Japon : Okinoshima, l’île interdite aux femmes, classée au patrimoine mondial de l’Unesco

La mystérieuse île d’Okinoshima au Japon, souvent appelée «île des Lapins» à cause du nombre de lapins sauvages qui s’y trouvent, a été inscrite au Patrimoine mondial de l’humanité, lors de la 41e session de l’UNESCO.

Réuni à Cracovie le 9 juillet, le comité de l’agence de l’ONU, a estimé que ce lieu représente une « valeur universelle exceptionnelle » pour l’humanité, bien qu’elle soit interdite aux femmes.

Une seule visite une fois par an

Depuis des siècles, Okinoshima est un lieu sacré de la culture shintoïste.

L’île de Okinoshima est située sur la côte nord ouest de l’île de Kyushu. En outre, elle est le berceau du culte shinto. Une religion polythéiste propre au Japon qui vénère la nature.

Ainsi, depuis 600 ans les rites ancestraux ont eu lieu sur l’île sans interruption. Les prières qui y sont effectuées, servent notamment à protéger les navires japonais faisant le voyage sur la route de la soie.

Or, selon l’Unesco cette particularité fait que Okinoshima est le lieu d’un riche d’échange interculturel avec les autres pays asiatiques.

Cependant, l’île n’est habitée que par un homme, un moine shintoïste, qui ne reçoit des visiteurs qu’une seule fois par an, le 27 mai.

De plus, le nombre de visiteurs est limité à 200 hommes préalablement sélectionnés.

Un privilège qui nécessite toutefois un règlement intérieur très strict.

En effet, impossible d’apporter des effets personnels ou de revenir avec des souvenirs. Et avant de pouvoir fouler le sol de l’île, ils doivent s’adonner à des ablutions dans la mer.

De leur côté, les femmes, ont depuis des siècles, l’interdiction formelles de se rendre dans ce lieu saint.

L’accès aux femmes interdit

Or, la raison pour laquelle les femmes n’y sont pas les bienvenues demeure obscure.

Néanmoins, jugées impures à cause de leurs menstruations, les femmes n’ont pas le droit de pénétrer sur l’île.

Certains intervenants dans le débat de l’Unesco se sont interrogés sur la discrimination que représente cette interdiction.

Une ségrégation qui semble contraire à la définition d’un patrimoine « universel ».

Pourtant, une polémique qu’a balayé la directrice du centre du Patrimoine mondial, Mechtild Rössler.

En effet, elle a rétorqué en évoquant l’exemple du Mont Athos en Grèce, également interdit à la gent féminine.

Flora 
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