Confinement et télétravail : un an après

Comment OpenClassrooms s’est adapté ?

Adrien Guéret
Technologie @ OpenClassrooms
8 min readMar 17, 2021

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Le 17 mars 2020 a marqué le début du premier confinement, à cause de la crise sanitaire que nous connaissons tous. Cette date a également amorcé un changement drastique dans nos habitudes de travail : du jour au lendemain, la majorité d’entre nous a dû s’habituer à travailler depuis la maison. Un an après, la situation n’est pas réglée et le télétravail est toujours largement préconisé quand il est possible.

Comment nous sommes-nous adaptés à OpenClassrooms ?
Comment avons-nous géré ce télétravail forcé ? Le but de cet article est de vous présenter quelques éléments de réponse.

Les règles du télétravail se sont assouplies

Si le télétravail était imposé par le gouvernement en mars 2020, dès mai il devenait juste “fortement conseillé”. Certaines entreprises ont alors expressément demandé à leurs employés de revenir dans les locaux, même lorsque leur poste ne l’exigeait pas.
OpenClassrooms a choisi l’exact inverse en revoyant ses règles du télétravail : le travail en dehors des bureaux est devenu la norme et il est désormais nécessaire de demander l’autorisation pour se rendre dans les locaux.

Vient qui veut. Aucune obligation.

Il faut dire que, dans un sens, le télétravail fait partie de l’ADN d’OpenClassrooms : lorsque Pierre et Mathieu ont commencé à construire leur projet, ils étaient très jeunes et géraient alors tout à distance. Mathieu le dit lui-même : “on ne s’est jamais trop posé la question de l’importance de travailler côte à côte”.

Cette souplesse sur le télétravail n’est donc pas si surprenante. Elle fait aussi écho aux changements de locaux d’OpenClassrooms : en avril 2020 l’entreprise a quitté ses bureaux de la Cité Paradis pour déménager… nulle part.
En effet, les locaux situés au Quai de la Charente n’étaient pas encore finalisés. Ce n’est que cinq mois plus tard, en septembre, que les nouveaux bureaux ont été rendus accessibles aux employés. Cela signifie que, même entre les deux confinements, nous n’avions d’autre choix que le télétravail.

Aujourd’hui, malgré tous les efforts d’OpenClassrooms pour nous fournir de superbes bureaux, nous ne sommes pas forcés à venir sur place.
Il est d’ailleurs très étrange de constater que, à l’heure où j’écris ces lignes, je n’ai toujours pas vu ces nouveaux bureaux en vrai !

Nous avons malgré tout la possibilité de nous y rendre de temps en temps si nous le souhaitons, la seule condition étant de limiter la fréquence de nos visites en fonction de l’évolution de l’épidémie : la sécurité avant tout !

OpenClassrooms a choisi de faire confiance à ses employés en nous offrant cette liberté de choix : c’est très appréciable et cela nous permet de vivre la situation de manière bien plus sereine.

Le travail depuis la maison doit être confortable

Travailler depuis chez soi, ça peut signifier être toute la journée sur une chaise de salle à manger ou avachi dans le canapé. Nous n’avons pas tous la chance d’avoir notre propre bureau chez nous, ou simplement un deuxième écran.

Pour notre confort, OpenClassrooms propose de nous envoyer différentes fournitures de bureau. Nous avons juste un formulaire à remplir, et hop, c’est envoyé !

Clavier, fauteuil, écran… La liste des fournitures proposées est longue !

De plus, depuis le confinement, chaque employé peut se porter volontaire pour présenter une masterclass sur le sujet de son choix, y compris sur le bien-être :

We are offering you a great wellness Masterclass. Nora will give you little exercises and tips she learned from a physiotherapist. Preventing musculo-skeletal risks (headaches, cervical and back pain) when working from home and 30 minutes of valuable advice.
Le confort de tous est réellement une priorité à OpenClassrooms !

