Des associations pour soutenir les 50+

Quand l’administration et les élus, voilent et masquent la vérité !

Ou du moins, quand personne ne cherche à savoir !

Les quinquas sont boudés par les employeurs, y compris publics, mais en plus, ils sont ignorés par les statistiques. Entre le moment où ils sortent des 24 mois de chômage, s’ils avaient plus de 55 ans, ou 2 enfants à charge et plus de 50 ans, car sinon, c’est seulement 19 mois de chômage… Et ensuite, avant de bénéficier de l’AS (Aide Sociale), ils doivent d’abord “vendre” leurs biens, ceux hérités des parents, de la famille, avant d’y avoir droit, car la fortune doit être limité à 3'200 CHF, ou 10'000 CHF ? Alors évidemment, pour éviter cette honte, on accepte tous les petits boulots, souvent au noir… Et quand enfin, la rente de la retraite arrive, et bien il manque 10 ans de cotisations, ou plus. Et on se retrouve au minimum vieillesse. Tout cela car on a été sagement obéissant, pendant 30 ou 35 ans…

Mais si le senior n’est plus adapté au marché du travail, c’est de sa faute à lui, bien entendu. Comment ! Il ne s’est pas donné la peine de se maintenir formé pour être “moderne” et opérationnel sur les innovations ? Mais quel coupable alors ! Ce n’est bien sûr pas la faute de l’employeur, qui a fait ce qu’il pouvait pour le garder le plus longtemps possible (c’est parfois vrai). Mais après 30 ou 35 ans, impossible de le maintenir à niveau, pour le conserver jusqu’au bout. Alors, courageusement, les entreprises font leurs devoirs, remplissent leurs obligations envers les sociétaires. Ils vont évacuer le boulet, pour le remettre dans les mains de la Société civile, pour en faire ce qu’elle pourra…

Nous, l’entreprise commerciale, on vous le rend. C’est à vous de vous débrouiller avec.
C’est effectivement une sorte de détournement de biens publics, mais ceci dit, c’est tellement pratique, y compris pour les élus et nos élites. Car il reviendra beaucoup moins cher, une fois à la retraite. Et puis, avec une bonne déprime, un divorce, les vieux développent des maladies, et du coup, ils vivent bien moins longtemps, tout en rapportant un max à nos filiales médicales… Que du pain béni finalement!
Tu as 50 ans dans 7 ans, bah, toi, tu feras attention. Cela ne t’arriveras pas !…
Bonne chance aux futurs Quinquas !

Suisse romande:

Association défense intérêts

Organisations ressources ?

TK à compléter

Suisse alémanique:

http://avenir50plus.ch

“Des tonalités plus dures contrastaient avec les associations Workfair50plus et 50etplus Suisse occidentale . Ce dernier a tenté de montrer au Conseil fédéral à quel point la situation était déshonorante et dégradante pour les chômeurs âgés en retraite anticipée forcée. L’ association Avenir50plus Suisse a denouveau réclamé, entre autres, une loi sur la protection contre la discrimination fondée sur l’âge , car les travaux pratiques de quatre ans des partenaires sociaux lors des conférences Age et Marché du travail n’ont apporté aucun résultat. L’association a également insisté sur la mise en œuvre de l’exigence SKOS “Pas de modulation 55plus”.
La directrice de l’association Avenir 50 plus, Heidi Joos, est venue défendre l’emploi des seniors à Berne.

Source: http://www.agefi.com/home/politique/detail/edition/online/article/les-nouvelles-methodes-de-recrutement-ne-sont-pas-toutes-favorables-aux-demandeurs-demploi-plus-ages-486827.html

Chômage des seniors: les algorithmes favorisent le jeunisme

MARDI, 09.04.2019, Maude Bonvin (AGEFI)

Les nouvelles méthodes de recrutement ne sont pas toutes favorables aux demandeurs d’emploi plus âgés.

La directrice de l’association Avenir 50 plus, Heidi Joos, est venue défendre l’emploi des seniors à Berne.

En mars, près de 32.000 personnes de 50 ans et plus se trouvaient au chômage, d’après les chiffres du Secrétariat d’Etat à l’économie (SECO) publiés ce mardi. Elles représentent 28% du total des actifs à la recherche d’un emploi. Les organisations de seniors ont évoqué la problématique de ces travailleurs, début avril, avec le ministre des finances, Guy Parmelin.

