Le design en Permaculture

La permaculture est une méthode de conception d’un lieu ou d’un projet respectant les trois objectifs de l’éthique ci-dessous :

La première phase de cette méthode est l’observation : on observe avant toute chose les besoins des résidents, car de ces besoins dérivent toutes les interventions sur le lieu. On observe également les ressources et les limites du lieu et des personnes qui y passent, ce qui montrera les potentialités existantes et les manques à combler. Après une évaluation sans jugement de nos observations, on crée un design permaculturel en imaginant les différents éléments, leurs liaisons et leur zonage (agencement). Ce design est destiné à satisfaire les besoins identifiés, tout en réduisant au maximum les impacts négatifs de nos activités (pas ou peu de déchets, peu d’apports externes, promotion de la biodiversité…). Le design, une fois implémenté, doit perdurer à très long terme, s’améliorer avec le temps, et se contenter d’une maintenance réduite.


On utilise dans le design un ensemble de principes directeurs, propres à assurer les objectifs initiaux.
 Principes de David HOLMGREN :

  1. Observer et interagir
  2. Collecter et stocker l’énergie
  3. Créer une production
  4. Appliquer l’auto-régulation et accepter la rétroaction
  5. Utiliser et valoriser les services et les ressources renouvelables
  6. Ne pas produire de déchets
  7. Partir des structures d’ensemble pour arriver aux détails
  8. Intégrer plutôt que séparer
  9. Utiliser des solutions à de petites échelles et avec patience
  10. Utiliser et valoriser la diversité
  11. Utiliser les interfaces et valoriser les éléments en bordure
  12. Utiliser le changement et y réagir de manière créative

Principes de Bill MOLLISON :

  1. Travailler avec la nature et non contre elle
  2. Faire les plus grands changements avec l’effort le plus petit
  3. Créer des systèmes petits et intensifs
  4. Le problème est la solution
  5. Chaque élément remplit plusieurs fonctions
  6. Chaque fonction est assurée par plusieurs éléments
  7. Le rendement d’un système est théoriquement illimité
  8. L’emplacement est relatif
  9. Tout jardine

Et on peut en ajouter un autre : Réutiliser l’existant


Pour la géométrie et l’agencement des différents éléments, on utilise autant que possible les motifs naturels ci-dessous. Ces motifs nous permettent d’adopter une forme d’imitation de la nature, car les systèmes naturels, contrairement à la plupart des systèmes industriels, sont résilients, ne produisent pas de déchets, et ont un rendement (et une productivité) exceptionnelle.

Enfin, pour conclure cette synthèse sur le design en permaculture, on soulignera le fait que l’éthique et les principes énoncés s’appliquent à toutes les dimensions du projet (les organisations, le lien à la nature, les finances, l’habitat…), comme l’illustre la fleur permaculturelle ci-dessous.