Pamphlet ou hymne à l’innovation ? 
A vous de lire et de choisir !

L’innovation, une arme du capitalisme ?
L’innovation, un outil d’espionnage ?
L’innovation, un luxe réservé aux plus riches ?

Mais innovation où va-t-on ?

À l’heure du big data et de l’intelligence artificielle, l’innovation semble être au service d’une infime partie de la population : les plus riches et les plus puissants.

Chacun de nous est témoin de cette course effrénée à la sur-technologie, à la surperformance. Témoin mais aussi acteur voir accro.

Il est indéniable que la technologie s’invite, ou plutôt s’incruste, dans notre quotidien. Nous en sommes tous dépendants. Je mets au défi ma génération de se diriger à l’aide d’un plan, sans l’aide de Google Maps.

La technologie serait-elle alors responsable de notre perte de repères ? Ferait-elle perdre son âme à notre société ? Devrions-nous rebrousser chemin, calmer l’emballement de cette machine que nous ne contrôlons pas ?

L’innovation appartient certes à la technologie, comme outil du capitalisme mais aussi comme outil de la surveillance. La sur-technologie est sans aucun doute réservée aux plus aisés de notre société.

Mais nous parle-t-on de l’innovation dans le secteur médical qui permet de sauver des vies ?

Il est en effet possible que dans une vingtaine d’années les nanotechnologies aient la capacité d’éradiquer les cancers mais aussi d’en prévenir le développement.

Nous parle-t-on de l’innovation dans le secteur de la finance (oui oui la finance cette bête noire) ?

Pourtant la France est le premier émetteur de Green et social bonds. Cet outil de financement qui permet de soulever plusieurs millions au service de causes environnementales ou sociales en France mais aussi dans les pays en développement.

Nous parle-t-on de l’innovation frugale ?

Celle qui nous oblige à être ingénieux, dont le mantra est « faire mieux avec moins ».

Mais sommes nous capables de nous contenter de cette sobriété ? Cette sobriété heureuse prônée par Pierre Rhabi.

Déciderons-nous d’innover au service du meilleur ?
D’investir dans les innovations à impact ?
D’être ingénieux ?

Nous, vous, ma génération, pouvons regarder le train de l’innovation passer devant nous, en se disant qu’il va trop vite, trop loin. Mais pourquoi ne déciderions-nous pas de construire notre propre train, d’y adapter la vitesse et d’en choisir la destination.

Nous pouvons décider de s’engager dans un chemin que nous construisons nous-même. Nous pouvons aussi choisir d’innover au service du meilleur.

On pourra me dire que je suis naïve, et utopique. Mais je préfère voir loin, peut-être trop loin pour au moins nous donner l’opportunité d’y arriver.

La fatalité et la lassitude, sont bien trop à la mode. Nous nous y complaisons.
Innovons : choisissons l’ambition !

Capucine Driancourt 
Etudiante-Consultante Master MTI