En s’assurant du confort quotidien de ses employés, OpenClassrooms nous permet de travailler dans de bonnes conditions en dépit de la situation exceptionnelle.

Le processus d’onboarding évolue

Un des gros défis lors de cette période de travail à distance est la façon d’accueillir les nouvelles recrues. Comment s’y prendre ? Que faire pour qu’elles ne se sentent pas perdues ?

Dans l’équipe technique d’OpenClassrooms, on a commencé par revoir le wiki de bienvenue. On y détaille le plus précisément possible les informations nécessaires pour bien débuter l’aventure chez nous. Si certaines sont obsolètes (et il y a toujours des informations obsolètes !), notre nouveau collègue est invité à les corriger pour que le prochain ne rencontre pas les mêmes soucis.

Ensuite, des petites réunions de 30 minutes avec chacun des membres de l’équipe sont organisées. Pas avec toute l’équipe d’un coup, non : ce sont bien des sessions découverte à deux ! Cela peut paraitre long et fastidieux… mais l’aspect humain qui en ressort est bien plus important qu’on pourrait le croire, surtout lorsqu’on est seul derrière notre écran.

Plein de petites réunions sont organisées pour découvrir l’équipe.

Enfin, un “ancien” de l’équipe se consacre à l’onboarding du nouveau. C’est son “buddy” et son but est de l’accompagner techniquement sur le projet. Il est là pour répondre à toutes ses questions et pour faire du pair programming.

Est-ce que ces mesures fonctionnent réellement ? Adèle, qui nous a rejoint il y a peu, nous propose justement son témoignage sur le sujet.

Le confinement nous a forcé à revoir la façon d’accueillir les nouveaux dans notre équipe. Aussi paradoxal que cela puisse paraitre, j’ai même l’impression que nous sommes meilleurs dans cet exercice aujourd’hui, à distance, qu’hier en présentiel !

Les employés perdent cependant certains repères

Cela dit, le travail à distance a ses défauts, principalement en ce qui concerne les relations humaines et autres petits événements impossibles à faire en online. Par exemple, le gage du “tu arrives en retard trois fois au stand up, tu apportes des chouquettes” me manque particulièrement (mais d’un côté, j’ai perdu du poids !).

En ce qui concerne les repas du midi avec les collègues, l’accueil des nouveaux dans le restaurant italien du coin, les after works, ou encore les séminaires… Les alternatives vraiment satisfaisantes sont difficiles à trouver et se résument en général à organiser des Google Meets plus ou moins thématiques et plus ou moins formels.

Conversation Slack : “Oups désolé.” “Ce n’est pas grave, mais tu devras ramener des chouquettes demain, pour préjudice moral (ça c’est ce que j’aurais dis si on n’était pas en télétravail)”.

Dans mon équipe, on avait également l’habitude de se réunir le vendredi midi pour une petite partie de Smash Bros. D’autres organisaient de temps en temps des soirées jeux de société. Il est possible de faire tout ça via Internet, mais il faut bien avouer que ce n’est pas pareil.

Les horaires de travail sont également beaucoup plus difficiles à respecter, tout du moins en ce qui me concerne. S’ils étaient plutôt fixes et clairs quand j’étais en présentiel, il n’est pas rare aujourd’hui que je rogne sur mes pauses. Dix minutes par ici, trente par là… et ce sans forcément m’en rendre compte. Je me suis même surpris un jour à sortir mon ordinateur de travail le week-end…
L’entreprise ne nous oblige en rien, c’est à nous de nous discipliner. Force est de constater que je suis particulièrement mauvais dans cet exercice, et je doute être le seul dans ce cas… À surveiller, donc !

Avec le recul, les points négatifs liés au télétravail que nous rencontrons à OpenClassrooms sont inhérents au télétravail. Notre entreprise essaye d’en atténuer un maximum, avec plus ou moins de succès, mais elle ne peut pas faire de miracles non plus (coucou le VPN qui a parfois du mal à tenir la charge !).
Cette situation sanitaire très particulière nous impose malgré tout une vie d’entreprise très différente de celle qu’on connaissait.

