Des vies en suspens

Les violences en cours au Myanmar continuent d’affecter des enfants et leur communauté

Au Myanmar, les enfants, en particulier ceux vivant dans les régions frontalières, subissent toujours les conséquences de crises persistantes, d’un conflit intercommunautaire et de la discrimination. Dans l’État de Rakhine, les violences intercommunautaires qui ont éclaté en 2012 continuent de dévaster la vie de 120 000 personnes déplacées — essentiellement des femmes et des enfants — vivant dans 40 camps ou sites informels, ou dans des communautés d’accueil.


© UNICEF/UN061821/Brown

Un enfant se promène dans le camp de déplacés de Sin Tet Maw, situé dans l’État de Rakhine, dans l’une des régions les plus pauvres et les plus isolées du Myanmar. Dans cette région, presque 30 % des enfants n’ont pas accès à l’enseignement primaire en raison de la pauvreté, de l’insuffisance des investissements en faveur des établissements scolaires et des enseignants et des restrictions à la liberté de mouvement.

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Des enfants dans le camp de déplacés de Baudupha, où les forces de sécurité empêchent les résidents de s’aventurer au-delà des clôtures du camp. Les déplacés n’ont pas non plus la possibilité de retourner dans leur communauté d’origine, situation qui suscite une vive inquiétude au sein de la communauté internationale.

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Ma Ya Tu, jeune fille bouddhiste de 12 ans, aide sa tante à vendre du poisson sur le marché local à proximité du camp de déplacés de Baudupha. Élevée par sa tante qui n’avait pas les moyens de l’envoyer à l’école, Ma Ya Tu a été scolarisée sur le tard, lorsqu’une école primaire informelle a ouvert ses portes dans la région l’année dernière.

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« Je ne regrette pas l’époque où je ne pouvais pas aller à l’école », confie Ma Ya Tu (deuxième à droite), tandis qu’elle assiste à une leçon avec d’autres élèves dans l’école du camp de Baudupha.

La déscolarisation touche toutes les communautés de l’État de Rakhine et freine le progrès.

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Justin Forsyth, Directeur général adjoint de l’UNICEF, (à gauche) visite une école dans le camp de Baudupha.

« Le Myanmar fait face à un véritable défi : il doit garantir que les enfants de tout le pays, et pas seulement des zones urbaines, bénéficient du développement rapide du pays », a-t-il déclaré.
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« Ma matière préférée, c’est les mathématiques », explique Myo Thein, 10 ans, tandis qu’il fait ses devoirs dans le camp de déplacés de Maw. « Mais quand je serai grand, je veux être médecin pour pouvoir aider les gens. »

Seul problème : il n’y aura aucune école secondaire pour accueillir l’enfant une fois qu’il aura fini le primaire, l’année prochaine.

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Myo Thein (à gauche) prend son repas avec les membres de sa famille, des musulmans de la communauté des Kaman, dans leur abri du camp de déplacés de Tet Maw. Myo Thein n’avait que 6 ans lorsque sa famille a dû fuir son ancienne maison. Aujourd’hui âgé de 10 ans, il est habitué à la vie dans le camp, mais il rêve d’aller au bout de sa scolarité.

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Le camp de Baudupha, qui accueille plus de 6 900 personnes, est peuplé de baraques en bois construites çà et là sur les terres poussiéreuses et vaseuses qui bordent le golfe du Bengale. Assurer un approvisionnement suffisant en eau relève du défi : l’eau potable et l’eau de lavage sont acheminées dans le camp par des canalisations reliées à la communauté d’accueil voisine.

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Une jeune fille s’approvisionne en eau dans le camp de déplacés de Sin Tet Maw. Pendant la saison sèche, de janvier à mai, la ration quotidienne d’eau est parfois limitée à seulement 15 litres par foyer.

« Si les pluies arrivent tard, nous allons avoir un problème », déclare Tun Min Kyaw, responsable du service de gestion de l’eau du camp.
© UNICEF/UN061842/Brown

Des enfants se promènent entre les abris dans le camp de Baudupha.

« Ici, les familles vivent dans une grande précarité », explique Justin Forsyth, de l’UNICEF. « Nous faisons tout notre possible, avec l’aide des équipes de Save the Children et de nombreuses autres organisations, pour mener à bien la mission de l’UNICEF, mais la priorité est de s’attaquer aux racines du problème. »

En savoir plus sur le travail de l’UNICEF au Myanmar

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