5 signes de transformation du monde | Janvier 2019

Lorsque l’on veut conquérir l’univers, il faut y aller par étape.

Je suis Arthur, le fondateur de Planet, un média exclusivement par email dont la mission est d’inspirer et soutenir ceux qui construisent le futur. Nous croyons profondément que l’éducation permet de (re)prendre le pouvoir et nourrit l’émancipation. Chaque semaine, nous donnons à nos lecteurs des idées structurantes sur les grandes révolutions de notre époque, et on laisse ensuite la magie opérer. Voici 5 signaux faibles qu’on leur a écrit en janvier :

1/ La Lune est le huitième continent que les grandes puissances terrestres cherchent à conquérir.

Le 3 janvier, un module chinois a réussi à se poser sur la face cachée de la Lune, restée jusqu’ici inexplorée. Si cette prouesse souligne la montée en puissance de la Chine parmi les grandes puissances spatiales, elle prouve surtout que la Lune, au delà de l’aspect commercial, est un passage obligé pour la conquête de Mars. Un pas de plus pour devenir une espèce multiplanétaire. L’idée paraît alléchante, à condition de ne pas reproduire nos erreurs et de ne pas faire vivre à Mars un nouvel Anthropocène.

2/ L’obsession du client et les règles de la surconsommation peuvent conduire à des situations économiques et écologiques aberrantes.

“Nous voulons créer l’entreprise la plus centrée sur le client comme il n’a jamais existé” — Jeff Bezos, CEO d’Amazon.

Depuis cette phrase prononcée à la création de l’entreprise, Amazon est incontestablement devenu un géant, a inventé un modèle, et propose une expérience client hors du commun. Devant un petit ralentissement de sa croissance en e-commerce, l’entreprise a même décidé de réinvestir dans le brick-and-mortar (librairies AmazonBooks, 4-Stars Store…) pour répondre aux exigences des consommateurs, et a lancé ses propres marques de produits comme AmazonBasics. Tout cela en détruisant 3,2 millions de produits neufs en France en 2018… Bref la relation d’Amazon avec le produit physique est… compliquée.

3/ La quatrième phase de la mondialisation a débuté, et c’est avant tout un défi démocratique et social.

Chaque année, un buzzword ressort du Forum de Davos. Cette année, c’est tombé sur Globalization 4.0. Derrière ce terme, une réalité : un marché mondial de services numériques est né, qui met directement en concurrence les travailleurs des pays en développement et ceux des pays développés, dont la croissance ralentit. Et avec toutes les avancées technologiques en cours (5G, traduction, automatisation des tâches…), le déclassement des travailleurs des pays développés pourrait s’intensifier. Alors comment garder un équilibre économique et social et barrer la route au populisme et au protectionnisme ?

4/ A l’ère numérique, le pouvoir est une affaire d’effet de levier.

Les entreprise numériques ont compris qu’il fallait s’allier avec la multitude, c’est-à-dire considérer le peuple comme une entité marquée par la pluralité, selon la définition de Hobbes. Ce postulat permet de construire un levier avec lequel il est possible d’obtenir plus sans pour autant accroître ses efforts. Un changement de paradigme qui prend racine dans l’un des plus grands affrontements industriels de l’époque moderne entre Nikola Tesla et Thomas Edison.

5/ Le logement est l’une des causes de la fracture grandissante entre rural et urbain.

Notre économie est de plus en plus urbaine, et les emplois à créer se situent majoritairement dans les villes. Le problème, c’est que les travailleurs n’arrivent plus à s’y loger, là où on a pourtant besoin d’eux. Il nous faut donc s’adapter à la nouvelle géographie des emplois, et organiser notre territoire à l’ère numérique afin d’apporter une (des) réponses à la fracture sociale.

Nous méritons un futur que l’on aura choisi.