Guillaume Chanut
Jan 16 · 7 min read

OnChainReport #2 : Ethereum, ordinateur communautaire

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Notre crypto-Édito

Bonjour à tous et bienvenue dans la deuxième édition d’OnChainReport.

Je suis ravi de l’accueil que vous avez eu pour la première édition et cela me motivera à vous écrire chaque semaine un nouvel épisode d’OnChainReport, merci beaucoup. Cette semaine, nous allons à la découverte d’Ethereum et de ses smart-contracts. Un projet qui peut nous rendre rêveurs, soutenus par une communauté très enthousiaste et compétente, mais qui possède encore de nombreux défauts de conceptions qui tendent à être résolus.

Au programme, nous allons partir à la découverte de ce projet fou de créer une machine de Turing décentralisée. Qu’est qu’Ethereum, à quoi servent les éthers et les smart-contracts (Qu’est-ce qu’Ethereum) seront les premières questions que l’on étudiera.

Mais la question la plus importante serait : “À quoi ça sert ?”. C’est en effet un projet coûteux, très complexe qui propose des performances très faible par rapport à des services de cloud-computing traditionnels. Mais les efforts semblent valoir le coup dans certaines situations pour des cas d’utilisations bien précis (La décentralisation en 15 minutes).

Si aujourd’hui Ethereum fonctionne, il n’est pas sans défaut et le projet fait encore face à de nombreuses problématiques (Ethereum Colosse au pied d’argile). Mais tout n’est pas noir dans le projet puisque ces problématiques seront principalement résolues par l’avènement d’Ethereum 2.0 que je vais vous présenter par la suite (Un projet : Ethereum 2.0).


La sélection d’articles de la semaine

Qu’est ce qu’Ethereum

Tout d’abord, il faut poser les bases de ce qu’est Ethereum et les différents termes utilisés dans cet écosystème. Mais également comment cela fonctionne et quels sont les cas d’usages potentiels.

Simon Polrot nous présente cet ordinateur mondial avec une explication très claire qui conviendrait à votre mère. Il nous évoque smart-contracts et immuabilité afin de nous expliquer ce qu’est la décentralisation d’applications.

Lire l’article complet.


La Décentralisation en 15 minutes

Pourquoi se compliquer la vie à travailler dur pour faire fonctionner des logiciels développés dans de nouveaux langages ? A quoi correspond la tant recherchée décentralisation et comment estimer un projet par rapport à cette dernière ? Brice Berdah répond à nos questions en décortiquant les différentes dimensions de la décentralisation en prenant l’exemple d’une langue vivante.

Selon lui, les projets tels qu’Ethereum et son écosystème permettront la création d’un nouveau paradigme. Les avantages valent parfois largement les efforts fournis par les porteurs de ces projets. Il met également en lumière par des exemples simple que la décentralisation n’est pas toujours synonyme de complications.

Lire l’article complet.


Ethereum, la blockchain aux pieds d’argiles

Mais si la décentralisation est si pertinente, est-ce qu’Ethereum la promeut tant que cela ? C’est la question que c’est posé Gregory Guittard et a laquelle il tente de répondre dans cette article qui respire le Bitcoiner. Les points de tensions et problématiques d’Ethereum sont nombreux et peu de personnes dans la communauté ne s’en cache.

La principale étant la difficulté de participer au réseau en tant que noeuds, faire partit de cet ordinateur mondial en prêtant la puissance de sa machine. Les besoins en terme de matériels informatiques rendront de plus en plus difficile de faire partie de ces noeuds et forcera selon les détracteurs une centralisation certaine.

Mais si il doit être relativement simple de pouvoir participer au réseau, il doit être également possible d’avoir un choix sur la manière d’administrer un noeud. Ethereum pêche également sur ce coté là puisqu’aujourd’hui seuls deux clients sont largement utilisés et une petite poignée utilisable.

Lire l’article complet.


Un projet : Ethereum 2.0

Nous avons compris qu’Ethereum n’est pas sans défauts, et même que ces derniers peuvent s’avérer nombreux. Mais si les smart-contracts qui y sont déployés sont immuable, le protocole et sa machine virtuelle ne l’est absolument pas. Ethereum a beaucoup évolué depuis sa création et continuera de s’améliorer dans le futur. Ethereum 2.0 semble faire partie de cette évolution et apporte beaucoup de changements et d’améliorations à Ethereum.

