Découvrez le métier de naturopathe

Avec l’interview de Catherine Borie

Bonjour Catherine, et merci beaucoup d’avoir accepté de participer à cette interview métier !

Bonjour Caroline ! Merci à toi pour cette interview ! Je suis heureuse de pouvoir parler de mon métier.

Catherine, tu exerces le métier de naturopathe. Si tu devais le définir en 3 mots ?

Santé, accompagnement, naturel

Plus précisément : le métier de naturopathe est d’être un éducateur de Santé. Nous accompagnons nos clients pour les aider à rester en santé (ou à retrouver la santé) avec des méthodes naturelles.

On sait que la question du sens est primordiale quand il s’agit de trouver sa voie : pourquoi as-tu choisi ce métier ?

Oui tu as tout à fait raison, d’autant plus lorsqu’on embrasse celui de thérapeute ! J’ai choisi le métier de thérapeute parce que j’aime accompagner et aider les gens à surmonter leurs difficultés.

Et plus particulièrement la naturopathie parce que les questions relatives à la santé naturelle ont toujours été très importantes pour moi. De plus, j’aime l’approche globale, individualisée, causaliste et préventive de la naturopathie.

Comment es-tu arrivée au métier de naturopathe ; quel est ton parcours ?

J’ai exercé pendant 10 ans le métier de commerciale dans la publicité jusqu’à mon burn-out en 2009. C’est notamment grâce à la naturopathie que je m’en suis sortie : j’ai réappris à manger plus sainement et des aliments qui me correspondent, à respirer, à vivre plus sereinement, à mieux dormir… Tellement de choses qu’on devrait nous apprendre à l’école finalement.

Encore en poste, j’ai cherché pendant 1 an une reconversion. Je suis tombée sur les études de naturopathie et j’étais très excitée par tous les domaines que j’allais pouvoir approfondir (nutrition, phyto, aroma, psycho, massage, relaxation…).

Je n’étais pas sûre de pouvoir en faire mon métier mais j’étais convaincue que j’apprendrais beaucoup de choses essentielles à ma vie de tous les jours et à celles de mes proches. J’ai donc quitté mon entreprise pour me lancer dans les études.

Au fil du temps, j’ai affiné : je me suis rendue compte que les problématiques liées au stress et la question du burn-out étaient celles sur lesquelles je faisais mon meilleur travail d’accompagnement. J’ai donc décider de me spécialiser.

Aujourd’hui j’accompagne les personnes qui ont fait un burn-out pour les aider à retrouver de l’énergie et la confiance pour reprendre une activité professionnelle.

Je suis également formatrice (j’ai créé un organisme de formation) spécialisé dans la communication interpersonnelle en situation de stress, mais ça c’est une autre histoire !

Peux-tu nous parler du rôle et des activités d’un.e naturopathe ?

Comme je le disais, notre rôle est d’éduquer et d’individualiser.

Notre objectif est d’aider nos clients à mieux se connaître et qu’ils aient les bases d’une hygiène de vie qui leur corresponde pour être en bonne santé et trouver leur propre équilibre.

Pour y parvenir, lors de la 1ère consultation, nous faisons une anamnèse pour étudier la manière dont la personne « fonctionne ». Nous faisons le point sur son système digestif, son sommeil, son système cardio-vasculaire, son système cutané…

Nous étudions également sa constitution, ses particularités, ses modes de vies, ses préférences… Cela nous permet de définir une cure et surtout de lui donner des conseils individuels en matière d’hygiène de vie.

Nos principaux piliers sont l’alimentation, l’exercice physique, l’hydrothérapie et nous pouvons nous appuyer sur d’autres techniques comme la respiration, la micro-nutrition, l’aromathologie, le massage-bien-être, la reflexologie…

A l’issue de la séance, nous rédigeons un programme d’hygiène vitale qui donnera les premiers conseils à adopter pour atteindre l’objectif assigné au début de la consultation. Lors des consultations suivantes, nous ajustons et poursuivons le travail d’accompagnement.

Une journée ou un semaine type quand on est naturopathe, ça ressemble à quoi ?

Mon exemple n’est pas le plus classique puisque j’ai une double activité.

Toutefois, les naturopathes alternent généralement entre leurs consultations, de la formation continue (ou auto-formation), du réseautage avec des professionnels aux approches complémentaires pour pouvoir orienter leurs clients si besoin et du « marketing » pour se faire connaître.

Chez Oser Rêver Sa Carrière, nous travaillons beaucoup avec nos clients sur l’environnement de travail, qui pour nous est tout aussi important que le métier en lui-même : à quoi ressemble ton environnement de travail ? Et plus largement, quels sont les différents environnements dans lesquels on peut exercer ton métier ?

Pour ma part, je partage mon cabinet avec 2 orthophonistes et un ostéopathe que j’occupe en présentiel 2 jours par semaine.

Pour les personnes qui ne peuvent pas se rendre au cabinet, les consultations peuvent se faire en visio-conférence (à l’exception des 1ères consultations sauf cas de force majeure).

