Arthur : du marketing à l’enseignement, le fondateur du Bon Binôme nous raconte son parcours !

Caroline Averty
May 22, 2018 · 5 min read

Oser Rêver Sa Carrière (ci-après ORSC) : Bonjour Arthur, et merci beaucoup d’avoir accepté cette interview pour Oser Rêver Sa Carrière ! Quel âge as-tu Arthur ?

Bonjour Caroline, je t’en prie, c’est un plaisir. J’ai 31 ans !

ORSC : Tu as fondé « Le Bon Binôme » il y a 3 ans. Peux-tu expliquer à nos lecteurs la vocation de ton entreprise ?

Aider les jeunes à moins travailler… en travaillant mieux ! Non, sans rire, aider les collégiens et lycéens dans leur scolarité en leur donnant de bonnes méthodes de travail. L’objectif est de leur transmettre ces méthodes pour qu’ils deviennent autonomes. Le Bon Binôme a une logique d’accompagnement sur-mesure : on cherche à comprendre l’élève dans son ensemble, au-delà des « symptômes » (une mauvaise note en physique par exemple) : on étudie ses bulletins, ses copies, on échange avec lui pour définir ensemble le meilleur accompagnement. Vous seriez surpris de savoir qu’au lycée, des difficultés en SVT masquent en fait parfois un problème de rédaction en français. :)

ORSC : Avant de créer ta structure, tu as occupé différents postes en Marketing, après un cursus prépa et école de commerce. Que faisais-tu comme métier dans ta première partie de carrière ?

J’ai travaillé en tant que Chef de produit pour différentes marques en grande consommation. Je participais à leur développement sur tous les aspects marketing (prix, communication, innovation etc.). Le pont entre ces premières expériences et le Bon Binôme, c’est mon activité de formateur : j’adore transmettre, je suis donc devenu formateur pour adultes en marketing. L’expérience était passionnante !

ORSC : Quand et comment t’es venue l’envie de changer de métier et de te lancer dans cette aventure ?

J’ai toujours adoré enseigner ; c’est une véritable vocation pour moi. Je donne des cours particuliers depuis que je suis au lycée. Je m’étais toujours dit « l’enseignement, ce sera pour après ». Et puis un jour mon manager, à qui je venais d’expliquer cette passion, m’a convaincu qu’il fallait passer à l’action. J’ai alors quitté mon job et me suis lancé dans l’aventure !

ORSC : « Le Bon Binôme », est-ce que tu dirais que c’est une reconversion, ou plutôt la suite logique dans ton parcours ? En d’autres termes, l’as-tu vécu comme un virage à 180°, ou plutôt comme un tournant naturel dans ta carrière ?

Je parlerai plutôt de suite logique. Dans le sens où le virage à 180°, je l’ai pris quand j’ai commencé la formation pour adultes. Je quittais des fonctions purement commerciales pour la formation, ça c’était assez radical ! A partir de ce moment-là j’étais dans le bain de la transmission, de l’éducation.

Ca me parait important de garder « une prise », comme à l’escalade : je suis passé du marketing à la formation en gardant l’aspect marketing, puis de la formation marketing aux cours particuliers en gardant la transmission.

ORSC : As-tu dû lever des barrières psychologiques pour oser te lancer ?

Pas vraiment car je me suis lancé de manière assez progressive : je suis d’abord devenu indépendant (quand j’étais formateur) donc je suis sorti du statut de salarié, ce qui constitue une barrière importante pour beaucoup de personnes. Ensuite, j’ai eu un super soutien de ma femme, de mes amis, de ma famille, ça aide !

Après, à chaque étape, on se demande si on est prêt et si on a raison de faire ce que l’on fait. Mais je m’aide avec une phrase que j’adore « et au pire du pire, il se passe quoi ? » … on s’aperçoit souvent qu’il ne se passe pas grand-chose 😊.

ORSC : Ce qui me frappe dans ton parcours, c’est que tu as vraiment créée ton métier, en faisant se rencontrer ton expérience, tes aspirations et tes talents. Comment l’idée du Bon Binôme a-t-elle germée ? Et en combien de temps ?

On dit souvent que le bonheur au travail vient du fait d’avoir trouvé un métier qui nous plaise, dans lequel on est bon et duquel des gens ont besoin. J’ai cette chance de l’avoir trouvé.

L’idée du Bon Binôme vient d’un constat et d’une expérience. En 2014, quand j’étais formateur, j’ai recommencé à donner des cours particuliers. En quelques mois, grâce au bouche-à-oreille, je me suis retrouvé à accompagner une dizaine d’élèves. Les parents m’ont appelé pour me dire « c’est fou, non seulement notre enfant progresse mais il reprend goût au travail, comment faites-vous ? ? ». C’est là que l’idée est née. Je me suis dit que j’étais juste très méthodique dans mon approche et passionné, alors pourquoi ne pas monter une équipe de profs ayant le même profil pour accompagner plus d’élèves ?

Après quelques mois à faire mûrir l’idée, j’ai rejoint la BGE, un incubateur, pour structurer mon projet. J’ai laissé quasiment 8 mois entre l’idée et le lancement à proprement parler, en septembre 2015.

ORSC : Aujourd’hui, à quoi ressemblent tes journées ?

A un patchwork ! J’ai trois grandes activités : 1/3 de mon temps est consacré au pilotage de mon activité (analyser les données, identifier les opportunités), 1/3 au management de l’équipe que je passe du temps à former (et de laquelle j’apprends tous les jours !) et 1/3 de RDV extérieurs pour rencontrer des acteurs de l’Education, des partenaires, des investisseurs. Je garde également toujours un élève en soutien scolaire pour rester connecté aux élèves, à leurs parents, et à leurs problématiques et me rappeler ce que c’est que d’être un prof !

ORSC : Ton plus grand bonheur/ta plus grande joie dans cette nouvelle vie professionnelle ?

Recevoir des témoignages d’élèves qui me disent qu’ils n’ont plus peur des maths, qu’ils ont eu leur bac avec mention, qu’ils sont maintenant heureux dans leurs études supérieures, ou qu’ils ont eu la prépa de leurs rêves. C’est ultra gratifiant !

ORSC : Comment imagines-tu la suite ?

Nous avons plein de beaux défis qui nous attendent : continuer à nous faire connaître et lancer de nouveaux services : des stages de préparation au bac par exemple.

ORSC : Un conseil à donner aux personnes souhaitant se reconvertir, et en particulier à celles et ceux qui souhaitent lancer leur business ?

Je reprendrais la phrase de Mark Twain « On ne savait pas que c’était impossible, alors on l’a fait » : il faut foncer. Il faut bien sûr s’appuyer sur des études, des chiffres clés, il faut rencontrer beaucoup de personnes pour confronter vos idées mais un jour il faut sauter !

ORSC : Merci beaucoup Arthur pour cette interview !

Merci Caroline. C’était un plaisir.

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Oser Rêver Sa Carrière

Oser Rêver Sa Carrière accompagne les femmes et les hommes en questionnement professionnel afin de les aider à (re)trouver leur voie, (re)construire une carrière qui leur ressemble et passer à l'action.

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