Pour beaucoup de membres de la communauté Ethereum 2.0 est souvent associés (à raison) à des délais non respectés, des retard et promesses non tenues. Mais ETH2 est avant tout une nouvelle évolution pour Ethereum, un projet colossal au service des utilisateurs et développeurs Ethereum. Voici le programme résumé :

  • Passage de la preuve de travail à la preuve d’enjeu. Le minage des éthers et la validation des transactions se fera désormais en bloquant 32 éthers sur le réseau.
  • Des transactions plus rapides et plus nombreuses. De nombreuses chaînes secondaires permettront de réaliser des transactions plus rapidement et avec un meilleur débit.
  • Une meilleure décentralisation en terme de clients. Les clients Ethereum permettent d’accéder et d’interagir avec les chaînes. Ce sont, pour simplifier comme des navigateurs web, mais pour les noeuds et la blockchain Ethereum. Ils sont au nombre de 9, développés par différentes équipes autonomes financés principalement par la fondation Ethereum.

Toutes ces nouveautés et améliorations ne viendront pas seules et cette transition se fera par différentes étapes par le biais notamment d’hardforks. Nous parlons de trois phases différentes qui mènerons la communauté Ethereum depuis l’hardfork Istanbul d’octobre vers la preuve d’enjeu en 2020. Il n’existe pas de roadmap officielle ni de dates limites et il nous faudra suivre les évolutions de près.


L’explication : Qu’est ce qu’une application décentralisée ?

Il est très simple aujourd’hui pour un utilisateur de créer sa propre application décentralisée. Il lui suffit de déployer un ou plusieurs smart-contracts et de développer une interface permettant d’interagir avec ses derniers. Mais quelles sont les différences entre une application dite décentralisée et une application ou logiciel plus traditionnel ?

Cela peut s’expliquer par l’architecture de l’application, et notamment par le biais de ces fameux smart-contracts. Ces blocs de rendus immuables et complètement transparent par leurs déploiement sur une blockchain permet à chacun d’interagir directement avec eux. Cela permet donc de créer différentes interfaces qui peuvent résister à la censure et proposer différentes fonctionnalités.

Le déploiement de smart-contracts sur une blockchain publique permet à tous d’interagir avec eux, et même d’autres smart-contracts. Cela permet de développer de nombreuses synergies entre différentes fonctionnalités des projets de l’écosystème. Ces synergies et leurs pertinences se remarquent particulièrement dans le cadre de la finance décentralisée par exemple, que je vous présenterai dans une prochaine édition d’OnChainReport.

Mais un point important également, c’est que tout n’est pas une question de technique et de programmation. La gouvernance d’un projet doit également rentrer en compte lors du développement d’une Dapps. Une équipe qui rend tout public mais qui ne prend pas en compte les avis de la communauté ou de ses utilisateurs ne rentre pas vraiment dans une démarche de décentralisation.

Il n’est donc pas rare de voir des tokens dédiés à la gouvernance d’une application être crée ou des votes communautaire être mit en place. Mais certains projets vont encore plus loin en créant des DAO, des organisations autonomes et décentralisées gérés par leurs adhérents de manière directe. La décentralisation de la gouvernance d’un projet est une science complexe et difficile à mettre en place, les équipes travaillent souvent sur la décentralisation progressive de leurs fonctionnements.

Devenir l’utilisateur d’une application décentralisée, c’est également hériter de responsabilité qui sont aujourd’hui délégués aux plateformes centralisées. Il s’agit par exemple de contrôler les informations personnelles que l’on partage ou comprendre le fonctionnement de l’application pour participer à sa gouvernance.


Clap de fin

Cette explication conclue ce deuxième épisode d’OnChainReport. Merci d’avoir poursuivi votre lecture jusqu’à la fin, en espérant que vous l’ayez appréciée.

Je vous invite par la suite à me faire part de vos questions et vos remarques sur cet épisode et de manière générale sur OnChainReport. En effet le concept n’est pas gravé dans le marbre et j’accueille volontiers tous conseils dans le but de le rendre encore plus intéressant.

Si cette édition vous a plus, je vous demanderais de partager au plus grand nombre cette initiative. C’est le meilleur soutient que vous pourriez apporter au projet aujourd’hui.

En attendant vos retours, je vous souhaite une très bonne semaine.

A jeudi prochain,

Guillaume.

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