La Presse Libre : la genèse

Il y a maintenant deux ans, l’équipe de Next INpact contactait Arrêt sur images. Le but était de commencer à nouer un partenariat entre les deux sites qui partagent des valeurs communes.

L’un est spécialisé dans le numérique, l’autre dans l’univers des médias, deux mondes qui ont tendance à se fondre et se confondre depuis quelques années. Se retrouver sur des projets et des combats communs avait donc un sens, encore fallait-il en discuter.

Quelques mois plus tard naît le projet d’une émission conjointe. Elle s’appellera 14h42 et sera diffusée une semaine sur deux. L’animateur est tout trouvé : Jean-Marc Manach. Deux ans plus tard, elle est toujours là. Le dernier numéro mis en ligne décrypte le projet de loi sur le renseignement, qui fait tant parler de lui depuis quelques mois.

Simplifier les abonnements communs

Si différents ponts éditoriaux ont été mis en place depuis, l’autre projet de fond poussé par l’équipe de Next INpact depuis le premier jour est celui d’une offre d’abonnement unifiée… mais surtout simplifiée.

En effet, Arrêt sur images propose depuis quelques années de s’abonner à son site de manière conjointe à Mediapart, ou à Canard PC, ou à Hors-série. L’intérêt principal pour le lecteur ? Un tarif réduit. Une initiative innovante, même s’il faut s’abonner manuellement à chaque site et uniquement en duo. Il fallait donc chercher à améliorer le système et à pousser un peu plus loin la logique afin de trouver une solution plus globale.

Dès le départ, il a été décidé de repartir sur une feuille blanche. Le 16 mai 2013, l’équipe de Next INpact dépose le nom de domaine Lapresselibre.fr et commence à réfléchir à une solution viable d’un point de vue technique et financier, susceptible d’intéresser d’autres acteurs de la presse en ligne. Il fallait aussi trouver une solution pour la gouvernance d’une telle plateforme, qui ne pouvait être qu’un projet commun, porté par différents médias.

On vous présente Cocotte

Une création en plusieurs étapes

La première chose à faire était donc de penser la plateforme d’un point de vue technique. Pour cela, au sein de la réflexion concernant la v6 de Next INpact, l’équipe a introduit un projet spécifique : un site indépendant permettant de gérer le compte des utilisateurs, mais aussi leur abonnement, le tout dans un espace sécurisé (HTTPS). Capable d’interagir avec l’ensemble des sites du groupe, il était l’embryon d’une plateforme d’abonnements communs.

Annoncé début 2014, il voyait le jour quelques mois plus tard. Dans la foulée, l’équipe de Next INpact retrouvait celle d’Arrêt sur images pour lui présenter sa vision du projet “La Presse Libre”, un nom qui deviendra finalement celui du site de manière définitive, les avis étant plutôt unanimes.

Un modèle sans les GAFA et les “Stores”

Un projet auto-financé, sans aides de l’État ou d’un fonds qui se veut ouvert, accessible, et éloigné des GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon), pensé pour renforcer l’offre des sites et services en ligne qui ont misé sur un modèle payant et une information de qualité. Telle était l’idée. Ainsi, une part d’au moins 85% des revenus collectés leur sera redistribuée. Si une réduction de tarif doit être consentie, elle sera dans l’intérêt du lecteur.

La gouvernance sera assurée par une structure à but non lucratif : un GIE composé par des acteurs de la presse indépendante en ligne. Les SDK de la plateforme et leur documentation seront sous licence libre.

Après avoir renforcé son équipe technique, Next INpact a donc attaqué le développement et la mise en place de la plateforme, que nous vous ferons désormais découvrir ici, au fil des jours. De sa philosophie à ses fonctionnalités, en passant par ses avancées, nous vous dirons (presque) tout… puisqu’il faut toujours garder quelques surprises ;)

Comment participer et s’informer ?

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Pour ceux qui veulent postuler et voir leur site rejoindre la plateforme, un formulaire a été mis en place :

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