Et le courage ? … Bordel !

Photo by Jason Rosewell on Unsplash

Claude dirige son entreprise avec l’impression, jour et nuit, de naviguer sur les flots d’un marché mouvant et tempêtueux. Dominique a pris en charge le poste de Digital Officer et pense bientôt passer son doctorat en étirement car le gros de son boulot consiste à penser long terme tout en agissant très, très court terme. Charlie est manager et songe à bientôt embrasser une carrière d’équilibriste, à force de devoir composer avec les objectifs des actionnaires, les attentes des clients et les exigences des employés. Stéphane a engagé un grand projet de développement personnel et tous les soirs se couche en se disant qu’il aurait mieux valu rêver d’aller sur la Lune. Point commun de ces quatre héros du quotidien : ils ont tous pour mission de conduire une transformation. Peu importe ce qu’il s’agit d’embarquer avec soi : ses clients, ses équipes, ses partenaires, sa capacité d’action ou sa seule volonté, changer suppose une bonne dose de courage.

Et pourtant, le courage est bien souvent mot tabou. Seulement, voilà : à salarié féru, leader couillu.

Alors, histoire de parler vrai, je me suis amusée à bâtir un petit inventaire tout subjectif de ce qui selon moi compose cette notion essentielle ; sorte de liste à cocher du chevalier des temps modernes.

C’est parti :

  • Courage de regarder derrière les apparences et de s’intéresser à la personne, en profondeur.
  • Courage d’admettre qu’on a perdu le Nord quand cela se produit ; reconnaître que, de facto, son action (… son agitation …), s’apparente plus à une fuite en avant qu’à une vraie démarche structurée de progrès ; et du coup, se poser un instant et prendre le temps de choisir l’étoile qu’il s’agira d’atteindre.
  • Courage de se taire et d’écouter ; vraiment ; en ignorant la petite voix intérieure qui souvent critique, juge, évalue, se montre cynique, compare et ramène tout à soi.
  • Courage de prendre sur soi les problèmes que l’on rencontre ; ne pas se contenter de les déverser en tombereaux sur ses collaborateurs ou sur ses sous-traitants ; se rappeler que la notion d’”empowerment” s’applique aussi à soi, et ne présuppose en rien d’un principe qui consisterait à juste transmettre à plus bas que soi chacun des bâtons merdeux que la vie en entreprise nous invite à saisir.
  • Courage de faire des choix, même si choisir c’est renoncer.
  • Courage de s’attaquer aux racines profondes des problèmes, même si cela prend parfois beaucoup de temps ; se rappeler que la répétition d’une erreur est une faute, et que cela fatigue ; les clients tout autant que les collègues.
  • Courage d’établir des règles d’éthique … et de les respecter.
  • Courage d’être humble, couper court à toute éventuelle arrogance ; de titre, de position, ou de savoir.
  • Courage de prendre des risques et de les partager équitablement entre toutes les parties prenantes du projet que l’on engage.
  • Courage de laisser les fruits de la victoire à ceux qui l’ont permise ; goûter le plaisir qu’il y a, parfois, à rester dans l’ombre ; oser ne pas toujours prendre les lauriers à soi.
  • Courage de contourner les règles … et de suite se porter volontaire pour participer à leur évolution.
  • Courage de dire “je t’aime” à ceux qui nous importent, “bravo” à ceux qui le méritent, “merci” à ceux qui nous ont aidé, et “au revoir” à ceux que le destin nous pousse à quitter.
  • Courage d’admettre que l’on ne sait pas ; prendre alors son sac à dos et s’engager sur le chemin qui permettra d’apprendre ; même s’il est parfois difficile.
  • Courage de regarder ses objectifs en face ; puis ne pas renoncer à les atteindre.
  • Courage d’être soi-même ; atteindre l’immense bonheur qui consiste à s’aimer tel que l’on est.
  • Courage de reconnaître ses faiblesses ; frémir du plaisir qu’il y a à être vulnérable ; quel qu’en soit le niveau de danger.
  • Courage de recommencer ; puis recommencer encore.
  • Courage de ne pas admettre la médiocrité ; la sienne ou celle des autres.
  • Courage de se mettre en action.
  • Courage d’assumer sa vision du monde ; s’enhardir à la remettre en cause.
  • Courage de dire la vérité ; et admettre que la sienne propre n’est pas universelle.
  • Courage de vaincre son indifférence ; sa paresse ; et ses peurs.
  • Courage d’éprouver son courage.
  • Courage de ne pas se laisser gagner par l’opinion générale.
  • Courage d’être bienveillant.
  • Courage de dire non.
  • Courage de se séparer de ce qui rend un système toxique ; quel qu’en soit l’attachement personnel que l’on y porte ; copain de promo, personne en qui l’on est redevable, peu importe ; l’intérêt général prime sur toute considération égoïste.
  • Courage de se rappeler que d’autres avant nous se sont battus pour nous permettre un certain confort de vie ; respecter leur engagement ; voire leur faire honneur.
  • Courage d’être non conformiste ; sans en nourrir quelque aigreur ni jugement de valeur que ce soit.
  • Courage de regarder ses peurs en face ; découvrir combien les apprivoiser peut être gratifiant.
  • Courage d’accepter ses erreurs ; ne pas tomber dans la facilité qui consiste à les reprocher aux autres.
  • Courage de copier sur son voisin ; l’en informer, le remercier ; ne pas prendre la couverture à soi ; ce serait trop facile.
  • Courage de faire confiance ; se rendre disponible pour aider l’autre à apprendre toujours plus de ses erreurs.
  • Courage de relever tout autant les bons points que les mauvais ;

Il n’est de vie sans métamorphose. Tout est transformation. Les entreprises en ont conscience et même si le mot « transformation » est à la mode nous savons tous que ce qui ne change pas est voué à disparaître. Chaque entreprise y va de sa stratégie de transformation mais beaucoup de ces stratégies pêchent, par défaut d’exécution. Avec Merakin, vous avez la solution pour réussir ; nous vous guidons vers l’Excellence de vos Projets de Transformation.


J’ai écrit cet article en écoutant Panama. N’hésitez pas à réagir, j’adore refaire le monde avec des gens passionnés !