J’ai mesuré mon niveau de bonheur, et vous devriez faire pareil

La première étape du cours de l’Université de Yale sur le bonheur

Thomas Schmitt
Mar 24 · 4 min read
Photo by Ben White on Unsplash

Mars 2020, je suis enfermé dans mon appartement depuis quelques jours et je cherche comment m’occuper. Comme à mon habitude, je me perds sur les réseaux sociaux. Comment les autres s’occupent-ils ? Comment tirer parti de ce confinement ?

Comme un robot, je descends mon fil d’actualité. Mon regard capte quelques titres, des images, des vidéos. Entre deux memes, mon visage esquisse un léger sourire… puis mon pouce glisse mécaniquement vers le haut. Suivant.

Un cours gratuit vous dîtes ? Vous avez mon attention. Le moi qui aime apprendre de nouvelles choses, mais n’aime pas sortir sa carte bancaire, est intéressé.

Par l’université de Yale ? C’est une grande université ça non ?

Well-Being ? C’est le bien-être ça non ? Moi aussi je veux plus de bien-être !

Ok, vous m’avez eu, je clique.

Bon, c’est en Anglais. Pas grave, ça me fera travailler en peu plus.

Le calcul s’est vite fait dans ma tête :

Les pour :

  • Je cherche des choses à faire de mes journées,
  • C’est gratuit,
  • C’est censé me rendre heureux,
  • Ça ne prend qu’à peu près 1h30 par semaine pendant 10 semaines, donc même après la période de confinement c’est tenable.

Les contre :

  • … rien.

Ok, c’est parti.

Le programme

Laurie, la professeure qui m’accompagne pendant ce cours, me présente en vidéo pourquoi elle a créé ce cours. Selon elle, la psychologie moderne peut nous donner des éléments essentiels sur comment faire des choix plus avisés, vivre une vie plus heureuse et satisfaisante.

Elle m’explique que le cours alterne entre théorie et pratique. Jusque là rien de neuf. Son explication est que la maxime “Le savoir est la moitié de la bataille” est fausse. Le fait de savoir quelque chose n’est pas suffisant pour changer de comportement. La pratique, structurée et constante, est essentielle pour un changement durable. Ok Laurie, je te crois. Viens-en au fait stp.

Après l’introduction et la présentation du cours, je dois faire deux exercices. Et ce sera la fin du programme pour cette semaine.

Des exercices ? Ouais ok, pourquoi pas. J’ai un peu de temps, et ça m’a l’air bien pour le moment. Ok Laurie, je t’écoute, dis-moi ce que je dois faire pour être heureux.

Mesurer son niveau de bonheur

Pardon ?

Mesurer mon bonheur me permet de faire un état des lieux. Comment je me situe actuellement ? Je peux ainsi avoir conscience du chemin qu’il me reste à parcourir pendant ce programme. À la fin du cours, je le referai pour mesurer mon évolution.

Ok ça fait sens. Mais savez-vous comment on mesure son bonheur ?

Laurie m’a proposé plusieurs méthodes. Je vais en garder deux.

La première est de simplement, selon une échelle pré-établie, s’auto-évaluer. Je ne recommande pas cette méthode.

Posez-vous la question : sur une échelle de 1 à 10, à combien suis-je heureux ?

C’est simple, ça ne fonctionne pas. Heureux par rapport à quoi ? Que représente le 10 ? C’est quoi le niveau maximum de bonheur que l’on peut ressentir ? C’est totalement subjectif. Ma perception de la question et de son échelle risque de varier entre aujourd’hui et ma future mesure. Je ne vais pas utiliser cet outil.

Heureusement, Laurie me propose un autre outil. C’est un questionnaire créé par des universitaires qui, justement, faisaient des recherches sur le bonheur.

Répondre à un questionnaire et obtenir un résultat est factuel, je préfère donc cette méthode. Selon moi, elle est plus efficace pour un état des lieux et pour mesurer ma progression.

Si cela vous intéresse, voilà le lien pour répondre au questionnaire PERMA (en anglais, et il faut se créer un compte) : https://www.authentichappiness.sas.upenn.edu/questionnaires/perma

Le questionnaire PERMA vous donnera un score sur les items suivants :

  • Emotions positives
  • Engagement
  • Relations
  • Sens
  • Accomplissement
  • Santé
  • Emotions négatives
  • Se sentir seul
  • Bonheur général

Jouez le jeu, faites le questionnaire et vous remarquerez ce qui crée de la joie et ce qui n’en crée pas.

Pour les curieux, mon score final actuel est de 4.

C’est en évaluant mon niveau de bonheur sur des situations concrètes que j’ai compris où je devais mettre le focus. Voir le résultat final a provoqué un déclic chez moi. Je sais dans quoi je me sens heureux et où je dois encore faire un bout de chemin.

Le résultat se trouvent dans le chemin, pas dans le score final.

Si vous ne devez retenir qu’une chose : répondez au questionnaire.


Cet article fait partie d'un ensemble où je raconte mon expérience du cours "The Science of Well-Being" de l'Université de Yale :1. 👉J'ai mesuré mon niveau de bonheur, et vous devriez faire pareilLa suite est à venir... Abonnez-vous pour ne rien manquer

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