Le soutien moral importe autant que tout le reste

C’est pourquoi, lors de cette période difficile, l’aide la plus utile est probablement le soutien moral. Malheureusement, c’est aussi la plus facile à oublier…

Chez OpenClassrooms, l’une de nos valeurs est “care” : prendre soin des autres et se soucier de leur bien-être. Le moins que l’on puisse dire, c’est que tout a été fait pour la respecter !
Cela a commencé par un petit message Slack de Pierre Dubuc lui-même, co-fondateur de l’entreprise, qui a simplement souhaité prendre de nos nouvelles personnellement :

Salut Adrien, comment ça va aujourd’hui ? L’isolement et le confinement c’est pas trop dur ?
Le co-fondateur de votre entreprise a-t-il lui aussi pris le temps de prendre personnellement de vos nouvelles ?

Mais ce n’est pas tout ! Quelque temps plus tard, chaque employé a eu la surprise de recevoir un colis rempli de friandises : chocolats, nougats, confitures… de quoi nous apporter du réconfort.

Ces deux derniers mois ont été particulièrement difficiles pour nous tous : rester chez soi, télétravailler dans des conditions pas toujours optimales, et inquiets de la crise sanitaire qui nous entour. Malgré cela, vous avez tous su relever le défi avec brio, et donner le meilleur de vous-mêmes. Nous tenions donc à remercier chacun de vous pour le travail fourni et pour votre dévouement.
Pour vous exprimer notre reconnaissance, nous avons eu envie de vous offrir un petit goût du monde extérieur, vous permettre de voyager tout en restant chez vous. Alors, fermez les yeux et goûtez aux saveurs ensoleillées de la Méditerranée ou aux arômes exotiques de ces chocolats. Nous espérons que vous apprécierez ces petites douceurs et que nous pourrons bientôt nous réunir de nouveau dans des conditions plus favorables.

Tout ceci a été fait lors du premier confinement, et il faut préciser qu’on a eu le droit à quelque chose de similaire en fin d’année, lors du deuxième confinement.

Notons également un accès à Qare. Cette plateforme nous permet de prendre rendez-vous avec des professionnels de la santé en quelques clics, y compris des psychologues si la situation est difficile à vivre pour nous. Les consultations se font à distance, ce qui est très pratique en cette période. Et ce service est intégralement pris en charge par OpenClassrooms.

OpenClassrooms a réussi le pari du 100 % distanciel

Tout ceci ne représente qu’une partie des mesures mises en place par l’entreprise pour nous aider à mieux vivre notre télétravail. J’aurais également pu citer des tarifs préférentiels pour FoodChéri, un abonnement Gymlib adapté au 100 % en ligne, une petite prise en charge de nos commandes UberEats, des accès offerts à des espaces de co-working pour ceux ne pouvant vraiment pas travailler depuis chez eux… et d’autres choses que j’oublie.

Tous ces gestes de la part d’OpenClassrooms ne sont finalement pas grand-chose pris séparément. Mais cumulés, ils permettent de mettre en place un éco-système dans lequel il est agréable de travailler, même à distance.

Pour être tout à fait honnête, il est vrai que nous avons eu de la chance dans notre secteur d’activité. L’impact de la situation sanitaire est loin d’être aussi négatif que pour d’autres métiers. Nul doute que ce contexte pas si défavorable que ça pour nous a permis à l’entreprise d’aider ses employés comme elle le souhaitait.

En conclusion, pour répondre à la question principale “comment OpenClassrooms s’est adapté ?”, la réponse est en fait élémentaire : en se souciant de ses employés et en s’assurant de leur bien-être, tout simplement !

We care

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Adrien Guéret
Technologie @ OpenClassrooms

Front-End developer, working at OpenClassrooms. Also Nintendo enthusiast :)