Vue d’artiste d’Hyperloop à Philadelphie. Crédits HTT/JumpStartFund

Hyperloop, le transport du futur, sera en marche dès 2020

Hyperloop, le moyen de transport futuriste du milliardaire Elon Musk, pourrait être utilisé dès 2020. Ce « train » à très haute vitesse, qui permettrait de se déplacer à plus de 1 000 km/h est en train de devenir une réalité. Sa construction a commencé aux États-Unis.

Le milliardaire Elon Musk a de la ressource et des rêves. L’un d’entre eux pourrait bien se réaliser très bientôt : Hyperloop. Ce projet fou de moyen de transport se déplaçant 4 à 5 fois plus vite qu’un TGV sortira de terre d’ici 2020. « Dans quatre ans, vous pourrez voyager dans un réseau de transport futuriste, à une vitesse proche de celle du son », a annoncé à CNBC Shervin Pishevar, le président (et cofondateur) d’Hyperloop. Une telle vitesse permettrait, par exemple, d’aller de Paris à Marseille en 35 minutes.

L’Hyperloop se présente sous la forme d’un « tube » dans lequel se déplacent des capsules. L’intérieur du tube est sous basse pression pour limiter les frictions de l’air. Les capsules se déplacent sur un coussin d’air et sont propulsées par un champ magnétique généré par des moteurs à induction linéaires placés à intervalles réguliers à l’intérieur des tubes.

Plus qu’un moyen de transport

« Nous transporterons des gens et des marchandises à plus de 1 100 km/h. Cela changera considérablement la façon dont fonctionne l’économie mondiale » affirme Shervin Pishevar. Il faut dire qu’Hyperloop serait plus rapide et moins cher que le train ou l’avion. De quoi révolutionner le transport. D’autant que Shervin Pishevar précise que le problème des files d’attente serait réglé puisqu’Hyperloop permettrait « un départ toutes les dix secondes ».

Mieux, ces capsules seront également moins gourmandes en énergie et plus respectueuses de l’environnement. Elon Musk estime même que le bilan énergétique d’Hyperloop pourrait être positif, notamment en équipant les tubes de panneaux solaires.

En revanche, pour l’Europe, la révolution n’est pas pour demain. Le directeur de Hyperloop Transport Technology, Dirk Ahlborn a toutefois indiqué que l’entreprise a d’autres priorités : « nous avons déjà planifié les prochains déploiements de Hyperloop. Nous avons référencé 20 « paires » de villes intéressantes. Sur ces 20, certaines sont en Europe. Mais le problème est que la construction Hyperloop en Europe ou aux États-Unis risque de prendre trop de temps [en raison de la saturation du réseau de transports publics, NDLR]. Nous recherchons plutôt des régions qui permettraient une expansion rapide, comme l’Asie, le Moyen-Orient, l’Afrique ou l’Inde ».

Les folies d’Elon Musk

Le projet Hyperloop est devenu un serpent de mer, car il a été présenté par Elon Musk dès 2012. Il en parlait alors comme le cinquième mode de transport, après le bateau, l’avion, le train et la voiture. Et si le projet semble se concrétiser, certains se demandent encore si Hyperloop verra le jour, tant l’écart est souvent grand entre les déclarations du milliardaire et les avancées réelles.

Présenté tantôt comme un génie tantôt comme une sorte de gourou des nouvelles technologies, Elon Musk n’est pas un homme d’affaire ordinaire. Le milliardaire est déjà à la tête du système de paiement en ligne Paypal, de Tesla, leader sur le marché des voitures électriques et autonomes, et surtout de Space X, son projet phare. Et souhaite désormais devenir un pionnier des nouveaux moyens de transport publics.

Elon Musk fait même une apparition dans le film Iron Man 2

Mais celui qui a en partie inspiré Robert Downey Jr pour le rôle de Tony Stark dans Iron Man (à moins que ça ne soit l’inverse ?) ne fait rien comme les autres. Capable d’investir des milliards dans des projets auxquels personne ne croit (il n’a trouvé aucun investisseur pour SpaceX avant que sa première fusée ne décolle), il est aussi adepte du crowdfunding et de l‘open source. Il n’a ainsi déposé aucun brevet pour l’Hyperloop.




Article original publié sur nomdezeus.fr.