Le burn-out, la petite bête qui monte qui monte…

Et si le burn-out était un animal ?

C’est la question que nous avons posé aux membres du groupe privé Facebook « Burn-out, parlons-en » d’Oser Rêver Sa Carrière et aux participants de la 1ère édition des Samedis du Burn-out du 7 janvier 2017 à l’Open Espace et de la session exceptionnelle de Nantes du 29 mai 2017. Objectif : mieux comprendre le ressenti des personnes concernées et communiquer le plus justement possible sur le sujet, à partir de récits de vie.

Voici leurs réponses :

« Une tique qui pique sans que l’on s’en rende compte puis qui grossit, qui grossit ».

« Je pensais à une sorte de piranha mutant qui continue de te manger même quand il n’y a plus que les os ».

« Un insecte rampant insidieusement et qui vous chope de plein fouet ».

« Une sangsue ou bien une sorte de pieuvre ou de méduse. Un truc qui colle quoi ».

« La gale ».

« Un pou qui vous gratte partout, tout le temps ».

« Un charançon…il se nourrit de toute la sève du palmier …qui s’affaissera mort d une minute à l’autre subitement ».

« Un ours, rapport à l’immense claque ressentie quand j’ai été “frappée” par ce burn out » ; « Un ours qui vous dévore ».

« Une grenouille (dans une casserole) ».

« Le lynx : intelligent, sournois et rapide ».

« Un boa qui vous encercle partout, vous compresse et vous oppresse ».

« L’araignée qui m’a piégé dans sa toile jusqu’à l’épuisement total. Je ne savais plus comment me sortir de ce piège ».

« Termite car cela creuse des galerie des invisible, Ca ronge de l’intérieur et puis tout s’écroule ».

« Le Pou. On ne le sent pas mais il envahit la tête tout doucement et dérange à rendre fou, surtout la nuit. Et c’est dur de s’en débarrasser ».

« Pour moi c’était l’orque. Parce que tu le vois soit à la télé soit dans son gros aquarium, dans son parc aquatique. Donc il ne te concerne pas à première vue. Mais un jour tu sors en mer, tu ne le vois pas arriver, et tu te fais bouffer d’un coup. En plus, il s’accompagne d’un raz de marée qui fait que même s’il ne t’a bouffé qu’à moitié, tu peux encore te noyer…».

« Un lion qui rugit sa colère ».

« Un varan de komodo ».

« Un hérisson isolé et recroquevillé sur lui-même »

« Un moustique. Pourquoi le moustique ? Tout le monde est susceptible de se faire piquer, il peut rendre fou et t’empêcher de dormir pourtant il est minuscule ! Quand tu veux briller, ils arrivent en masse. Et parfois, il tue aussi quand il devient tigre ».

A noter que certains participants n’ont pas pu associer un animal au burn-out et ont préféré se référer à autre chose :

« Je n’arrive pas à le voir comme un animal mais comme une altération de l’instinct de survie ».

« Il faut plutôt chercher dans l’infiniment petit dans le règne animal…quelque chose qui vous ronge de l’intérieur… qui vous immobilise… qui vous vide… si j’osais … je dirais un cancer ».

« Un parasite, sournois, quasi invisible au départ, et qui vous bouffe de partout ».

« Un alien ».

« Une bactérie ou un virus….on croit s’en être débarrasser mais ça se cache parfois trop profondément ».

« Un microbe ou une bactérie ».

« La gangrène ».

« Pas un animal, mais un feu qui vous brûle ».

« Un volcan qui déborde sans prévenir ».

« Virus qui attaque insidieusement de l’intérieur avant de détruire l’hôte… ».

« Un raz-de-marée, un tsunami »

L’infiniment petit a donc été évoqué, reflétant le caractère parfois sournois du burn-out : il arrive sans prévenir et ne vous lâche plus d’une semelle, s’insérant dans le moindre pan de la vie. 
L’infiniment grand a également été mentionné, reflétant le côté gargantuesque du burn-out : ogre dévoreur, il mange tout et happe tel un tsunami.

Ce petit exercice permet d’imager la souffrance inhérente au burn-out et de mettre des mots sur un mal compliqué à expliquer, décrypter et comprendre.

L’ensemble des participants s’est accordé à dire que non seulement les origines du burn-out sont multi-factorielles (professionnelles, mais aussi personnelles. La notion de responsabilité personnelle a été évoqué à plusieurs reprises) mais qu’il n’y a pas un burn-out ressemblant à un autre. La symptomatologie dégagée lors de la 2ème édition des samedis du burn-out montre qu’en effet “à chacun son burn-out’. Un dénominateur commun toutefois : la souffrance.

Si vous vous sentez concerné(e)s par le sujet, n’hésitez pas à rejoindre le groupe privé Facebook “Burn-out, parlons-en”.

Pour en savoir plus sur le burn-out : Marina Bourgeois, Burn-out. Le (me) comprendre & en sortir, 2018.