Aider les enfants à s’épanouir

Les parents et aidants qui parlent, jouent et s’occupent des enfants les aident à devenir des enfants en bonne santé, bien nourris et curieux

Les cinq premières années de la vie d’un enfant sont décisives. Les études montrent que les enfants qui ont suivi un enseignement préscolaire ont plus de chances de réussir à l’école. Pourtant, dans la région de Mopti, au Mali, moins de 2 % d’enfants suivent ce genre de programmes. Pour remédier à ce problème, l’UNICEF et ses partenaires promeuvent le développement de la petite enfance auprès des parents et des aidants.


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Pour les agriculteurs et éleveurs de la brousse et des pitons rocheux du pays Dogon au Mali, les pâtures et les récoltes sont la priorité. Mais le développement cognitif des jeunes enfants prend de l’importance car les parents veulent assurer à leurs enfants le meilleur départ possible dans la vie.

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Dans le petit village agricole de Siby-Siby, Tandou Ouologuem n’a pas les moyens d’acheter des jouets, alors elle joue tout simplement avec des cailloux avec ses jumeaux de quatre ans Housseny (au centre) et Hassana, qui crient de joie à chaque fois qu’ils en attrapent un.

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Les relations parent-enfant sont cruciales dans les premières années de l’enfant. Au cours de séances d’éducation parentale assurées par l’ONG BorneFonden et appuyées par l’UNICEF, Tandou a appris comment jouer avec Mariam Samba, 6 mois, pour leur plus grand plaisir à toutes les deux.

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Décidée à améliorer la vie et l’avenir de ses jumeaux, Tandou marche avec eux jusqu’au centre de développement de la petite enfance de Siby-Siby tous les matins, et les laisse entre de bonnes mains, celles des éducateurs bénévoles. Cette structure appuyée par l’UNICEF a ouvert en 2015.

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Les enfants apprennent l’alphabet, le calcul et des noms d’animaux et de plantes avec Kadidia et d’autres éducateurs bénévoles du centre. Mais ils ont aussi le temps de s’amuser, comme devraient le faire tous les enfants. Housseny (droite) et Hassana font de la balançoire avec Kadidia.

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Kadidia montre à Housseny comment bien se laver les mains à l’eau propre et au savon. Cette pratique est l’une des plus efficaces et des plus économiques pour prévenir la propagation des maladies. Les bonnes pratiques d’hygiène aident les enfants à rester en bonne santé et à se développer.

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Le jeu est une forme essentielle de stimulation qui favorise le développement cognitif, physique, social et émotionnel des enfants. Ici, des petites filles font de la balançoire dans le centre.

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Grâce à l’apprentissage précoce via la stimulation et le jeu, qui permet une meilleure préparation à l’école, les enfants arrivent en primaire prêts à apprendre et à atteindre leur plein potentiel. Kadidia joue avec les jumeaux Housseny (à gauche) et Hassana à un jeu de construction et aux petites voitures.

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La malnutrition peut altérer le développement du cerveau. Elle touche 26 % des enfants en âge préscolaire au Mali. Grâce aux séances d’éducation parentale, Tandou ajoute du lait en poudre, de la pulpe de baobab et du sucre à son porridge. Housseny (à gauche) et Hassana le goûtent.

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Au Mali, seuls 5 % des enfants bénéficient de programmes de développement de la petite enfance (DPE). Beaucoup commencent donc l’école désavantagés. À Songho, non loin, les enfants quittent le centre de DPE ouvert en 2016 ; il ne dispose que de 60 places et il y a déjà une liste d’attente.

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« Avant, il était timide et avait peur des gens », explique Hama à propos de son fils Moussa, 4 ans, qui va au centre de Songho. « À présent, il n’hésite pas à chanter à tue-tête ! Parfois il sait des choses que même son grand frère, qui est en troisième année de primaire, ne sait pas ».
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« Il y a d’innombrables avantages », explique Mama Karambe, le chef du village de Songho, à propos du centre pour la petite enfance. « Tous les enfants qui y viennent sont stimulés et tout le village est heureux. Les parents comprennent l’importance de l’éducation maintenant ».