortable, au final.”

Et c’est cette expérience — révélée dans “L’Ami Intérieur” — qu’il souhaite partager aux auditeurs, même si la quête peut se faire sous une forme différente. “Prendre conscience de cette part en soi qui est fondamentalement bonne. Prendre conscience, même s’il n’est pas toujours accessible, même pas toujours perceptible, qu’on a des ressources incroyables à l’intérieur de nous, de traverser des obstacles de transformation, des obstacles, voire même en avantages et en force. […] Il y a une chronologie que j’ai essayé d’installer mais ça, c’était mon côté structuré qui voulait donner une trame. Mais comme je ne suis pas du tout dogmatique, je ne pense pas qu’il faille forcément suivre les choses comme ça. Je parle du chemin de l’ami intérieur comme un axe, comme une direction. Il faut utiliser des outils qui nous correspondent. Mon intention en écrivant ce livre, c’était de donner une ligne.”

“C’est un compagnon central, un compagnon au cœur de toute chose et neutre, qui ne va pas être jugeant.”

Dans “L’Ami Intérieur”, Halim Youcef-Dumez raconte qui est cet ami découvert à travers cette quête. “Je ne parlerai pas d’identité pour l’ami intérieur, justement, pour ne pas l’enfermer. Je l’ai appelé de différentes façons : je l’appelle “ami intérieur”, je l’appelle “axe intentionnel sourd”, je lui ai donné différent nom, tout simplement parce que, pour moi, c’est comme un principe. […] Cet ami intérieur, c’est ce tuteur, c’est cet endroit de moi-même qui sait faire en sorte que, quoi qu’il m’arrive, quelles que soient les épreuves, je sache en tirer parti, je sache en faire quelque chose de bien pour moi mais aussi pour le bien commun. Et ça, aussi, c’est une dimension qui me semble importante.”

“Être médecin, c’était une évidence. Je ne me suis jamais dit, “peut-être que je n’y arriverai pas”. Non, ça ne m’a même pas effleuré parce que c’était tellement moi, c’était tellement mon appel, que je ne pouvais que le nourrir.”

En plus de poursuivre sa quête, “Elle n’a pas de fin mais la différence, c’est que depuis ce passage, c’est comme une quête pour affiner,” l’auteur a su déceler sa mission de vie, “Créer un monde d’amour en étant dans le service et la transmission. Je crois que ça serait ça. Alors, si on se reparle dans quelques temps, peut-être que je l’aurais formulé un peu autrement mais l’essence est de cet ordre-là.”

“Une rationalité sans ouverture, pour moi, c’est une impasse. On ne peut pas avancer.”

Halim Youcef-Dumez partage quelques conseils de lecture à la suite des retours concernant l’épaisseur de son livre de 568 pages. “Lire le livre en prenant son temps parce que c’est un livre qui demande du temps. Ce n’est pas du tout un livre à lire en diagonal, il faut y aller tranquillement. Quand on sent que ça bute parce que quelque chose est en train de se passer, on fait une pause. Et sur la fin, il y a des exercices pratiques de corps parce que le corps me semble important. Ce n’est pas la dominante du livre, bien sûr, je ne pouvais pas tout mettre dans ce livre, j’ai mis tout ce que j’ai pu mais je crois beaucoup à la composante corporelle.”

“Pour moi, ça a été une invitation à faire des pauses et à respirer. La vie est une respiration aussi et il faut, des fois, se poser.”

Il dévoile le temps pris pour l’écriture de “L’Ami Intérieur”. “C’est 3-4 années de dur labeur et pour l’écrire quand même, c’était 3-4 ans très, très intensifs. Bon, il y avait l’écriture brute, elle-même mais il y avait aussi le souci de la forme. Comment faire en sorte que ce que je peux écrire, à l’état brut, serve ? C’est ce souci-là qui m’a pris du temps aussi sur la fin. Il faut que ça serve, il ne faut pas que ce soit juste un livre à lire en diagonal. Il faut qu’il y ait des outils, il faut que ça serve.”

“Je médite avant d’écrire, même sur un temps court, ça peut être 5, 10 minutes mais je me pose, comme pour laisser de la place pour que les choses puissent venir.”

Il raconte sa routine d’écriture. “J’ai la rigueur de me donner 2 heures par jour, le matin. C’est là où c’est frais. J’adore les idées du matin, les idées du réveil. Une grande partie m’est venu le matin, à l’aube, à des moments où je ne m’y attendais pas. Je me réveille à 5h30 tout d’un coup et puis, l’histoire venait et je l’écrivais. Donc, oui, oui, j’aime beaucoup l’écriture du matin.”

Halim Youcef-Dumez parle du livre qu’il lit actuellement. “C’est en écrivant d’abord que j’ai réalisé que ça faisait longtemps que je ne lisais plus ces choses de littérature et je me suis dit que ce serait bien de reprendre la lecture, de repartir sur du littéraire parce que je pense que j’aimais ça vraiment avant. Donc là, je me suis mis à regarder un peu à droite, à gauche et là, actuellement, je suis en train de lire depuis quelques jours “Mémoires d’Hadrien” de Marguerite Yourcenar et j’adore. C’est un roman. Je suis très impressionné parce que c’est un livre historique et moi, ce n’est pas du tout mon domaine. Je suis vraiment sur des choses, comment dire, fonctionnelles parce que je parle beaucoup avec mon cœur mais vraiment liées au développement personnel.”

Il révèle le sujet ses prochaines idées d’écriture. “J’en ai plusieurs en tête. D’une part, ce que j’aimerais, sur un plan plus pratique — même si, malgré la taille de ce livre, je peux les inviter à le lire — j’aimerais quand même faire, peut-être, comme il y a beaucoup de thèmes importants, extraire des thèmes et les développer pour que ce soit peut-être encore plus facile d’accès. […] Et puis d’autre part, ça m’a donné envie d’écrire un roman.”

Découvrez un extrait audio imagé de la conversation Lecture de décembre avec Dr. Halim Youcef-Dumez.

Bonne écoute et bonne Lecture !


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