Dans tous les cas, c’est un métier qui demande de la confidentialité. De ce fait, un lieu fermé et sécurisant est absolument nécessaire pour le bon déroulement des séances.

Très souvent, les naturopathes disposent d’une table de massage, d’huiles essentielles, huiles végétales et autres matériels nécessaires à la pratique selon ce qu’il est nécessaire de travailler en séance.

Les séances peuvent aussi se faire au domicile du client.

Même s’il n’y a pas de profil type, j’imagine qu’il y a des compétences ou des qualités importantes quand on est naturopathe. De ton expérience, qu’est-ce qui est important pour exercer ce métier ?

Il faut une grande qualité d’écoute, de l’empathie (à ne pas confondre avec la compassion), être curieux, aimer apprendre tout le temps, être humble (savoir orienter vers d’autres professionnels si besoin), avoir un bon sens critique et être ouvert d’esprit.

Une formation conseillée en particulier ?

Pour ma part, j’ai suivi mes études au CENATHO qui est reconnu pour la qualité de son enseignement et la variété des techniques enseignées. ISUPNAT et EURONATURE sont de très bonnes écoles également. Chaque école a sa spécialité même si le tronc commun est le même.

Dans tous les cas, j’aurai tendance à conseiller les écoles qui préparent au concours fédéral (FENAHMAN).

De quoi les « aspirants » naturopathes doivent-ils avoir connaissance avant de se lancer dans cette voie ? Y-a-t-il des choses importantes à savoir et à prendre en compte lorsqu’on envisage cette profession ?

Les études sont relativement longues et denses. Il y a beaucoup de choses à apprendre. Rien d’impossible toutefois mais cela peut sembler assez vertigineux au départ. Rassurez-vous : quand on est mordu du sujet, tout se passe très bien.

Ce sont des études qui font beaucoup travailler sur soi : sur le parcours, il faut vous attendre à beaucoup de questionnement et de mise en perspective… Elles ne sont pas neutres, à tous les niveaux.

Se lancer n’est pas simple et ce n’est pas un métier dont on vit rapidement. Il faut plusieurs années avant de se faire une clientèle et que le cabinet tourne. Les français ne sont pas habitués à payer de leur poche pour des frais de santé. La naturopathie n’est pas remboursée. Il y a donc un réel frein au départ.

Enfin, les entreprises ne privilégient pas les naturopathes pour faire des interventions (conférences, ateliers ou autre) : je préfère le préciser parce que je sais que de nombreux candidats à la reconversion en naturopathie se disent qu’ils pourront intervenir en entreprise en attendant de se faire une clientèle… et ils sont souvent très déçus.

Est-ce que la réalité du métier correspond à ce que tu avais imaginé ? As-tu eu des surprises lorsque tu as commencé à exercer ?

Oui tout à fait. J’ai le cabinet dont je rêvais : calme et lumineux et mon travail consiste à aider sur des problématiques individuelles et donc différentes à chaque fois, ce que je recherchais. Il n’y a pas de routine et je suis libre d’organiser mon temps comme je le souhaite.

La surprise a plus été d’ordre financière : je pensais que ça décollerait beaucoup plus vite et qu’à partir du moment où j’étais installée, inscrite dans les pages jaunes et que j’avais un site, j’aurai des clients… Non, il faut du temps pour se faire connaître…

Qu’est ce qui t’apporte le plus de satisfaction et de joie dans ton job aujourd’hui ?

Etant spécialisée dans la reprise d’une activité professionnelle après un burn-out, mon plus grand bonheur est d’observer des transformations spectaculaires parfois.

D’une personne fourbue de fatigue, de doutes et de peurs quant à ses capacités à reprendre une activité professionnelle (même après un coaching ou un bilan de compétences) en début d’accompagnement, à celle au bout de quelques séances, dont la mémoire, la concentration, la confiance et l’énergie sont là pour aller de l’avant.

Et qu’est-ce qui au contraire est le plus difficile ou contraignant ?

Aujourd’hui, ce qui est le plus difficile est de me sentir seule parfois face à certaines problématiques. Il n’est pas évident de conseiller un protocole ou d’accompagner des personnes en grande difficulté. Comme tous les professionnels de santé, on se demande toujours si on a fait ce qu’il fallait, si on en a fait trop ou pas assez…

Je conseille donc de faire des groupes d’inter-vision ou de super-vision, meilleur moyen pour échanger et apprendre de ses pairs.

A mes débuts, l’incertitude et la crainte de ne pas faire mon chiffre et donc de ne pas pouvoir payer mes charges était une réelle angoisse. Quand on sort du salariat, ce n’est vraiment pas évident !

Et pour finir, si tu de devais choisir une image représentant ton métier ; )

Merci beaucoup Catherine pour ton temps et toutes ces précieuses information !

Merci à toi ! J’espère que mes réponses aideront les personnes que vous accompagnez à trouver leur vocation !

Retrouvez Catherine Borie sur www.catherineborie.com ou sur la page FB « assurer sans s’épuiser » www.facebook.com/assurersanssepuiser

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