4–1 : BOT (contraction de robot)

Ce sujet mériterait un livre à lui tout seul. Je le vois comme l’expression d’une nouvelle frontière, un pas important dans la révolution des usages.

Après la fascination des publics pour leurs conversations puis pour leurs usages (1,5 million d’applications sur les stores : Google et Apple), on assiste effectivement à une fin de cycle (75% d’entre elles sont téléchargés moins de 100 fois ou utilisées moins de 3 fois > poubelles). 
Cela ne veut pas dire que ces applications vont disparaître totalement. Elles vont disparaître de nos usages directs. Nous ne serons plus en charge de leur gestion : ce sont les BOT qui s’en chargeront.

Le BOT est une commande simple (c’est la première que l’on apprend quand on commence la programmation : If This Then That : si ça, alors ça).

Nous ne serons plus en charge que du premier « si ça… » ; le reste sera à la charge du BOT !

Un autre chiffre : nous avons en moyenne 26 applications sur nos smartphones, et seulement 5 occupent 90% des 45 minutes que nous leur consacrons par jour. 
Ces 5 applications essentielles préfigurent ce que seront nos PLATEFORMES : des applications simples, capable de commander tous nos usages. 
L’enjeu est maintenant de mettre en conversation nos plateformes avec toutes les autres applications qui pourraient augmenter, améliorer, simplifier et fluidifier nos attentes, nos besoins, nos usages.

Pour le moment, les commandes des BOT sont simples (voir le site IFTTT! Mais l’intelligence artificielle, et la commande vocale risquent de les rendre redoutablement efficaces. Imaginez que vous émettiez le souhait suivant à haut voix :

« Alexa, on dînera à quatre ce soir à la maison avec les “Dubreuil” . Merci de commandez des sushis et le vin blanc qui s’accommode avec ! »
Alexa (la commande vocale d’Amazon) connaît les Dubreuil (ils sont déjà venu diner à la maison) et leur passion pour le thon et le pouilly fumé. 
Elle se chargera de la commande auprès des deux fournisseurs connectés à la plateforme. Elle s’inquiétera juste de l’heure du dîner pour piloter le tout. 
Alexa sait déjà presque faire tout ça… 
(elle ne connaît pas les Dubreuil et leurs goûts, mais pour le reste c’est bon !)

Zuckerberg, lors de sa conférence F8 de mars 2015, a fait part devant tous les développeurs de son intention de devenir, avec Messenger (1,5 million de membres) la plateforme qui saura piloter tous nos usages grâce aux BOTs. Il se propose d’ouvrir un BOTstore qui permettra à tous les développeurs d’imaginer la combinaison des usages et leurs commandes intelligentes (et non pas un AppStore de plus : non, Facebook n’est pas mort !)

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