Nous allons parler d’un gros problème. Vous êtes normalement tous déterminés à réussir… Mais pas à travailler autant qu’il faudrait pour y arriver. Ça peut venir du fait que vous n’aimez pas ce que vous faites, mais souvent, pour pouvoir parvenir à ce que vous voulez, vous êtes obligé de passer par là.

Avoir quelque chose à faire et au bout de 3 heures il faut encore travailler

Si on ne trouve pas une tâche intéressante on n’a pas envie de la faire. Pourtant on n’a pas envie de se sentir coupable. On finit alors souvent par réaliser d’autres tâches qui paraissent être du travail et on arrive à s’en satisfaire. Je ne parle pas de procrastination car vous ne repoussez pas la tâche à plus tard, vous vous donnez seulement l’impression de travailler.

On se souvient tous de ce document à rendre, on se met au bureau pour le rédiger, et on passe tout notre temps à faire autre chose que de le rédiger. À la fin de la journée on est épuisé puisque on s’est donné l’impression de travailler. On a fait 1 paragraphe.

Explication du comportement

Ce comportement s’explique par l’opposition de deux pensées intenses, « Je dois le faire sinon il va y avoir des conséquences » et « c’est pas marrant je pourrais être tellement plus heureux maintenant ». Mélangez bien et vous obtiendrez une pensée subconsciente, « Je ne fais rien de marrant, d’accord, mais je vais pas non plus travailler », et une que votre conscience vous fabrique, « Je fais du travail ! Le travail est pas marrant ! Ceci n’est pas marrant ! Je travail, c’est fatiguant. Bravo moi, je travaille ». Votre cerveau va alors vous faire croire que tout ce que vous faites est du travail et va vous faire perdre du temps en ne travaillant pas pour ne pas faire ce qu’il ne veut pas.

Ce non-travail épuisant mais non constructif peut se présenter sous plusieurs formes :

  • Manque d’efficacité : réaliser la tâche mais passer beaucoup plus de temps que prévu dessus
  • Planification poussive : retarder le moment de passer à l’acte en faisant toujours plus de TO-DO list et d’agenda
  • Négligence des priorités : commencer par des tâches préférées mais qui ne permettront pas de terminer à temps ce qui est urgent
  • Diversion : « créer » des tâches et les rendre encore plus importantes que celle qui est à faire
  • Perfectionnisme exagéré : hésiter longtemps sur « quelle taille de marge est optimale » pour finalement utiliser les paramètres par défaut

Ce comportement n’a que des mauvais aspects. Vous perdez du temps, vous détestez encore plus la tâche puisqu’elle vous prend plus de temps libre, la tâche est mal, ou pas du tout réalisée.

Comment commencer à travailler pour de vrai

J’aurais voulu vous donner une méthode miracle pour que ça ne vous arrive plus. Mais comme expliqué plus haut, quand ça vous arrive, c’est subconscient :

Qui n’est pas saisi par la conscience, parce que l’orientation actuelle de celle-ci l’exclut, mais qui est apte à devenir conscient aussitôt que l’attention s’y portera, ou du moins après un moment d’effort pour le saisir
CNRTL

La première étape est donc de vous en rendre compte. Apprenez à vous rendre compte du temps perdu à (ne pas) travailler. Dès que ça vous arrive, vous devez vous déculpabiliser.

Ensuite, vous pouvez tester plusieurs méthodes, ça ne marche pas de la même manière pour chaque personne et pour chaque tâche. Soit vous arrêtez totalement la tâche pour un moment, soit vous pouvez la commencer pour de bon.


J’essayerai de donner plus d’indications pour chaque forme que prend ce problème à l’avenir. En attendant, n’oubliez pas, quand une tâche est trop longue ou trop épuisante, de vous demandez si vous n’avez pas juste l’impression de travailler. Il est très difficile de s’en rendre compte parfois mais plus vous en serez conscient, moins votre cerveau pourra vous jouer ce tour.

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