Le tigre


Balade au pays de moi

Et je m’égare, perds la route, foule les sentiers

Inattentif rêveur croqueur de nuages

La barbe-à-papa du ciel fond dans ma bouche

Fugaces lumières entre les branches m’éblouissent

Je souris, paisible, joyeux, invincible

Et soudain les oiseaux se sont tus

Le vent ne bruisse plus aux feuilles

Silence
,
;
.
Malaise noue tripes

Angoisse enroule gorge

Frissons du cœur

Froids de l’âme

Je le sais là

Fauve furtif sous la flore

Prêt à fondre rage aux dents

Prédateur affamé d’êtres

Le tigre m’a retrouvé