Gérer une période d’essai après un burn-out

Démarrer un nouveau travail salarié suite à une période d’épuisement professionnel (burn-out) n’est pas facile. Entre la crainte de ne pas y arriver (de ne pas être à la hauteur) et son corollaire, le sur-engagement potentiel durant ces quelques mois, il est important de mettre les “warnings” et d’appeler à la vigilance.

L’amorçage d’un nouveau poste salarié impose de traverser la fameuse “période d’essai”, plus ou moins courte selon le secteur et l’entreprise, cristallisant bien des angoisses et des risques suite à un burn-out.

Premier risque : soi-même. Après un épuisement professionnel ayant nécessité une longue période d’arrêt durant laquelle l’épuisé(e) n’a pas travaillé et n’a pu se re-confronter à ses compétences et capacités, la confiance en soi est parfois réduite à peau de chagrin.

Entre la perte de confiance en ses talents, en son endurance et en sa capacité à “tenir” ne serait-ce qu’une journée de travail sans s’effondrer ou se fatiguer pour les 12 prochains mois, un vrai travail de reprise de confiance en soi peut être nécessaire.

Parfois, certaines personnes passeront par le bénévolat qui, nous l’avons déjà dit dans nos colonnes, peut être un véritable sas de pré-retour à l’activité. Si ce n’est pas le cas, il peut être intéressant de se faire accompagner ou de faire un solide point sur ses compétences.

Identifier ses points forts, identifier ce que l’on fait avec plaisir, là où on est bon, ce qui nous met dans le flow, etc, est véritablement utile avant de reprendre une activité.

Cela permet de vérifier la compatibilité de notre choix professionnel au regard de ce que l’on aime faire et de s’assurer de ne pas être en “sur-effort”, et donc en sur-consommation d’énergie.

Cela permet également de “redorer son blason personnel” hélas bien souvent entaché par le burn-out.

Enfin, cela participe d’une dynamique positive non négligeable après une période sombre. Travailler ses compétences et talents n’est donc jamais inutile…

Identifier ses points forts est donc essentiel. Maîtriser ses points faibles l’est tout autant. D’autant plus après un burn-out lorsque l’on envisage de candidater à un nouveau poste.

Que l’on change de secteur ou de métier, identifier ses zones de faiblesse, surtout après un burn-out, est absolument nécessaire. Objectif ? Ne pas “repartir comme en 40”, notamment durant la période d’essai qui est particulièrement à risque en termes de ré-épuisement.

C’est en effet durant ces quelques mois que l’on “fait ses preuves”.

On a, légitimement, envie de se montrer “sous son meilleur jour” et montrer “ce que l’on a dans le ventre” pour reprendre les expressions de nos accompagné(e)s. Pour autant, on est dans une situation juridique bancale et précaire puisque les parties peuvent mettre fin à cette période si elle ne se révèle pas concluante.

Il faut donc parvenir à convaincre pour rester. Convaincre de sa capacité à remplir la mission confiée, de sa capacité à mener à bien les tâches attribuées, de sa capacité à bien s’entendre avec les équipes, de sa capacité de leader si on exerce un poste de management, etc. Bref, sans dire qu’il faut être “au top” 24h/24h (stoppons les injonctions trop fortes), il faut en effet se montrer sous son meilleur angle…On peut avoir tendance à en faire trop : de pas dire non à une demande illégitime, arriver plus tôt le matin et rester plus tard le soir par excès de zèle (vous savez ce que nous pensons du “présentéisme abusif” chez Oser Rêver Sa Carrière…), réduire ses pauses déjeuner, rapporter des dossiers à la maison… Est-ce mal ? Non (on ne peut pas s’en vouloir d’essayer de bien faire) ! Mais cela est risqué. Très risqué même, après un burn-out.

On le sait aujourd’hui, la résistance au stress et la fatigabilité est atténuée après un burn-out. Prendre, ou reprendre, des mauvaises habitudes sur les premières semaines d’un poste, est néfaste. Pour soi d’abord parce qu’il est essentiel de (se) poser des limites et de respecter un certain nombre de garde-fous (et notamment le fait de respecter un équilibre de vie respectueux de son écologie personnelle)… C’est également une mauvaise habitude que vous donnez à l’entreprise qui aura légitimement du mal à comprendre une potentielle baisse de régime post période d’essai.

Conclusion ?

  • Travailler sa reprise d’activité en mettant en places des limites auxquelles on ne dérogera pas ;
  • Prendre des bonnes habitudes dès sa reprise ;
  • Se souvenir de la véritable fonction de la période d’essai : s’essayer sur un nouveau poste. Essayer implique d’être satisfait(e) ou … pas. Il est donc indispensable de ne pas oublier que le contrat peut être rompu des 2 côtés !

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Marina Bourgeois

Marina Bourgeois

www.oser-rever-sa-carriere.com

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