Décès de la mathématicienne Maryam Mirzakhani, la première médaillée Fields

L’Iranienne Maryam Mirzakhani est décédée samedi 15 juillet des suites d’un cancer à l’âge de 40 ans, aux États-Unis où elle vivait.

Une lumière s’est éteinte aujourd’hui. Cela me brise le cœur… partie bien trop tôt.

A écrit Firouz Michael Naderi, scientifique américano-iranien et ancien de la Nasa, sur Twitter et Instagram.

Un génie ? Oui, mais aussi une fille, une mère et une épouse.

A-t-il poursuivi dans un autre message accompagné d’une photo en noir et blanc de Maryam Mirzakhani.

La première femme à recevoir la médaille Fields

Il y a presque trois ans, le congrès international des mathématiciens organisé à Séoul avait créé la surprise en remettant la médaille Fields à une femme mathématicienne. Et ce pour la première depuis sa création, en 1936.

La médaille Fields est l’une des récompenses scientifiques les plus réputées, considérée comme le prix Nobel des mathématiques.

Maryam Mirzakhani avait alors déclaré en recevant son prix :

Je serai contente si cela encourage de jeunes scientifiques et mathématiciens femmes. Je suis sûre qu’il y aura de nombreuses autres femmes qui remporteront ce genre de récompense dans les années à venir

La passion des chiffres

Née en Iran en 1977, Maryam Mirzakhani rêvait, enfant, d’être écrivain.

Pourtant, la fièvre des chiffres et des équations la prend au collège, pour ne plus jamais la quitter.

Elle s’était passionnée pour les mathématiques grâce à un livre racontant l’histoire célèbre de Friedrich Gauss.

Il explique comment effectuer facilement la somme de tous les entiers de 1 à 100. En outre, il constitue une référence chez de nombreux jeunes scientifiques.

C’est amusant, c’est comme faire un puzzle ou résoudre une énigme policière.

Avait-elle assuré avec simplicité.

Adolescente, elle avait remporté les olympiades internationales des mathématiques deux années de suite, en 1994 et 1995, avec un score parfait à l’issue de la seconde édition.

Cette spécialiste de la géométrie des formes inhabituelles avait découvert de nouvelles façons de calculer les volumes d’objets avec des surfaces hyperboliques, comme par exemple une selle de cheval.

Ses performances lui avaient ouvert les portes de prestigieuses universités.

Elle est devenue professeure à l’université américaine de Stanford en 2008.

Dotée d’une parfaite connaissance d’un éventail très divers de techniques mathématiques et de cultures mathématiques disparates. Elle maîtrise une rare combinaison de capacités techniques, d’ambition audacieuse et une profonde curiosité.

Avait ainsi écrit le Congrès international des mathématiciens en annonçant sa récompense.

Dans un dernier post sur son compte Facebook, le 13 juillet, la mathématicienne affirmait :

Plus je passe de temps à faire des maths, plus je suis heureuse.

Flora 
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