Premier constat: en comparaison internationale, la participation de cette tranche d’âge au marché du travail s’avère élevée dans notre pays. Elle a même augmenté, ces vingt dernières années.

Pour le seul mois de mars, le nombre de chômeurs de 50 ans et plus a reculé de 13% par rapport à la même période de 2018. Cette baisse est toutefois un peu moins marquée que celle observée pour l’ensemble des individus à la recherche d’un emploi (-13,9%) et des jeunes (-14,6%). Et, une fois au chômage, ces personnes éprouvent nettement plus de difficultés à réintégrer la vie professionnelle. Ainsi, plus de la moitié des seniors sans emploi sont des chômeurs de longue durée, soit de plus d’une année.

Interdit aux plus de 50 ans

Conséquence: le taux d’aide sociale explose. «Entre 2011 et 2017, le nombre de personnes de plus de 50 ans au bénéfice de cette aide a augmenté de 40%, passant de 38.484 à 54.615», calcule l’organisation Avenir 50 plus. Et seul un affilié sur sept retrouvera un poste fixe.

Selon l’association de défense des seniors, les 45 ans et plus sont aussi plus nombreux à bénéficier de l’AI. En 2017, 74% du total des rentes versées l’ont été à cette tranche d’âge. Et un certain nombre d’entre eux échappent à toute statistique puisqu’ils vivent de leurs propres économies. «L’âge devient de plus en plus un risque de pauvreté», souligne Heidi Joos, directrice de la structure.

Et à ses yeux, la situation sur le marché du travail ne va guère s’améliorer, avec l’arrivée d’algorithmes dans les procédures d’embauches capables de discriminer les candidats en fonction de leur âge. Des agences de placement lui font également part que certains de leurs clients ne souhaitent pas engager d’individus de plus de 50 ans. «Il existe aussi des annonces d’emploi qui stipulent âge maximum 29 ans», déplore la responsable de l’organisation. Selon elle, la part de travailleurs âgés dans les grandes entreprises reste faible en Suisse.

Des abonnés au temps partiel

Autre signe de discrimination? «Le temps partiel». Il est, en effet, plus élevé auprès des 50–64 ans qu’auprès du reste de la population. «Ainsi, l’argument du conseil fédéral qui relie travail à mi-temps à garde d’enfants ne tient pas.» Les femmes de 50 à 64 ans sont particulièrement touchées par ce phénomène. Elles étaient 71%, en 2017, à ne pas œuvrer à 100%. «Ce pourcentage laisse supposer que les femmes peinent à réintégrer le marché du travail, après une interruption professionnelle. Et si elles y parviennent, elles trouvent alors un job précaire qui ne permet souvent pas de cotiser au deuxième pilier», poursuit Heidi Joos.

Pour Avenir 50 plus, la situation actuelle pénalise aussi les seniors en emploi. «Trop d’entre eux restent en place par crainte de ne pas retrouver un nouveau poste. Or, cela nuit à la productivité de l’ensemble des entreprises.»

La loi seule ne suffit pas

Selon l’association, la solution passe par la mise sur pied d’une loi qui condamne la discrimination liée à l’âge sur le marché du travail, sur le modèle de ce qui existe déjà en matière raciale. «Les experts en la matière de l’OCDE ont plusieurs fois rendu attentif le conseil fédéral à propos de ce vide juridique. Et d’autres organisations internationales ont fait de même», explique la directrice. L’organisation exige donc que le gouvernement s’attelle sans tarder à mettre en œuvre cette nouvelle norme. Et cela sans attendre l’initiative populaire lancée l’été passé qui va dans le même sens.

Une loi seule ne suffit toutefois pas. «Il faut la compléter par des campagnes de sensibilisation obligatoires qui combattent les stéréotypes liés à l’âge», ajoute Heidi Joos. L’organisation désire aussi une meilleure prise en charge des seniors à la recherche d’un emploi par les ORP et une aide à la réorientation professionnelle.

Selon le directeur de la fondation Qualife 50+ Eric Etienne, il faut aussi abaisser l’âge minimum pour cotiser à la LPP, voire introduire des mécanismes nouveaux de calculs du taux avec un plafond dès l’âge de 45 ans ou encore favoriser l’usage d’un taux fixe de cotisation dans son plan LPP.

Si plusieurs pistes de solutions sont sur la table, il devient urgent d’agir. Un quart de la population active est, aujourd’hui, âgée de plus de 50 ans. D’ici un an, cette proportion passera à un tiers.